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.. Sombre dimanche

Couverture du livre Sombre dimanche

Auteur : Alice Zeniter

Date de saisie : 12/07/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans français

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782226245175

GENCOD : 9782226245175

Sorti le : 03/01/2013

  • Les présentations des éditeurs : 23/01/2013

Les Mandy habitent de génération en génération la même maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest. Le jeune Imre grandit dans un univers mélancolique de non-dits et de secrets où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l'effondrement de l'URSS, qui fait entrer dans la vie d'Imre les sex-shops, une jeune Allemande et une certaine idée de l'Ouest et d'un bonheur qui n'est pas pour lui.
Roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et de nostalgie, Sombre dimanche confirme le talent d'Alice Zeniter, révélée par Jusque dans nos bras.

Alice Zeniter a 26 ans. Normalienne, elle est désormais en thèse d'études théâtrales à la Sorbonne nouvelle. Elle a vécu plusieurs années en Hongrie où elle a entre autres enseigné le français et bu du vin chaud pendant l'hiver.
Elle écrit aussi pour le théâtre {Spécimens humains avec monstres, pièce lauréate de l'aide à la création du Centre National de Théâtre en 2010), a collaboré à plusieurs mises en scène de la compagnie Pandora et travaille comme dramaturge et auteur pour la compagnie Kobal't.
Deux moins un égal zéro, son premier livre publié à 16 ans aux Éditions du Petit Véhicule et à présent introuvable, lui a valu le Prix littéraire de la ville de Caen.
Jusque dans nos bras, son premier roman paru en 2010, a été récompensé par le Prix littéraire de la Porte dorée la même année puis par le Prix de la Fondation Laurence Trân l'année suivante. Il est disponible au Livre de poche depuis un an.


  • Les livres, le web et les mdia : 11/07/2013

Alice Zeniter répond aux questions de Jean Morzadec, devant la caméra d'Olek Yaromova...



  • La revue de presse Dominique Quinio - La Croix du 3 juillet 2013

Le lecteur vit avec les personnages la chute du mur de Berlin et les espoirs qu'elle soulève. Hélas, les lendemains démocratiques ne chantent guère. Et le sentiment de n'être pas compris, d'être observé comme une contrée étrange, persiste. On ne peut s'empêcher de penser à Sandor Maraï, écrivain hongrois des premières années du siècle dernier, qui lui aussi détectait cette condescendance occidentale, «cette bienveillance des grandes nations pour les enfants des petites nations», bienveillance à la limite du mépris...
Le roman d'Alice Zeniter a raflé plusieurs prix littéraires, pas forcément les plus prestigieux mais ceux qui disent l'appétit d'un public lecteur. L'écriture simple, économe en mots et en effets de style, donne au livre sa force d'attraction. Elle laisse ainsi toute sa place à l'histoire de ses personnages et à l'étrangeté du décor planté.


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 20 janvier 2013

Le 39e Prix du Livre Inter a été attribué lundi à Alice Zeniter pour Sombre dimanche, publié chez Albin Michel. La romancière de 26 ans retrace, sur plusieurs générations, l'histoire d'un pays et d'un clan...
L'auteur entremêle parfaitement le majuscule et le minuscule. Le grand-père et sa colère, le père et ses silences, la fille et sa fragilité, le fils et ses frustrations. Les changements en Hongrie n'amènent pas de changements dans leurs vies. "Ceux qui ne sont pas satisfaits émigrent, disait le grand-père. C'est bien. C'est mieux. Avant ils se pendaient. C'était l'émigration à la hongroise." Sombre Dimanche raconte l'histoire d'un pays et le quotidien d'une famille. Les rêves voraces, les réalités tenaces. On n'oubliera pas le fils rentrant à la maison au bord des rails et découvrant le père et la fille en train de fumer des cigarettes dans le jardin triangulaire : deux petits points rouges dans la nuit.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, mars 2013

