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.. Comme un chant d'espérance

Couverture du livre Comme un chant d'espérance

Auteur : Jean d' Ormesson

Date de saisie : 22/10/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France

Prix : 16.00 €

ISBN : 9782350872766

GENCOD : 9782350872766

Sorti le : 12/06/2014

Jean d'Ormesson, au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 23/12/2014

«J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous. Je chanterai maintenant la beauté de ce monde qui est notre tout fragile, passager, fluctuant et qui est notre seul trésor pour nous autres, pauvres hommes, aveuglés par l'orgueil, condamnés à l'éphémère, emportés dans le temps et dans ce présent éternel qui finira bien, un jour ou l'autre, par s'écrouler à jamais dans le néant de Dieu et dans sa gloire cachée.»
A partir d'une promenade dans nos origines, ce livre raconte l'histoire de l'univers. Sous les traits d'un détective métaphysique, Jean d'Ormesson mène l'enquête et tente avec gaieté de percer ce mystère du rien, c'est-à-dire du tout. Ravissements et surprises sont au rendez-vous de son épatante entreprise.

Jean d'Ormesson est normalien et agrégé de philosophie. Il a écrit notamment La Gloire de l'Empire, Au plaisir de Dieu, Histoire du Juif errant, La Douane de mer, Voyez comme on danse et C'est une chose étrange à la fin que le monde. En 1973, il est élu à l'Académie française. Son dernier roman, Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit, a paru en 2013.



  • La revue de presse Guillaume Goubert - La Croix du 9 juillet 2014

Il est bien difficile de définir ce petit livre de Jean d'Ormesson. Compte tenu du sujet, résumé d'une phrase sur la couverture («La seule question c'est Dieu, qu'il existe ou qu'il n'existe pas»), le premier qualificatif venant à l'esprit est celui d'essai. Mais, après lecture, on se dit que le mot porte trop de gravité. Il ne rend pas justice à la vivacité du plus aimé de nos académiciens. On a plutôt envie d'utiliser un vocabulaire issu de la musique ou du théâtre  : divertimento, impromptu ou encore variations... Cet ouvrage est une fête pour l'esprit...
Jean d'Ormesson ne renonce certes ni à l'élégance ni à la distinction. Lorsqu'il chante la lumière qui lui a «toujours semblé murmurer en silence quelque chose de Dieu», il nous parle d'Amalfi, de Positano, des jardins de Ravello... Pour autant, ce livre a la simple humilité d'une méditation.


  • Les courts extraits de livres : 23/12/2014

Extrait du prologue

L'idée, chère à Flaubert, d'un roman sur rien m'a longtemps travaillé en silence. Elle m'est revenue en mémoire par un détour bizarre. Pour préparer deux de mes livres récents - C'est une chose étrange à la fin que le monde et Un pur je m'en irai sans en avoir tout dit-, je me suis intéressé en néophyte à un domaine qui m'était étranger et qui a fait depuis cent ans des progrès fascinants : la physique mathématique et la cosmologie.
Parvenant, comme par miracle, en suivant des chemins divers, à des conclusions identiques, qu'est-ce que les mathématiciens et les astronomes ont découvert de notre vivant, les uns en théorie et par le calcul, les autres par l'expérience et par l'observation ? Pour dire les choses en un mot, que l'univers a une histoire. C'était un coup de tonnerre dans le ciel de la science.
Longtemps, de grands esprits, Aristote en tête, ont pensé que le monde était immobile et éternel. Les Grecs, qui ont presque tout inventé il y a deux mille cinq cents ans sur les côtes de l'Ionie, c'est-à-dire de la Turquie d'aujourd'hui - la géométrie, la mathématique, la philosophie, le théâtre, l'éloquence, la démocratie... -, n'avaient pas manqué de remarquer, se référant tout naturellement aux deux astres les plus brillants au firmament du jour et de la nuit, que tout ne cessait jamais de changer sous le soleil et dans ce qu'ils appelaient notre monde sublunaire. Une formule d'Héraclite, né à Éphèse, est restée célèbre : πάντα ρεί - tout passe. Mais derrière les changements qui se succédaient dans son sein, le monde lui-même ne bougeait pas. Il était là. C'est tout ce qu'on pouvait en dire. Rival d'Héraclite, Parménide soutenait à Élée, en Grande-Grèce, autrement dit en Italie du Sud, que l'être est et que le non-être n'est pas. Le non-être ne devait même pas être évoqué : il était impossible d'en parler. Pour Socrate, pour Platon, pour Aristote, successeurs de Parménide et d'Héraclite, l'homme était la mesure de toutes choses et la Terre sur laquelle il régnait était immobile et éternelle au centre de l'univers, immobile comme elle et éternel comme elle.
Un certain nombre de populations qui ont longtemps passé pour primitives au regard de la culture grecque avaient une autre vision de l'univers qui les entourait. Le monde, pour elles, était sorti du néant après des aventures qui prenaient, en Mésopotamie, en Égypte, aux Indes, en Chine, en Afrique, en Amérique précolombienne, dans les pays scandinaves - et d'ailleurs en Grèce même pour l'homme de la rue -, les formes les plus diverses. D'innombrables mythes, pleins d'animaux fabuleux, de tortues géantes, de chevaux à huit jambes, de serpents à plumes, de fleurs de lotus, d'arbres enchantés, de fontaines magiques, de potiers divins, de généalogies compliquées de déesses et de dieux qui s'engendraient les uns les autres et de nourrissons nés par miracle, prétendaient rendre compte du commencement de ces choses qui prenaient la place de leur absence et que nous appelons le monde.
Un peuple, en particulier, s'était construit autour d'un livre sacré qui devait jouer un rôle considérable dans la brève histoire des hommes. C'était un petit peuple venu de Mésopotamie sous la conduite d'Abraham et installé en Méditerranée orientale : les Hébreux.


