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.. L'angle mort

Couverture du livre L'angle mort

Auteur : Véronique Merlier

Date de saisie : 09/06/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Arléa, Paris, France

Collection : 1er Mille

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782869599796

GENCOD : 9782869599796

Sorti le : 01/03/2012

J'ai été très touchée par cette femme qui découvre que son mari est homosexuel après plusieurs années d'une union sans nuage. Le ton est intimiste, les métaphores sensuelles. Les chapitres alternent le point de vue de Cécile et de François : pas de parti pris, pas de victime, mais un tableau qui se découvre par touches impressionnistes.


  • Les présentations des éditeurs : 18/04/2012

- Cécile. Cécile, il faut que je te dise. Sa voix est sourde, étonnamment basse.
- Ces jours où tu n'étais pas là, il s'est passé quelque chose de grave. J'ai eu des relations sexuelles avec des hommes.

Cécile et François forment un jeune couple a priori ordinaire et heureux. Pourtant, depuis le commencement, un angle mort borne leur vie commune. L'été où meurt sa grand-mère, François bascule et passe à l'acte. Bouleversée par l'aveu de son mari, Cécile ne cesse pas de l'aimer. Elle veut comprendre. Mais peut-être n'y a-t-il rien à comprendre. Peut-être y aura-t-il toujours une part invisible : un angle mort.

Véronique Merlier vit en région parisienne. L'angle mort est son premier roman.


  • Les courts extraits de livres : 18/04/2012

C'est la fin de l'été et elle ne voit pas venir l'orage, le ciel lourd, la nuit en plein jour. Elle ne sent pas la douceur trop mûre de l'air, le vent à l'odeur de terre mouillée.
Le train s'arrête en gare dans un long crissement. Elle vérifie qu'elle a bien tous ses sacs, elle fait passer Pierre devant elle, puis le prend dans ses bras au moment de descendre. Il lui réclame le bouquet qu'il a fait juste avant de partir ; elle extirpe de sa poche une poignée molle d'herbes et de fleurs jaunes qu'il saisit avec satisfaction.
Comme d'habitude, elle est contente de rentrer, de retrouver sa place, sa maison. Elle regarde au loin, elle avance sur le quai, Pierre lui tire le poignet, sautille, trébuche, balance son sac à dos d'une épaule sur l'autre. Elle a les pieds un peu lourds dans ses sandales, les cheveux sont humides sur sa nuque. Elle avance, des odeurs de ville lui arrivent, elle réapprend la pesanteur, le bruit des escaliers mécaniques, des chariots où l'on entasse le linge des trains couchettes. Elle avance sur le quai, elle pense déjà à la grande lessive qu'il faudra faire, à la pile de courrier qui l'attend. Elle pense à la maison, aux places vides sur les étagères qu'elle va remplir, pour que tout soit bien, à sa place. Retrouver l'odeur de cire et l'ombre humide de l'escalier, revoir l'arbre de la cour, sur le côté de la fenêtre.

Elle aime ces jours de fin d'été. Ces moments où la lumière de l'après-midi a quelque chose de déchirant et réveille des odeurs de feuilles et d'herbes sèches. Elle a souvent essayé de prendre des photos de cette lumière-là, mais ça ne donne jamais rien, ça fuit, c'est juste dans l'instant.

Elle sait que François sera là, elle n'est pas inquiète. Avant, tout au début, elle avait peur. Peur qu'il ait oublié, qu'il soit parti, peur de ne jamais plus le revoir. C'était il y a longtemps, mais le souvenir de cette peur lui revient ; elle sent encore l'odeur du plastique échauffé, l'air qui entre par grandes bouffées brûlantes dans le wagon qui tressaute, qui décoiffe la belle natte compliquée qu'elle avait pris tant de temps à faire. C'était la première fois où ils avaient été séparés plusieurs semaines, où ils allaient se retrouver, seuls dans une maison vide. Elle tremblait d'excitation ; elle allait le voir, plus rien d'autre n'existait, elle lui avait répété dix fois l'heure d'arrivée du train : dix-sept heures trente-six, allez, allez, fouette cocher, plus vite, je n'en peux plus. Il l'attend sur le parking, les mains sur les hanches, elle se souvient. Il voit le train arriver, elle descend, elle a chaud, elle veut être dans ses bras. Il vient vers elle, elle l'embrasse fort, à bouche que veux-tu, et elle sent que pour lui c'est trop. Cela ne la surprend pas, elle sait déjà qu'il est comme ça, qu'il faut y aller doucement, ne pas faire l'ogresse, la gloutonne.


  • Le courrier des auteurs : 22/04/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis une femme ; mais une femme «poupée russe» qui a encore en elle l'adolescente exaltée et pleine de questions, et la petite fille qui rit aux éclats et trépigne d'impatience !

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Il s'agit du basculement d'un jeune couple apparemment heureux : un été, l'homme décide de vivre son homosexualité, qu'il avait jusque là tue aux autres et à lui-même. Sa femme est bouleversée, mais continue de l'aimer.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«C'est la fin de l'été et elle ne voit pas venir l'orage, le ciel lourd, la nuit en plein jour.» p.13

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Les «Variations Goldberg» de Bach, pour leur mélancolie et leur netteté.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'émotion devant le basculement, la révélation, la certitude que rien ne sera plus comme avant. Et le long chemin d'acceptation de la réalité qu'on peut faire ensuite.


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