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.. Pô, le roman d'un fleuve

Couverture du livre Pô, le roman d'un fleuve

Auteur : Paolo Rumiz

Date de saisie : 24/04/2014

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Hoëbeke, Paris, France

Collection : Etonnants voyageurs

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782842304942

GENCOD : 9782842304942

Sorti le : 12/03/2014

La revue de presse des livres,par Sidonie Deleplanque


  • Les présentations des éditeurs : 25/06/2014

Collection Étonnants voyageurs dirigée par Michel Le Bris

Pas de plan précis, pour ce voyage : juste un fleuve, un départ et un point d'arrivée. Et puis quelques amis, des canoës, une barcè, un cat-boat à mât inclinable, au fil des jours, jusqu'à la mer et au-delà.
Juste un fleuve, mais le plus grand d'Italie, Sa Majesté le Pô, oublié, abandonné, redevenu sauvage. A travers les régions les plus peuplées d'Italie, industrielles, bruyantes, polluées, certes, mais à peine livrées au cours du fleuve, Paolo Rumiz et ses compagnons découvrent un espace vierge d'une rayonnante beauté, et un silence tel qu'ils se surprennent à chuchoter...
Paolo Rumiz voulait «entendre la voix du Pô» - mais voilà, toutes amarres rompues, que cette voix bientôt l'emporte au-delà, très loin, quelque part du côté de l'Hudson et du Saint-Laurent, du Zambèze et de la Léna, du Mékong et du río Grande, à croire qu'un fleuve est tous les fleuves du monde.
Un voyage au plus près, des sensations, des rencontres, des dialectes, des mets et des vins du «peuple du fleuve», qui s'ouvre peu à peu jusqu'à l'immense, dans le temps même qu'il se fait voyage intérieur. Jamais l'auteur ne s'était ainsi livré, dans ce livre tout simplement magique.

Paolo Rumiz, né à Trieste en 1947, tenu pour le plus grand écrivain-voyageur en Italie, est en passe de le devenir en France depuis la publication de ses deux premiers livres : Aux frontières de l'Europe et L'Ombre d'Hannibal.

«Quand le voyage devient un art d'appréhender, dans le même mouvement, l'espace et le temps. Et la littérature, un bain d'humanité.»
Michel Abescat, Télérama.



  • La revue de presse - Le Monde du 24 avril 2014

Grâce à son grand talent d'écrivain, Rumiz nous fait sentir toute la richesse et la magie de ce monde fluvial, qu'il regarde non pas de l'extérieur des berges, mais, avec un heureux changement de perspective, de l'intérieur, au milieu de l'eau qui coule vers la mer Adriatique.


  • La revue de presse Marc Semo - Libération du 10 avril 2014

Ce fleuve immense, un des plus longs d'Europe avec ses quelque 700 kilomètres, traverse les régions les plus peuplées, les plus industrielles et les plus riches de la péninsule, mais le Pô reste sauvage et mystérieux derrière les hautes levées destinées à protéger les campagnes de ses inondations, qui le rendent ainsi le plus souvent invisible...
Ce récit picaresque, tour à tour érudit, grinçant ou émouvant est celui d'une aventure, avec ses protagonistes bien campés et surtout leurs rencontres tout au long de la descente du fleuve. Il y a Marina la Russe, vivant sur une île près du delta, où elle retrouve l'immensité sauvage de la Volga. Il y a les fous d'opéra, qui dans leurs cahutes au nord de l'eau écoutent à plein régime les arias de Verdi, et les dingues du blues quand, à l'amorce de son dernier tiers, le Pô alangui prend des airs de Mississippi, évoquant un «sud d'avant la guerre de Sécession, avec les ruines ensablées d'énormes dragues à vapeur et des guinguettes clinquantes».


  • La revue de presse Marcelle Padovani - Le Nouvel Observateur du 27 mars 2014

C'est l'histoire d'un fleuve, le plus imposant d'Italie : "la dernière terre d'aventure de la Péninsule", dit Paolo Rumiz...
Oui, par-delà la nostalgie pour la beauté d'une Italie disparue, ou en voie de disparition, le livre signé Paolo Rumiz et intitulé «Pô, le roman d'un fleuve» est une histoire de civilisation. Le récit envoûtant des mille sortilèges d'une descente du Pô en canoé. Le Pô, le fleuve le plus imposant d'Italie avec ses 652 kilomètres, qui parcourt la Padanie (l'Italie du Nord) comme un serpent, passant par Turin, Milan, Ferrare et Plaisance avant de s'abîmer dans l'Adriatique...
En écoutant la voix du fleuve, de ce monde mythique en voie de disparition, en racontant comment chaque kilomètre a été une découverte, Paolo Rumiz a fait du Pô un espace de légende...
Paolo Rumiz, admirablement traduit par Béatrice Vierne, vient d'écrire la plus belle des «initiations au fleuve».


