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.. Les mille et une nuits. Volume 1, Nuits 1 à 327

Couverture du livre Les mille et une nuits. Volume 1, Nuits 1 à 327

Traducteur : Jamel Eddine Bencheick | André Miquel

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Bibliothèque de la Pléiade

Prix : 65.00 €

ISBN : 978-2-07-011403-0

GENCOD : 9782070114030

  • Les présentations des éditeurs : 09/06/2009

Un roi, trompé par son épouse, décide de tuer chaque matin la compagne, toujours renouvelée, de sa nuit. Le royaume est en émoi. Une jeune fille, Shahrâzâd, tente le tout pour le tout. Elle raconte au roi de passionnantes histoires, et elle s'arrange pour que l'apparition de l'aube ne coïncide jamais avec la fin d'un récit. Ainsi, la curiosité du roi est tenue en haleine. Au bout de mille et une nuits, Shahrâzâd se voit reconnaître comme épouse légitime, mère et reine.
Sur la naissance du recueil plane le plus épais mystère. Le premier témoignage connu date du Xe siècle de notre ère. Une chose est sûre : pour les Arabes, le livre est étranger. L'Inde a eu sa part dans l'affaire, et l'Iran semble avoir joué le rôle décisif. Le recueil est anonyme : les Nuits sont une oeuvre de compilation. Leur histoire est donc celle d'une acclimatation assez réussie pour que ces contes puissent figurer dans la panoplie culturelle de l'honnête homme.
Au début du XVIIIe siècle, Antoine Galland découvre le conte de Sindbâd de la Mer. Il apprend qu'il appartient à un ensemble plus vaste et finit par recevoir de Syrie un manuscrit qu'il va traduire à partir de 1704. C'est le texte fondateur de la carrière universelle des Nuits. Le succès est immédiat, considérable, constant. Trois cent et un ans après Galland, Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel proposent une traduction nouvelle, intégrale, appelée à faire date. Elle comptera trois volumes.



  • La revue de presse Clémence Boulouque - Le Figaro du 14 juillet 2005

Ses contes ne s'achèvent pas avec l'aurore. Les histoires de Shéhérazade s'enchâssent les unes dans les autres, Les Mille et Une Nuits ne se laissent pas clore. L'entrée dans la Pléiade de tels récits, dans une nouvelle traduction due à Jamel Eddine Bencheikh et à André Miquel, ainsi que l'album les accompagnant, ce printemps, ne prétend en rien sceller un corpus qui ne peut l'être. Et ces deux artisans le soulignent, qui sont d'une humilité érudite. Tous deux s'inscrivent ainsi dans la grande lignée des passeurs qui ont donné à cette collation de textes ses contours et ses atours mythiques... L'absence d'auteur donne aux Mille et Une Nuits une plasticité dont se sont nourris les siècles passés, notamment pour faire du texte le réceptacle des fantasmes de l'Occident sur l'Orient... Traduction et collation des textes, une affaire essentielle. Pour cette nouvelle entreprise, Miquel et Bencheikh ont choisi l'édition de Bûlâq, qui est la référence suprême dans le monde arabe. S'y adjoindront, dans les deuxième et troisième tomes à venir, les histoires d'Ali Baba et d'Aladin, qui n'appartiennent pas strictement aux Nuits mais que la tradition et les années ont plébiscité. Placés devant les dilemmes du traducteur, André Miquel et Jamel Eddine Bencheikh fournissent une réponse plus qu'admirable. Tous deux ont contourné les aspérités de certaines tournures, propres à l'arabe et à ses conteurs, où les enchaînements logiques font parfois défaut et où les redites, ainsi que de considérables digressions, ne sont pas destinées au public moderne. Ils ont su entendre une voix à la fois de notre époque mais aussi hors du temps. S'il n'est pas question de congédier à jamais le texte de Galland, il faut lire côte à côte les deux versions pour saisir la beauté de ce nouveau travail...


