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.. Nouons-nous

Couverture du livre Nouons-nous

Auteur : Emmanuelle Pagano

Date de saisie : 19/12/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Fiction

Prix : 16.00 €

ISBN : 9782818019542

GENCOD : 9782818019542

Sorti le : 30/10/2013

Sur le thème du lien à l'autre, notamment amoureux, Emmanuelle Pagano nous fait entendre, sous forme essentiellement de fragments, une multitude de voix qui disent sans psychologie aucune, les plaisirs du quotidien, l'attente amoureuse, le désarroi de la solitude. Par delà la diversité de ces voix une sorte d'unité se dégage de l'ensemble, dans laquelle on se reconnaît pour s'être noué à autrui.


  • Les présentations des éditeurs : 01/10/2013

L'amour plus des copeaux de bois, du produit pour les vitres, une clochette, du shampoing, des oiseaux, des écharpes, des appareils photos, des ponts, des cordes, un vélo, des instruments de musique, une canne à pêche, des brosses à cheveux, des fusils de chasse, des livres, des gélules, du carton, des lampes, des agates, des élastiques, une malle, des fruits, des lentilles de contact, des échantillons, des bateaux, des pansements, de la peinture, des arbres, des agendas, un mouchoir en tissu, du liquide vaisselle, des box, du scotch, des ballons, du savon, des soldes, une mouillette, des connexions internet, des marées, des archives, des paquets cadeaux, une pince à épiler, du mica, des mains courantes, des trams, un faon, des maquettes, un vaporisateur d'eau, des cours de médecine, des montres, des coussins brodés, des plumes, des clés, un chat, du sel, des écorces, des poupées, une émeraude, des avions, un foulard, des fleurs, des manèges, des téléphones, des crayons de couleurs, des boîtes aux lettres, une fève, des tatouages, des télés, des cartes, des miroirs, un kit de couture, des mathématiques, des chaussures, des poissons, des valises, des jeux de société, un éboulis de pierre, des bouchons auriculaires, des carnets, des bocaux en verre, des calendriers, des pantins, une table de mixage, des grains de sable, du yoga, des poids en laiton, des éclairages automatiques, un aspirateur, des trains, des fagots, des éoliennes, des insectes, et une pelote de fil.



  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 6 novvembre 2013

Son magnifique dernier roman, Un renard à mains nues, nous laissait sur le bord d'une route dangereuse mais pleine de promesses. Depuis, nous attendions qu'elle repasse nous prendre, pour un bout de chemin ensemble. La revoilà, toujours endurante, sûre et sensible. Emmanuelle Pagano fait partie de ces êtres délicats, à vif, en quête de l'émotion juste, dont les écrits comblent toujours plus...
Chaque séquence tient du mantra qu'on a envie d'apprendre par coeur, pour se sentir accompagné. C'est cela, Emmanuelle Pagano est une accompagnatrice.


  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 31 octobre 2013

Ce sont à chaque fois comme des témoignages. De très courts récits à la première personne glanés dans le champ amoureux. Emmanuelle Pagano s'ouvre aux hasards des rencontres. Aux énervements du désir, aux grands calmes de la paix trouvée à deux. Elle traverse les silences pesants. S'arrête aux ruptures, aux séparations, aux abandons. Il y a ceux qui se quittent parce qu'ils ne comprennent plus ce qui leur arrive. Qui réalisent qu'ils ont fait fausse route. Il y a ceux qui restent malgré tout. Et aussi ceux qui meurent. Paroles de femmes et d'hommes. Chaque texte est une confidence, un secret de chiffon, déplié, révélé. Une presque-honte tant les faits sont intimes, tant ils sont minuscules...
" Ce n'est pas seulement besoin de tendresse, c'est aussi besoin d'être tendre pour l'autre : nous nous enfermons dans une bonté mutuelle, nous nous maternons réciproquement ; nous revenons à la racine de toute relation, là où besoin et désir se joignent ", écrivait Roland Barthes dans ses Fragments d'un discours amoureux (Seuil, 1977). Essai de cheminements dans la broussaille du sentiment. Emmanuelle Pagano se retrouve dans un semblable exercice d'exploration. Mais elle se tient sur le versant de la sensation. Elle donne chair au langage.