  • La revue de presse Marine de Tilly - Le Point du 27 mars 2014

Dans "Pô, le roman d'un fleuve", le grand reporter Paolo Rumiz fait de son aventure un roman, un voyage intérieur entre deux eaux, deux rives, deux rêves...
Pourquoi le lire ?...
Parce que c'est un roman, c'est même annoncé dans le titre, c'est une aventure, c'est un roman d'aventures. Parce que c'est un fleuve, oui, mais de papier, beau à contempler, beau à traverser, beau à se damner, avec ses affluents, ses confluents qui vous embrassent comme des lassos et font tourner la tête. Parce que c'est un voyage, oui, mais intérieur, pourquoi pas une illusion, le songe enchanté d'une nuit ou de toute la vie. Et parce que quand c'est trop beau pour être vrai, a priori, c'est que le romancier a bien fait son travail. Paolo Rumiz est un revenant. Un lémure du temps bénit où le roman était romanesque, et où c'était encore un pléonasme.


  • Les courts extraits de livres : 25/06/2014

La carte infinie

Après Crémone, un bon vent se leva et Paolo Lodigiani éteignit le moteur pour hisser la voile. Nous fûmes assaillis par un silence inattendu, stupéfait. Nous étions dans le ventre même de la locomotive industrielle de l'Italie ; juste au-delà de la levée résonnaient les bruits de ferraille des aciéries, les flatulences des porcheries, les vrombissements des mastodontes montés sur pneus, mais sur le fleuve, un calme si absolu régnait que nous nous mîmes spontanément à parler à voix basse. Le silence s'était installé à bord : Valentina et Alex étaient restés à terre et nous étions loin de tout, entre des murs de végétation, comme sur le Mékong ou le Mississippi. La grand-voile s'était tournée de trois quarts, le vent soufflait en biais par rapport au courant. Paolo dit : «Le vent arrière ne sert à rien, parce qu'il va à la même vitesse que l'eau.» Je compris qu'il n'y avait pas de portance, raison pour laquelle les avions décollent toujours face au vent. Je hissai la corne et la voile s'emplit, nous faisant obliquer vers la levée de gauche et une ferme du nom de Bandera.
On nous avait prévenus : marcher au moteur sur un fleuve, c'est comme entrer dans la galerie des Offices à scooter. C'est une saloperie, un sacrilège. On n'entend plus la voix du dieu qui l'habite. Chaque fleuve a son dieu, sa voix et le courant ne chante jamais de la même manière. L'Euphrate n'a pas le timbre de la Seine. Quand il fait sa boucle au milieu des montagnes, entre Esztergom et Budapest, le Danube rugit littéralement, mais deux cents kilomètres plus loin à peine, il se transforme en flûte de Pan qui murmure, en syrinx balkanique, en chant étouffé qui se perd lorsque le fleuve s'élargit dans les terres des confluents, entre la Hongrie, la Serbie, la Croatie et la Roumanie, là où la Drave, le Mures, la Save, la Tisza et la Morava forment une mer unique. Et le Nil, que j'avais entendu un soir, à l'heure des lions, un an seulement auparavant, dans l'immense zone aquatique entre l'Ouganda et l'oasis de Khartoum, était une pure polyphonie, une partition où chaque ruisseau était un pentagramme. Le Gange, le fleuve des hindous, chante déjà dans son nom qui indique l'écoulement.
Pour saisir la voix de Pô, j'ai dû attendre longtemps, en dépit d'innombrables traversées. J'étais du côté de Ficarolo et une série d'orages sur les Alpes avaient déchaîné une crue. J'avais trouvé à coucher dans une auberge, à cent mètres de la rive, et la nuit un coup de tonnerre prolongé m'avait tiré de mes couvertures et fait sortir à toutes jambes jusque sur la levée. Au-delà de cette limite, on célébrait l'épiphanie du Terrible. Des millions de bisons galopaient sous la lune, soufflaient du sang, sentaient l'abattoir, se piétinaient, emportant tout sur leur passage. Le centre de gravité du Nord, le Padus labyrinthique, capable de prendre au piège les légions romaines, était devenu un énorme canal, un tuyau rectiligne, un interminable Niagara. Sous mes yeux, le Surnaturel se vengeait du saccage des eaux, provoquait un changement épouvantable qui faisait taire la plaine entière. Dans les villages, dans les étables, le long des routes et dans les bois, hommes et bêtes restaient muets de terreur. Et pourtant, la levée pullulait de créatures vivantes. De silhouettes emmitouflées et circonspectes, sorties d'on ne sait quel siècle. «Nessun dorma», que personne ne dorme, ordonnait Pô d'une voix de baryton, et à des kilomètres à la ronde, l'humanité veillait en silence, terrifiée par ce grondement planétaire.


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