  • Le courrier des auteurs : 23/12/2014

Jean d'Ormesson, pour Le Courrier des auteurs, sur une idée des libraires, évoque le mot «Consolation»

La consolation c'est un beau thème qui fait penser tout de suite à Boèce, le philosophe latin qui, condamné à mort, a écrit «Consolation de la philosophie». Qui faut-il consoler ? D'abord les autres, puis souvent soi-même.
Personnellement je n'ai pas réellement besoin de consolation, parce que je ne suis pas attristé, je suis un lecteur de Spinoza, je pense qu'il faut éviter la tristesse le plus possible, il faut être heureux de cette vie qui nous est donnée. Donc je n'ai pas vraiment besoin de consolation, mais il y a des gens autour de moi qui ont besoin de consolation et j'essaye quelques fois de les consoler.
Je prononce plus souvent le mot de compassion, ou le mot de charité, que le mot consolation... Et je ne pense pas que l'écriture soit une vraie consolation... mais une thérapie peut être ?
Je préfère le mot «espérance» au mot «consolation», car je préfère l'avenir au passé : au lieu de réparer les dégâts passés, il vaut mieux préparer les joies à venir...
Mes parents m'avaient appris que l'on ne se plaignait pas... On essaye de faire ce qu'il faut, mais on ne se plaint pas...
Mes parents m'ont d'ailleurs appris deux choses : en un, qu'il fallait travailler : ils m'ont appris le travail. Et en deux : ne t'occupe pas seulement de toi, occupe-toi des autres. Et là il y a déjà une idée de consolation.
J'ai comme tout le monde des moments de mélancolie, je dirais presque que ma gaité est la forme de ma mélancolie. Quand je suis mélancolique, je me laisse aller à la mélancolie, je ne cherche pas à la fuir, je ne cherche pas la consolation, je me dis qu'il faut aller jusqu'au fond de la mélancolie. Puis on en surgit lavés, prêts aux combats de l'avenir...
Il y a sûrement beaucoup de gens pour qui l'écriture est la consolation de la vie. Pour moi l'écriture se confond plutôt avec la vie, je suis chez moi dans l'écriture.
Bien sûr j'aime et respecte la fragilité : il y a même tout un côté de la force que je redoute et combattrais plutôt.
Je préfère sûrement la fragilité à la force trop sûre d'elle...

Jean d'Ormesson


  • Le courrier des auteurs : 23/12/2014

Jean d'Ormesson répond aux questions des internautes

Quand j'étais enfant, l'idée d'écrire des livres ne me passait pas du tout par la tête. Et à 20 ans, à 25 ans l'idée d'écrire des livres ne me venait absolument pas à l'esprit, non pas parce que je ne connaissais pas la littérature, mais parce que je la connaissais un peu, et je trouvais inutile d'ajouter quelque chose à Eschyle, à Sophocle, à Cervantès, à Rabelais, à Flaubert...
Pourquoi ai-je fait le pas de l'écriture ? J'ai un peu honte, car le motif est un peu risible : c'était pour plaire à une fille, que j'ai écrit mon premier livre... disons le franchement, c'était tout à fait inutile...

Une fois que le pli a été pris, j'ai écrit plusieurs livres, mais c'est vrai que j'ai abandonné la littérature assez vite, j'ai écrit un dernier livre qui s'appelait «Au revoir, et merci». Je comptais ne plus écrire, j'étais à l'Unesco, je m'occupais de Sciences humaines, je me suis dit que le roman des Sciences humaines serait quelque chose d'extraordinaire, j'ai écrit un livre de 600 pages, qui a été refusé par plusieurs éditeurs, qui s'appelait La Gloire de l'Empire, puis qui a été publié par Gallimard, et qui a été très bien accueilli...