  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 10 octobre 2013

Au début, on croit que c'est une femme qui évoque un homme, en alternance avec l'homme qui parle de la femme. Comment ils se sont rencontrés, parfois quittés, couleurs et odeurs, gestes et observations : «sous la douche, l'eau tombante redessine sa colonne vertébrale» - ou misères de la vie quotidienne. Mais on s'aperçoit vite qu'il y a aussi des femmes entre elles, des hommes en couple, avec enfants, pas d'enfants, des jeunes, des vieux...
Le titre ne ment pas. Ce n'est pas un inventaire des lieux érotiques, un dénouement, une -logie, sémio ou psycho. Au contraire, c'est la confusion, on est les uns sur les autres, l'écriture, la mémoire, le fantasme, le banal tout ensemble. Et ce n'est pas triste. Certains moments confinent au rêve...
Pagano cherche à saisir comment l'amour (pas le désir, ce discours des années 70, mais plutôt le lien), imbibe la matière quotidienne, comment l'un rentre dans l'autre («j'ai cru qu'il était près de moi, que sa main était dans ma nuque»)...


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 6 octobre 2013

Elle n'a pas intitulé son recueil de fragments : "Aimons-nous". Se nouer et s'aimer ne marchent pas forcément de concert. On peut se nouer sans s'aimer, s'aimer sans se nouer, se dénouer et s'aimer. Ainsi va la vie des hommes et des femmes, depuis la nuit des temps. Alors "nouons-nous" car il s'agit de l'amour ordinaire. C'est concret. C'est banal. C'est ambigu. L'écriture saisit au lasso un moment essentiel du quotidien pour rapporter un bout de corps sentimental...
On assiste à une agonie de battements de coeur ou à l'envol d'une rencontre à un moment perdu. Emmanuelle Pagano écrit de manière directe. Petites fléchettes au coeur de la cible...
Ça va marcher, ça ne va pas marcher. Entre eux, c'est entre eux deux. Une alchimie inconnue. On peut devenir autre sous le regard de l'autre


  • Les courts extraits de livres : 01/10/2013

Au réveil, j'entends des petites bêtes marcher sur un morceau de tissu invisible, tendu tout près de mon oreille, tendu entre lui et moi. Entre lui et moi, juste la place d'un tissu tendu comme du papier. J'ouvre les yeux, il fait presque jour, il gratte sa barbe naissante. Les bruits minuscules s'arrêtent lorsqu'il me sourit. Sa main quitte sa joue pour venir sur la mienne.

*

Il y a longtemps sans elle maintenant. Je commence à m'habituer à la solitude, à la petite tristesse de sept heures du soir.

*

Mes parents avaient un verger qui était leur grande fierté et qui prenait tout leur temps libre. Ils s'en occupaient tôt avant d'aller au travail, dès qu'ils en rentraient, et parfois même après le dîner. Nous en profitions pour nous fréquenter en cachette, dans ma chambre. Je pouvais voir le verger de ma fenêtre, je vérifiais l'avancée des travaux de jardinage de mes parents entre deux longs baisers. Les arbres étaient parfaitement alignés, presque rangés. Chaque arbre portait les fruits qui correspondaient à son nom, sans erreur possible, dans un ordre au cordeau, cerisiers, pommiers, abricotiers, puis devant eux, poiriers, figuiers et pruniers, et devant eux encore, tout près de ma fenêtre, les rangées des arbustes, soutenus par des tuteurs et des fils de fer. Les milliers de framboises, de myrtilles, de groseilles, parfumaient mes matins tardifs lorsque j'aérais ma chambre à la demande quotidienne et pressante de ma mère. Je me moquais de mes parents et de leur rigueur à toute épreuve, ils auraient bien été capables de faire leurs plantations par ordre alphabétique. Mais pendant que nous riions d'eux, à la faveur d'un câlin trop long, mon père nous a surpris, l'a chassé, m'a punie. Consignée dans ma chambre, en plein mois d'août, pensive à ma fenêtre, je rêvassais en regardant le verger. J'espérais qu'il viendrait me délivrer. Il est venu la nuit suivante. J'ai entendu des bruits de branches. Il faisait très chaud, cela m'avait donné un prétexte pour laisser la fenêtre ouverte. Je le voyais trafiquer dans les arbres torse nu. Il n'était pas seul. Il m'a fait signe de me recoucher en m'envoyant un baiser, de loin. Déçue je me suis remise au lit. Aux premières lumières du matin, je me suis précipitée à la fenêtre. Mon père était déjà au verger, immobilisé devant la métamorphose de ses fruitiers. Aux pêchers il y avait des poires, aux poiriers des abricots, lesquels avaient été remplacés par des prunes, aux pruniers se balançaient des figues fraîches. Il avait travaillé à sa petite vengeance toute la nuit, avec l'aide de ses nombreux copains. Ils avaient cueilli tous les fruits et, chaque queue patiemment nouée à du fil de pêche, ils les avaient changés de place.


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