Sur fond d'occupation russe puis de fin du communisme, Alice Zeniter décrit, dans Sombre dimanche, les servitudes et les rêves d'une famille hongroise haute en couleur...
Romancière déjà très agile et assurée, Alice Zeniter fait évoluer des personnages attachants qui bataillent avec la colère, la tristesse et la frustration. Très douée pour associer une petite musique intime aux grondements de l'Histoire, l'auteure de Jusque dans nos bras (Albin Michel, 2010, repris en Livre de poche) ouvre grand la porte sur un pays tourmenté qu'elle peint avec tendresse et réalisme.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, février 2013

Son roman entrecroise habilement et à un rythme soutenu les époques : la guerre, la chape stalinienne, la chute du communisme. La jeune romancière (26 ans) met en écho les illusions (politiques, idéologiques, sentimentales) et les déceptions de personnages grevés par la fatalité.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 13 février 2013

Avec maîtrise, sans aucun pathos et en jouant habilement de la chronologie, Alice Zeniter dresse une fascinante saga. Aucun des Mandy n'a choisi sa vie, pas plus que le pays ne semble avoir jamais maîtrisé son destin. Mais s'ils sont juste traversés par l'Histoire et leurs pauvres histoires, leurs pauvres rites, ces quatre-là se dressent au milieu du vide, de l'absence et de la fatigue d'exister avec une sublime mélancolie. Tels des errants de Giacometti.


  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 10 janvier 2013

Il y a presque trois ans, Jusque dans nos bras (Albin Michel, 2010) jouait sur ses mots, sur nos bons sentiments et sur la génération de son auteur (née en 1986). Evidemment douée, un (bon) brin agaçante, Alice Zeniter surprenait déjà par sa maturité et son habileté à jongler avec les discours et l'air du temps. On attendait la suite avec impatience...
La jeune femme a énormément gagné en technique (franchement, que trouve-t-on à redire, ici ?), elle affiche des progrès saisissants... mais dans une tout autre direction que celle qu'elle semblait prendre.


  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 3 janvier 2013

Littérature étrangère made in France, échappée belle. Tentative de constitution d'un univers mental allophyle. Non pas re/constitution patho-historique comme un film en costumes. Peu ou pas de pittoresque, plasticité des détails. «Imre pouvait entendre la voix du grand-père lui parvenir depuis l'extrême pointe du jardin triangulaire» : dès la première phrase, écriture du corps dans l'espace, pétri de sons, échos, géométrie des distances. On sait exactement en quel point du cerveau on se trouve...
Voilà la partition donnée du livre : une vie qui s'écoule ensommeillée, assoupie sous l'Histoire, grommelant à demi-consciente, puisque le Mur tombera, que Imre deviendra capitaliste dans un sex-shop, que sa soeur avortera, sa mère mourra, que tout changera sans que rien ne change jamais pour lui...
Sombre Dimanche applique avec rigueur son programme de défaillance et d'effacement, dont la moralité revient une fois de plus à l'aïeul : «Je croyais quand j'étais plus jeune qu'en vieillissant on arrivait à la sagesse mais c'est des conneries. On n'arrive à rien qu'à vieillir.»


  • Les courts extraits de livres : 23/01/2013

Sombre dimanche

Sombre dimanche,
Les bras chargés de fleurs blanches,
Un dimanche matin, poursuivant mes chimères,
La charrette de ma tristesse est revenue sans toi...

Imre pouvait entendre la voix du grand-père lui parvenir depuis l'extrême pointe du jardin triangulaire. Il n'avait pas besoin d'écouter la manière dont les consonnes disparaissaient dans le chant pâteux pour savoir que le vieil homme était ivre. Il beuglait la chanson avec une férocité peu commune.

Et depuis cet instant tous mes dimanches sont tristes. Les larmes sont ma seule boisson, la tristesse est mon seul pain...

La voix se mêlait au bruit du grand râteau. On entendait des coups sourds quand le grand-père heurtait la barrière avec la tête de l'outil, encore et encore. Le choc devait vibrer dans tout son corps, faire résonner sa colonne vertébrale tordue. Elle traversait son dos en diagonale comme une route qui prendrait un détour. La jambe morte du grand-père, celle qu'il traînait derrière lui avec peine, avait déséquilibré sa démarche jusqu'à imposer une pliure au chemin de ses vertèbres. Chaque activité physique causait au vieil homme des douleurs lancinantes. Mais il refusait d'arrêter de ratisser.