  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 23 juin 2005

Nuit après nuit, Shahrazad a raconté pour sauver sa propre vie et la vie des femmes du royaume ; nuit après nuit, elle a retenu la main du bourreau, en maintenant toujours renouvelé le désir qu'avait le roi Shahriar d'entendre ses mots autant que de connaître son corps. Jusqu'à la mille et unième nuit où, ayant donné un fils à Shahriar, mais surtout, ayant dénoué chez lui le lien funeste entre amour et meurtre, elle a vu la sentence de mort annulée et a été reconnue comme épouse et reine. Avant d'être une histoire qui finit bien, Les Mille et Une Nuits sont d'abord la chronique d'un serial killer, un Barbe-Bleue oriental qui tue les femmes qui ont le malheur de partager sa couche. Comment ce récit terrifiant est-il devenu synonyme de féerie somptueuse, évoquant l'Arabie heureuse, les parfums, les jardins, la beauté, le corps des femmes, et des hommes, et la danse des sept voiles, c'est un des innombrables mystères qui entourent ce texte... Le monde des Mille et Une Nuits est un monde merveilleux, où les frontières entre réalité et illusion sont floues, où l'imagination est à l'origine de tout et où tout lui est permis. Tout se passe, dit André Miquel, comme si le contenu de l'oeuvre s'effaçait «derrière son principe même, celui d'un inépuisable imaginaire»... Cette nouvelle traduction rétablit des passages expurgés par Galland. Celui, par exemple, où trois jeunes filles et un jeune homme se retrouvent nus dans un bassin : «"Mon chéri, comment appelles-tu ça ?", dit-elle en montrant son sexe (...) ­ Ta fente !, s'écrie-t-il. ­Non ! Autrement ! ­ Ton con ! ­ Autrement ! ­ Ta guêpe ! Elle le bat si fort qu'il en a le cou et la nuque défaits (...) ­ Et comment dire, alors ? ­ C'est, répondit-elle, le pur grain de sésame."» Les Nuits évoquent habituellement les jeux amoureux de manière plus métaphorique, mais ces lignes montrent de manière assez convaincante le climat de gaieté, de sensualité et de liberté qu'on retrouve aussi dans les poèmes, en particulier les poèmes d'amour... Le lecteur des Nuits remarque assez vite que, dans cette société des premiers temps de l'islam, il n'y a ni religiosité ni puritanisme. On sent juste, dit Chraïbi, «la coloration monothéiste du Proche-Orient». On voit aussi un certain nombre de thèmes récurrents, comme celui du vieux marchand qui voit sa fin venir et a une conscience aiguë de la précarité de son patrimoine et de l'avenir de sa progéniture, un des «plus émouvants, des plus beaux, et des plus élaborés littérairement», dit Brémond.

Un autre thème revient de manière assez obsessionnelle : celui de la femme qui trompe son mari avec un esclave noir (et ça n'est pas incompatible avec une image extraordinairement positive de la femme dans les Nuits : les femmes y sont le plus souvent fortes, courageuses et astucieuses, parfois perverses mais jamais effacées). Et il y a bien sûr le thème central : «raconter une histoire pour sauver une vie», la sienne ou celle d'un autre, qui reproduit la trame du récit-cadre... Reste le thème de l'amour. Les Nuits ne sont certainement pas un texte érotique, mais l'amour et la passion y tiennent une place centrale qui a été analysée de façon particulièrement juste par Jamel Eddine Bencheikh...


  • Les courts extraits de livres : 09/12/2006

On raconte - mais Dieu est le plus savant, le plus sage, le plus puissant, le plus généreux - qu'il y avait, au temps jadis, il y a bien, bien longtemps, un souverain sassanide qui régnait sur les îles de l'Inde et de la Chine. Il commandait à une forte armée. Une multitude de personnes attachées à son service, d'esclaves et toute une suite se pressaient dans son palais. Deux fils lui étaient nés, tous deux cavaliers accomplis bien que l'avantage restât tout de même à l'aîné, brave d'entre les braves, toujours en expéditions guerrières, auquel nul ne pouvait se frotter sans dommage et qui ne restait jamais sans laver un affront.
Il hérita de la couronne, gouverna ses sujets avec équité et devint très aimé d'eux. Il s'appelait le roi Shâhriyâr. Son jeune frère, le roi Shâh Zamân, avait reçu en dévolu Samarcande d'Iran. Tout allait pour le mieux dans leurs royaumes respectifs sur lesquels ils régnèrent dans la justice durant vingt années. Ils s'épanouirent ainsi dans la plus heureuse des vies. Mais il advint un jour que l'aîné souhaita revoir son jeune frère. Il ordonna à son vizir de l'aller prier de venir le voir. 11 rit réunir de somptueux cadeaux, chevaux aux harnachements garnis d'or et de précieux joyaux, esclaves, belles jeunes filles vierges, étoffes rares. Il écrivit une lettre où il exprimait à son frère le vif désir où il était de le revoir. Il la remit scellée au grand vizir, le chargea d'offrir ces présents au roi son frère et recommanda de faire diligence, «j'écoute et j'obéis», répondit le ministre qui s'apprêta au voyage.

Durant trois jours il fit rassembler bagages et provisions de route. Le quatrième, il prit congé du roi Shâhriyâr et entreprit la traversée de vastes déserts sans prendre de repos ni le jour ni la nuit. Les vassaux du souverain dont il traversait les territoires venaient le saluer, porteurs de présents et de cadeaux d'or et d'argent. Ils le retenaient trois jours et le quatrième l'accompagnaient durant toute une étape avant de prendre congé.


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