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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Un monde flamboyant

Couverture du livre Un monde flamboyant

Auteur : Siri Hustvedt

Traducteur : Christine Le Boeuf

Date de saisie : 22/04/2015

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres anglo-américaines

Prix : 23.00 €

ISBN : 9782330034979

GENCOD : 9782330034979

Sorti le : 03/09/2014

Harriett Burden, plasticienne new yorkaise, a longtemps vécu dans l'ombre de son mari, galeriste fortuné et influent dans le milieu artistique.
A sa mort, elle veut plus que tout conquérir enfin la célébrité et met au point un stratagème qu'elle considère génial mais qui finira par se retourner contre elle.
Elle élabore trois oeuvres d'art, trois installations, aux styles très différents, avec la complicité de trois jeunes artistes masculins qui lui serviront de prête-nom.
Ce procédé lui permettra de passer outre les préjugés misogynes des critiques d'art, avec un petit goût de revanche qu'elle assume totalement.

Ce livre prend la forme d'une enquête polyphonique menée par un universitaire après le décès de Harriett. Il fera tour à tour parler les témoins qui l'ont approchée de près ou de loin : ses enfants, son nouveau compagnon, ses amis, sa psy, des journalistes, des critiques d'art...
Cette enquête puise aussi une matière très riche dans les multiples carnets intimes qu'Harriett a rédigés tout au long de sa vie et qui révèlent son incroyable intelligence nourrie de philosophie, de psychanalyse, de neuropsychologie, de sciences... tout l'intéressait et la questionnait.

Siri Hustvedt a écrit là son roman le plus réussi et le plus foisonnant.


  • Les présentations des éditeurs : 11/09/2014

Méconnue de son vivant, une artiste new-yorkaise, Harriet Burden, fait, après sa disparition, l'objet d'une étude universitaire en forme d'enquête qui, menée auprès de ceux qui l'ont côtoyée, dessine le parcours d'une femme aussi puissante que complexe n'ayant cessé, sa vie durant, de souffrir du déni dont son oeuvre a été victime.
Épouse irréprochable d'un célèbre galeriste régnant en maître sur la scène artistique de New York, mère aimante de deux enfants, "Harry" a traversé la vie de ses contemporains avec élégance et panache, déguisant en normalité triomphante son profond exil intérieur au sein d'une société qui s'est consciencieusement employée à la réduire au statut de "femme de" et d'artiste confidentielle.
La mort brutale de son mari signe, pour Harriet, un retour aussi tardif qu'impérieux à une vocation trop longtemps muselée qu'elle choisit de libérer en recourant, à deux reprises, à une mystification destinée à prouver le bien-fondé de ses soupçons quant au sexisme du monde de l'art. Mais l'éclatant succès de l'entreprise l'incite alors à signer témérairement un pacte avec le diable en la personne d'un troisième "partenaire" masculin, artiste renommé, dont le jeu pervers va lui porter le coup de grâce.
Gravitant de masques en masques et sur un mode choral autour de la formidable création romanesque que constitue le personnage de Harriet Burden, Un monde flamboyant s'impose comme une fiction vertigineuse où s'incarnent les enjeux de la représentation du monde en tant que réinvention permanente des infinis langages du désir.

En France, toute l'oeuvre de Siri Hustvedt est publiée par Actes Sud. Derniers titres parus : Un été sans les hommes (2011) Vivre, penser, regarder (2013).
Siri Hustvedt est née en 1955. Elle vit à Brooklyn où elle est traductrice et éditrice. Ses livres, dont L'envoûtement de Lily Dahl et Les yeux bandés, sont publiés en France chez Actes Sud.



  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 12 novembre 2014

Pour faire le portrait de Harriet, une plasticienne décédée, Siri Hustvedt mêle carnets intimes, enquête et témoignages. Avec l'intelligence qu'on lui connaît. S'il fallait, d'un mot spontané, désigner une qualité dominante chez Siri Hust­vedt, un attribut et un atout, le dénominateur commun de son oeuvre de r­omancière et d'essayiste, c'est assu­­rément son intelligence qui viendrait à l'esprit...
En témoigne aujourd'hui le brillant, stimulant, excitant Un monde flamboyant, où Siri Hust­vedt a injecté nombre de sujets qui l'occupent depuis longtemps - la vie psychique de l'individu telle que l'éclairent ensemble la psychiatrie, la psychanalyse et la neuropsychologie ; l'intimité conjugale et, plus généralement, les rapports entre hommes et femmes ; la création esthétique et l'être artiste...
Le procédé consistant à construire une narration en assemblant ainsi des fragments n'est bien sûr pas inédit, mais Siri Hustvedt le maîtrise admirablement, sait lui donner du rythme et une vraie malice


  • La revue de presse Camille Thomine - Le Magazine Littéraire, septembre 2014

Dans ce Monde flamboyant, titre utilisé en 1666 par Margaret Cavendish, repris par le personnage de Hustvedt et par Hustvedt elle-même, les masques s'emboîtent. Le livre, qui précipite les thèmes chers à l'auteur (identité, processus créatif, critique d'art), se donne comme l'étude universitaire d'I. V. Hesse, qui aurait enquêté sur l'artiste disparue Harriet Burden, dissimulée derrière des prête-noms...
Qui était cette Burden ? Un génie entravé, relégué dans l'ombre par les hommes de sa vie ? Une égotiste en mal de reconnaissance ? Ou une virago alambiquée, vulnérable et hystérique ? Le point de vue de chaque témoin, si convaincant soit-il, se trouve nuancé par un autre, si bien que le roman apparaît comme une étude de ces «rouages de la perception humaine» que l'artiste-héroïne entend dénoncer.