Les larmes sont ma seule boisson...

Le grand-père criait plus fort, et ce vers résonnait étrangement dans la bouche d'un homme que la palinka poussait à chanter. Imre savait que le grand-père en avait rangé une bouteille dans la poche arrière de son pantalon au moment de sortir dans le jardin. Une longue bouteille tubulaire, semblable à un produit cosmétique plus qu'à un flacon d'alcool.
Imre connaissait bien l'eau-de-vie du grand-père. Quelques mois auparavant, il avait ouvert la bouteille pour sentir et l'odeur lui avait brûlé l'intérieur des narines. Elle était pharmaceutique, brutale, elle remontait dans le nez en rongeant les muqueuses, en les cautérisant. Imre n'avait trouvé aucun lien entre les dessins d'abricots ronds et dorés qui décoraient la bouteille et cette senteur d'hôpital. La déception avait été violente.


  • Le courrier des auteurs : 23/01/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Alice Zeniter. Je me demande toujours quand je pourrai ajouter «écrivain» sans me sentir vaguement menteuse ou poseuse. Peut-être jamais.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Je voulais tresser ensemble plusieurs thèmes : la famille et ses secrets, l'histoire et ses violences, l'amour et ses affres, l'amitié et ses rêves. Disons que s'il fallait résumer l'idée qui sous-tend le livre, ce serait quelque chose comme : «Mon Dieu ce qu'une vie humaine peut être riche et insignifiante tout à la fois».

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Tout ce que je vois, c'est que les années ont passé et que les années passées sont des années mortes.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le livre porte déjà le titre d'une chanson hongroise dont la légende dit qu'elle fut longtemps interdite parce qu'elle provoquait des vagues de suicide. Et il se termine sur une autre chanson populaire hongroise, belle et triste. Ce serait un de ces deux morceaux.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le livre. C'est vraiment un objet qui s'offre au partage. Et il faut que l'écrivain l'accepte : le livre appartient à celui qui le lit autant qu'à celui qui l'écrit.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Non. Et chaque fois que j'entends un écrivain répondre «oui» à cette question, j'ai honte d'être aussi désorganisée.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je ne sais pas. J'observe. Il existe des multitudes de petites choses dans la vie de tous les jours qui me marquent. Je pense cent fois par jour «Tiens... ça, dans un livre, ça pourrait...». Mais au bout du compte je ne sais toujours pas pourquoi certaines de ces choses restent et prennent racines alors que j'oublie les autres.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
J'ai commencé à écrire très tôt. Des poèmes sur les fleurs et les chevaux, puis des romans plus que semi-plagiés avec ma grande soeur. J'avais sept ans et je me promettais qu'à quinze ans je serai écrivain. Quelqu'un qui n'a pas publié à quinze ans, pensais-je à l'époque, est quelqu'un qui n'écrira jamais. Il faut dire que du haut de mon CE2, quinze ans, ça paraissait très loin.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que
lectrice) ?

Il y en a eu beaucoup. Je lisais énormément. Trois ou quatre livres par semaine. J'ai perdu ce rythme-là depuis longtemps. Depuis Internet. J'aimais lire d'énormes livres pour impressionner les adultes : «les Trois mousquetaires», le cycle des «Rougon-Macquart»... Encore aujourd'hui je relirais sans me lasser les aventures de Denise dans «Au bonheur des Dames». Et puis je lisais aussi des livres jeunesse. «Virus LIV 3» qui est une sorte de «Farenheit 451» pour petits a probablement été le livre de mes douze ans. Quoi d'autre ? «Le Capitaine Fracasse» qui marque le début de mon amour du théâtre, «les Misérables» parce que j'étais amoureuse d'Enjolras, «le Seigneur des anneaux» qui est peut-être le livre que je l'ai plus lu. À moins que ce ne soit «l'Histoire sans fin». J'ai idolâtré «l'Histoire sans fin».

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Non. Et je crois qu'il est très compliqué de savoir quelle place ils occupent dans le tissu social et à quel point leur fonction est déterminable, explicable, leur intérêt quantifiable. C'est pour cela qu'ils disparaissent mais de manière très lente. Peut-être même qu'ils vont survivre aux abeilles.


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