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.. Danbé

Couverture du livre Danbé

Auteur : Aya Cissoko | Marie Desplechin

Date de saisie : 17/11/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Calmann-Lévy, Paris, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-7021-4175-5

GENCOD : 9782702141755

Sorti le : 02/02/2011

Aya Cissoko raconte ses souvenirs d'enfance à Ménilmontant, dans des conditions de vies difficiles. Frappée par une série de deuils familiaux, Aya trouve refuge dans la boxe et devient championne du monde en 2006. A cause d'une blessure, elle doit mettre un terme à sa carrière sportive et étudie aujourd'hui à l'institut d'études politiques. Aya Cissoko sous la plume efficace de Marie Desplechin nous livre un roman poignant.


  • Les présentations des éditeurs : 01/07/2011

«J'aimerais que celle ou celui qui lira ce petit livre mesure ce qu'il a de déchirant. Il est mon au revoir à ceux que je laisse sur le quai. (...) Il est mon au revoir à mon enfance de petite fille noire en collants verts, qui dévale en criant les jardins de Ménilmontant.»

Quand Marie Desplechin rencontre Aya Cissoko, elle est touchée par la singularité de son histoire. Née de parents maliens, Aya a connu une petite enfance habitée de souvenirs délicieux, qui prend fin avec la disparition de son père et de sa petite soeur dans un incendie. Élevée par sa mère dans le respect du danbé, la dignité en malinké, Aya apprend à surmonter les épreuves et trouve dans la boxe un refuge.

AYA CISSOKO
trente et un ans, championne du monde de boxe anglaise en 2006, est aujourd'hui étudiante à l'Institut d'études politiques de Paris.

MARIE DESPLECHIN
a écrit une trentaine de livres pour la jeunesse, et une dizaine pour les plus grands. Elle a publié avec Lydie Violet un récit intitulé La Vie sauve, qui a reçu en 2005 le prix Médicis Essai.



  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 22 juin 2011

Le mot français le mieux à même de rendre compte du sens du terme malinké danbé serait «dignité». «La dignité est la vertu cardinale, le pivot» autour duquel les parents maliens d'Aya Cissoko ont construit l'éducation de leurs enfants...
Pourtant, c'est bien l'élan de la vie qui constitue le moteur de ce parcours qui ne s'affiche jamais comme exemplaire - et, de cela, tire sa force de convictio


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, mai 2011

Aya Cissoko, championne du monde de boxe, raconte son histoire dans un livre plein de dignité, co-écrit avec Marie Desplechin...
râce à la plume de Marie Desplechin et à la sobriété d'Aya, aucun pathos ne traverse le récit de cette trentenaire, aucune acrimonie ne sous-tend le témoignage de cette jeune femme d'origine malienne, fort représentatif et totalement original à la fois.


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 13 février 2011

Il s'agit, à chaque fois, de reprendre sa vie en main et de réinventer des lendemains. Aya Cissoko poursuivra ses études à Sciences-Po, grâce à une bourse, quand elle comprendra qu'elle ne peut plus continuer la boxe. Danbé retrace une poignée d'années, non pas extraordinaires, mais exemplaires. Rien ne tombe du ciel. Tout est à l'arraché. C'est d'autant plus facile sur le ring que c'est difficile dans la vie...
Le récit est traversé par des figures lumineuses et des scènes bouleversantes...
Danbé évite pièges et clichés. Les larmes sont asséchées et les erreurs sont assumées. On ne s'y donne pas le beau rôle, on ne s'y met pas en avant. L'humour se taille un beau chemin, malgré la somme des épreuves subies. L'écriture brille de mille facettes. Marie Desplechin et Aya Cissoko montrent comment il est possible de se projeter vers l'avenir sans effacer le passé. Danbé n'est pas une leçon de vie, mais une leçon pour vivre.


  • Les courts extraits de livres : 01/07/2011

Mon père est un homme longiligne. Dans mon souvenir, il est très grand. Je m'accroche à lui, je lève la tête pour voir son visage. Il est beau. Jacqueline, qui a été la compagne de son ami Maténé, n'aura de cesse de me le répéter dans les années qui suivent. Elle réfléchit, elle dit : «Ton père était vraiment très, très beau.» Mon père est un homme démuni. Il n'a rien, rien de ce qui se possède, rien de ce qui s'hérite, rien de ce qui se gagne. Tout ce qu'il a, c'est beaucoup de mal à trouver du travail. Et quand il en trouve, il le perd. Mon père ne compte dans ses propriétés que des biens immatériels, difficilement négociables. Ainsi, il est élégant. Il pose, sur une photo, à côté de Maténé. Il porte un pantalon à pattes d'éléphant, un imperméable, et tient à la main une sacoche en cuir. Mais encore la valeur de ce bien-là est-elle limitée. L'élégance n'envoie pas les mêmes signes selon qu'elle apparaît sur un corps noir ou sur un corps blanc. Il y a une élégance de l'homme africain, un art de la figure, qui signe aussi son dénuement. Ce n'est pas du tout la même chose, cet imperméable, cette sacoche, selon qu'on apparaît pour noir ou pour blanc, ce que personne ne manque de percevoir, à défaut de le comprendre.