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 16 octobre 2014

Pas étonnant que, dans son nouveau livre, Un monde flamboyant, Hustvedt ajoute à ses thèmes de prédilection celui du féminisme. Rien de simpliste ou de revendicatif dans ses pages. Plutôt une interrogation sur la place des femmes dans le monde de l'art et de la création...
Qu'en sort-il ? Une captivante série de variations sur la notion de genre et son impact sur les rouages de la perception. Mais aussi une méditation sur le geste créateur et " comment l'idée de grandeur crée la grandeur "...
Vertigineux.


  • La revue de presse Antoine Perraud - La Croix du 11 septembre 2014

Rien ne pousse à se plonger dans le dossier Harriet Burden, a priori. Mais la littérature triomphe des a priori. Et la destinée de cette artiste new-yorkaise contrariée vous agrippe. Le livre se présente comme un empilement de témoignages recueillis sur Mme Burden après sa mort, pour les besoins d'une recherche savante, le tout accompagné d'extraits du journal que tenait cette personnalité volcanique et frustrée. Par la grâce d'une composition inspirée, le fatras s'impose en fresque polyphonique décapant la vérité d'un être...
Elle l'avait noté  : «Comment vivre  ? Une vie dans le monde ou un monde dans la tête  ? Être vue et reconnue au-dehors, ou se cacher et réfléchir au-dedans  ? Actrice ou ermite  ? L'un ou l'autre  ?» Les deux, voulut Harriet, au point d'en mourir. Le lecteur se retrouve à son chevet, en phase terminale. Ne le quittera plus cette figure lancinante d'une fiction éclatée, dont le bien-fondé saute aux yeux.


  • Les courts extraits de livres : 12/07/2014

Extrait de l'avant-propos

"Toutes les entreprises intellectuelles et artistiques, plaisanteries, ironies et parodies comprises, reçoivent un meilleur accueil dans l'esprit de la foule lorsque la foule sait qu'elle peut, derrière l'oeuvre ou le canular grandioses, distinguer quelque part une queue et une paire de couilles." En 2003, j'ai découvert cette phrase provocatrice dans une lettre à la rédaction parue dans un numéro de The Open Eye, une revue interdisciplinaire que je lisais fidèlement depuis plusieurs années. L'auteur de la lettre, Richard Brickman, n'était pas celui de la phrase. Il citait une artiste dont je n'avais encore jamais vu le nom dans la presse : Harriet Burden. Brickman racontait que Burden lui avait écrit longuement à propos d'un projet dont elle souhaitait qu'il assure la révélation au public. Bien qu'elle eût exposé ses oeuvres à New York dans les années 1970 et 1980, elle avait été déçue par l'accueil reçu et s'était totalement retirée du monde de l'art. Dans le courant des années 1990, elle avait entrepris une expérience qu'elle mit cinq ans à mener à son terme. Selon Brickman, Burden fit jouer à trois hommes le rôle de prête-nom pour son propre travail créatif. Trois expositions en solo dans trois galeries new-yorkaises, attribuées à Anton Tish (1999), à Phineas Q. Eldridge et à l'artiste connu sous son seul prénom, Rune (2003), avaient en réalité Burden pour auteur. Elle avait intitulé le projet dans son ensemble Masquages, et déclaré que son propos ne consistait pas seulement à mettre en évidence le préjugé antiféministe du monde de l'art, mais aussi à révéler les rouages complexes de la perception humaine et la façon dont des notions inconscientes de genre, de race et de célébrité influencent la compréhension que peut avoir le public d'une oeuvre d'art donnée.
Mais Brickman allait plus loin. Burden affirmait, déclarait-il, que le pseudonyme adopté modifiait le caractère de ses créations. En d'autres termes, l'homme qui lui servait de masque jouait un rôle dans la nature de l'art qu'elle créait : "Chaque artiste-masque devient pour Burden une «personnalité poétisée», l'élaboration visuelle d'une «entité hermaphrodite» dont on ne peut dire qu'elle est la sienne ni celle du masque, mais qui relève «d'une réalité confondue créée entre eux»." Une telle notion ne pouvait qu'exercer sur quelqu'un qui, comme moi, enseigne l'esthétique, une fascination immédiate, tant par son ambition que par sa complexité et sa subtilité philosophiques.
En même temps, la lettre de Brickman m'intriguait. Pourquoi Burden ne s'était-elle pas expliquée elle-même ? Pourquoi avoir autorisé Brickman à parler pour elle ? Brickman affirmait que la liasse de soixante pages intitulée par Burden "Missive en provenance du domaine de l'Être fictionnel" était arrivée à l'improviste dans sa boîte aux lettres et que, jusqu'alors, il ignorait tout de l'artiste. Le ton qu'emploie Brickman est curieux, lui aussi. Il va et vient entre condescendance et admiration. Il critique la lettre de Burden, la disant hyperbolique et impropre à la publication dans une revue culturelle, avant d'en citer d'autres passages qu'il lui attribue avec toutes les apparences de l'approbation. Cette lettre me laissait une impression confuse, mêlée d'un sentiment d'irritation vis-à-vis de Brickman, dont les commentaires étouffent véritablement le texte original de Burden. Je recherchai immédiatement des comptes rendus des trois expositions, L'Histoire de l'art occidental, de Tish, Les Chambres de suffocation, d'Eldridge, et Au-dessous, de Rune. Chacune était visuellement distincte des deux autres, mais je perçus néanmoins entre les trois ce que j'appellerais "un air de famille". Les expositions Tish, Eldridge et Rune que Burden prétendait avoir inventées étaient toutes convaincantes sur le plan artistique, mais c'était l'expérience menée par Burden qui m'intriguait particulièrement, parce qu'elle faisait écho à mes propres préoccupations intellectuelles.


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