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est allée très loin dans ses souvenirs

.. S'abandonner à vivre

Couverture du livre S'abandonner à vivre

Auteur : Sylvain Tesson

Date de saisie : 21/02/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.90 €

ISBN : 978-2-07-014424-2

GENCOD : 9782070144242

Sorti le : 02/01/2014

  • Les présentations des éditeurs : 11/02/2014

Devant les coups du sort il n'y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l'on fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s'abandonne à vivre. C'est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au ht.

Sylvain Tesson a notamment publié aux Editions Gallimard Une vie à coucher dehors (prix Concourt de la nouvelle, 2009) et Dans les forêts de Sibérie (prix Médicis essai, 2011).


  • Les livres, le web et les mdia : 27/02/2014

Sylvain Tesson filmé par Ariane Pick pour Lecteurs.com



  • La revue de presse Jérôme Dupuis - L'Express, février 2014

Sylvain Tesson donne des nouvelles. Une belle invitation aux voyages : des grands espaces russes aux courbes féminines...
Toutes ces brèves nouvelles racontent l'aspiration des hommes à s'élever audessus de leur condition d'urbains ventripotents. Sommets perdus, marches nocturnes, plongée en apnée, sexe, tout plutôt que de finir cadre dans un bureau. Et puis il y a les femmes, très présentes dans ces pages...
L'écriture est solide, souvent brillante, irriguée par de nombreuses lectures (Cioran, Dostoïevski...), portée par un art consommé de la chute, qui fait parfois songer au K de Buzzati.


  • La revue de presse Florence Bouchy - Le Monde du 13 février 2014

Vives et jamais dupes des " leçons de vie " qu'elles semblent vouloir donner, les nouvelles de Sylvain Tesson nous font sans doute d'abord voyager à travers les méandres d'une pensée qui fuit la routine comme la peste.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 5 février 2014

On ne raconte pas ni on ne résume des «nouvelles» si l'on a un peu de respect des auteurs et des lecteurs. On ne tue pas la «chute», vers laquelle on file avec gourmandise ou inquiétude. Il suffit de faire état du plaisir de lecture qu'elles engendrent, plaisir frustrant qui va avec la brièveté, parfois. Car on aimerait qu'elles se prolongent et s'étendent jusqu'aux rives du romanesque. Mais que seraient des nouvelles longues, par définition tendues vers un but unique, généralement tragique, du moins inattendu, s'il fallait atteindre ce but après des centaines de pages  ?...
Le charme particulier des nouvelles de Sylvain Tesson, outre un style ébouriffant, est qu'elles ont toujours l'air de commencer pour s'installer dans la durée. Comme si elles s'inauguraient par des digressions. Des personnages, un décor, un pays, un climat, une sorte de coulée d'existence et, là-dessus, une intervention extérieure, un hoquet de la vie qui fiche tout par terre...
De cette collection d'expériences, de cette instabilité inlassable, il a ramené des visages, des voix, des anecdotes qu'il arrange au gré de la grande liberté des enfants de la littérature.


  • La revue de presse Marine de Tilly - Le Point du 16 janvier 2014

Non. Qu'ils soient amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, qu'ils vivent à Paris, Zermatt, Riga, en Yakoutie ou au Sahara, les héros de ces nouvelles n'ont pas déposé les armes. Ils luttent au contraire, ils ont envie, ils ne fuient pas. Sans doute ont-ils une curieuse nostalgie de la tempête, des marées et des vents. Comme les "hamsters affairés enfermés dans leur cage de plastique tournant", comme "la guêpe dans un verre de vin", ils se fatiguent eux aussi, même si, c'est vrai, ils n'en oublient pas pour autant les vertus de l'acceptation du sort. En vérité ils y songent, ils en rêvent, ils l'espèrent. Et si rêver de s'abandonner à la vie n'est pas s'abandonner à la vie, qu'importe ! Le vouloir, le désirer, le formuler, c'est déjà bien. Et au fond, c'est même peut-être mieux. Encore une jolie contradiction existentielle que ce petit recueil de nouvelles. Heureusement que pour nous, lecteurs, il reste quelques ermites qui vénèrent le silence mais sont bavards comme des pies, quelques boucaniers qui brûlent de s'abîmer mais ne capitulent pas.


  • La revue de presse Philibert Humm - Paris-Match, janvier 2014

Globe-trotteur et doux fêlé, l'écrivain érudit décline ses tout derniers périples en nouvelles...
Un soir sous l'oeil des caméras, le surlendemain à mille milles nautiques, s'assaisonnant la barbe aux embruns salés de l'Atlantique, Sylvain Tesson n'a pas honte de ses contradictions. Il prêche aux bruyants les vertus du silence, répète aux avachis qu'il leur faut se redresser, foutre le camp une fois pour toutes, direction le grand air.


  • Les courts extraits de livres : 11/02/2014

LES AMANTS

Ils avaient donc entre eux changé de rôles pour mourir ; et la question surgit - absurde, peut-être - de savoir s'ils n'auraient pu en faire autant, au moins un peu - dans la vie.

LUDWIG HOHL
Ascension

Rémi et Caroline ? Des Parisiens de quarante ans du genre de ces héros de romans écrits par des Parisiens de quarante ans. Je les ai connus tous les deux, bien avant leur rencontre, avant que tout le monde ne prenne l'habitude de dire «Rémi et Caroline», de ne jamais dire «Rémi» sans ajouter «et Caroline» ni de prononcer le nom de «Caroline» sans y associer «Rémi». Rémi & Caroline, ça aurait fait un bon nom de restaurant bio.
Je les ai présentés l'un à l'autre. Lui, donnait de temps en temps des dessins au journal pour le supplément du week-end. Elle, était une tueuse de chez Goldman Sachs dont je n'ai jamais compris les activités parce que je ne m'intéresse pas aux moeurs des fauves dans les steppes climatisées de la finance globale. Je l'avais connue enfant, elle était la meilleure amie de ma soeur avant que ma soeur ne se ravise et que j'hérite de l'amitié.
C'était au cours d'une fête chez ce petit abruti de Jimmy qui caricaturait les écrivains dans les magazines américains et essayait de refiler ses dessins politiques pourris dans la presse gauchiste. Une de ces soirées où les Parisiens se prennent pour des New-Yorkais en s'accueillant à grands sourires et tapes dans le dos et en se servant des scotchs dans des appartements trop petits pour que ça fasse illusion. On s'ennuyait à crever, mais il n'était pas question d'aller dormir. Nous avions peur de vieillir et ne voulions pas risquer d'attraper des rides en fermant l'oeil. Nous étions des veilleurs de nuit, nous surveillions nos vies. Nous mettions notre vigilance dans l'insomnie. Et tout le monde était un peu honteux de ne pas rentrer chez soi parce que rester ici, posés comme des bibelots, revenait à avouer que, chez soi, cela n'était pas beaucoup plus trépidant. À un moment j'ai dit : «Caroline, voici Rémi, il est peintre ; Rémi voici Caroline, elle vit dans une banque en attendant de se faire braquer.» Elle a dit un truc gentil du genre : «Ils doivent être réussis vos autoportraits», et, lui, il l'a regardée avec un air de flétan de l'Aral parce qu'il ne sait jamais quoi dire au moment où il le faut et qu'il était très saoul et qu'elle était très belle. Je les ai laissés parce que je sentais que j'avais été bien inspiré. Ensuite, ils ne se sont jamais plus quittés, ce qui est un mystère immense sur lequel nous émettions toutes sortes de suppositions lorsqu'on trempait des pitas dans des sauces orientales chez le maronite de la rue du Sentier, en sortant du bouclage.


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