Je n'ai pas de rituels d'écrivain, je suis assez libre à cet égard-là, je n'ai absolument pas l'inquiétude de la page blanche, je peux écrire à peu près n'importe où, à condition que j'ai du calme...

Mais j'ai l'inquiétude de la page écrite : une fois que la page est écrite, je la corrige indéfiniment...

J'ai quelques rites névrotiques, qui sont liés plutôt aux crayons : si j'ai commencé à écrire avec un crayon, il vaut mieux que je ne perde pas ce crayon... car ce crayon a quelque chose de sacré, et je peux passer des heures à le chercher, si je l'ai perdu... J'écris à la main, et si je perds le crayon, c'est un drame...

Plus que l'inspiration, je crois au travail... il est vrai que pour ce dernier livre «Comme un chant d'espérance» j'ai presque l'impression que je copiais quelque chose qui était déjà là... On peut appeler cela de l'inspiration, mais c'était plutôt une espèce d'attention à un travail intérieur qui s'était fait depuis des années...

Quand on me demande lequel de mes livres je préfère, c'est à peu près comme si l'on demandait à une femme quel est celui de ses enfants qu'elle préfère ! Il serait très rare qu'elle réponde Paul, plutôt que Julie, ou Sophie, on aime tous ses enfants, on aime tous ses livres..

De la même façon, il paraît qu'il peut y avoir un baby blues à la naissance d'un enfant... Une fois que le livre vient de paraître, je suis pris d'une espèce de grande mélancolie, il y a certainement un «book blues»...

Écrire est très très difficile, et combien de fois je me suis dit A quoi bon, il vaudrait mieux prendre un autre métier, pourquoi est-on écrivain ? Le premier conseil que j'ai envie de donner à un jeune, c'est «n'écrivez pas !, C'est tellement dur !»

Mais au milieu de cette souffrance (car l'écriture est une souffrance), il y la Joie.

Oui, écrire est une Joie ET une souffrance...

Parfois on se dit, deux ou trois fois par livre, «cette page là ça va» : alors la joie l'emporte sur l'angoisse.

Il y a une grande angoisse liée à l'écriture : si je n'écris pas je suis évidemment très angoissé, mais quand j'écris je suis aussi très angoissé !

L'angoisse entre deux livres est destructrice, ce sont de grandes souffrances, alors il faut se remettre à écrire, mais écrire c'est une tâche infinie...

Un jeune lycéen m'avait demandé lors d'une rencontre dans son lycée, être écrivain, n'est-ce pas être médecin ? C'était une très bonne question : au fond entre un psychanalyste et un écrivain, il y a assez peu de différences...

Chacun a un destin, moi j'ai fini par devenir une «machine» à écrire des livres, mais il faut éviter que ce soit une routine, il faut veiller à ce qu'il y ait une sorte de renouvellement, de jaillissement, de fontaine...

Quand j'écris je ne lis pas ! Ou bien je lis des chefs d'oeuvre, et ça me décourage, ou bien je lis des choses beaucoup plus faibles, et j'ai l'impression de perdre mon temps...

Je me souviens très bien, j'avais deux livres sur ma table de chevet : il y avait «Le soleil se lève aussi» (Hemingway) et «Le Paysan de Paris» (Aragon). Dans «Le soleil se lève aussi» le matador, dont Brett est amoureuse, est tellement mince qu'il lui faut un chausse pied pour entrer dans sa culotte... Les larmes aux yeux, je feuilletais ces deux livres et me disais que je n'y arriverais jamais... Ces livres m'écrasaient !

J'ai essayé dans «Comme un chant d'espérance» d'aller à l'essentiel, et surtout dans chaque paragraphe.

J'ai voulu garder du roman cette espèce d'impatience de savoir ce qu'il va se passer après... on lit tellement de livres où l'on n'a pas envie de continuer...

Il faudrait toujours essayer que le lecteur se dise «je voudrais avancer dans le livre» et quand il arrive vers la fin, il faut que le lecteur se dise «quel dommage que ce soit déjà fini !»

Il faudrait écrire un livre pour que lecteur soit pressé de le retrouver comme une personne aimée...

Merci à Florence (Chartres) Francine (Bois Le Roi), Alain (Darnétal), Joyce (Ramatuelle), Nicole (Bruay en Artois), Maxime (Joué les Tours), Denis (Chantilly), Emilie (Thonon Les Bains), Caroline (Egreville)


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