Ils sont là tous les deux, sur la photo, ils ne sont pas en France depuis très longtemps, ils ont quelque chose de fier et de joyeux. Ils sont partis du même village, à la fin des années soixante. Officiellement, mon père a trente ans.
Longtemps, j'ignore comment il arrive en France. Peut-être a-t-il marché ? C'est un mot qu'utilisent mes oncles dans leurs récits. Ils disent : «La marche.» «On a marché.» Aujourd'hui, les hommes remontent à pied depuis le Mali, en passant par la Mauritanie, puis la Libye. Ceux qui le peuvent travaillent en chemin. Ils traversent l'Algérie. Ils entrent en Europe par la Grèce. Ils marchent encore, ils paient un camionneur, et c'est la France. J'imagine aussi parfois qu'un avion se pose à Orly. Mon père en descend. Il tend un passeport au douanier. Un regard, la peau, les cheveux. Il entre. J'ai souvent refait son voyage, je l'ai rêvé, et toujours je m'arrangeais pour qu'il n'ait pas à marcher. Je ne savais pas. Pas vraiment. J'imaginais. J'ai tellement construit et reconstruit notre histoire.
Mon père est venu par la mer. Il lève l'ancre à Dakar. Le bateau le dépose à Marseille. Il remonte jusqu'à Paris, c'est presque simple. Maténé l'accompagne, son ami qui peut être appelé son frère, et pourra un jour être appelé frère de ma mère. Leur périple porte un autre nom. On dit aussi : «L'aventure.» «Faire l'aventure.» Mon père a fait l'aventure, et voilà. Nous sommes des enfants de l'aventure.


  • Le courrier des auteurs : 01/07/2011

Bonjour, je suis Mireille Paolini, je suis directrice littéraire en charge de la non-fiction chez Calmann Lévy et je voudrais vous parler de Danbé, un livre écrit à quatre mains entre Aya Cissoko, une jeune femme qui était boxeuse professionnelle et qui est aujourd'hui à Sciences Po, et Marie Desplechin, qu'on ne présente plus.

Il y a une histoire derrière l'histoire, c'est la rencontre entre Marie Desplechin, une grande plume de la littérature française, et Aya Cissoko. Elles se sont rencontrées à un dîner et elles ont eu envie d'écrire cette histoire ensemble.

La première chose importante dans ce livre c'est le titre, Danbé. Danbé, ça veut dire dignité en Malinké, et c'est le maître mot de l'éducation qu'a reçue Aya, qui est d'origine malienne, qui vient d'une famille modeste. Ses parents sont arrivés du Mali dans les années 80, et leur vie a été marquée par de nombreuses tragédies : le père d'Aya est mort dans un incendie criminel, à Ménilmontant ; et la mère, qui devait rentrer au pays, a décidé de rentrer en France, conte l'avis de sa famille, elle disait que ses enfants étaient nés en France et elle voulait qu'ils soient Français.

Elle a dû travailler avec beaucoup de difficultés pour réussir à faire vivre ses deux enfants ; et toute sa vie elle a répété à Aya qu'il fallait vivre dans le danbé, dans le respect, toujours vivre dans la dignité quel que soit le mauvais sort que pouvait vous apporter la vie.

Aya a décidé, enfant, de faire de la boxe. Sa mère l'avait inscrite pour s'occuper et Aya s'est prise de passion pour la boxe, et elle a réussi à devenir championne du monde. Aujourd'hui elle est étudiante à Sciences Po.

Danbé, c'est donc le récit autobiographique d'une jeune femme dont la vie a été marquée par de nombreuses épreuves et qui pourtant n'a jamais baissé les bras et a refusé le pathos de sa situation.

(Propos recueillis par téléphone)


  • Le courrier des auteurs : 01/07/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je me cherche encore !

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ils sont multiples.

A travers le regard d'une gamine française de Ménilmontant, il aborde le thème de l'exil des parents. Comment faire cohabiter deux cultures à travers le prisme des enfants nés en France et celui des adultes nés là-bas ? Comment se fait la transmission de cet héritage ? Danbé raconte l'intégration, la mort, le lien mère-fille, le sport comme exutoire... Le combat de femmes qui se sont sacrifiées pour élever dans la dignité leurs enfants. C'est un hommage à des figures qui se sont soulevés contre l'injustice... un livre contre le déterminisme et le fatalisme.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«La traduction la plus approchante du malinké Danbé serait le français «dignité». La dignité est la vertu cardinale, le pivot autour duquel ma mère entend articuler notre existence. Sa mère le lui a transmis comme code de conduite. Elle s'y est tenue, nous nous y ferons.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'album The queen is dead des Smiths.
Ne cherchez pas le lien avec le livre, il n'y en a pas !

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ces deux phrases :

- la première pour garder le cap : «La possibilité du bien ne meurt jamais.»

- La seconde pour relativiser : «Ne nous prenons pas au sérieux, il n'y aura aucun survivant» - Alphonse Allais.


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