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.. Jacob, Jacob

Couverture du livre Jacob, Jacob

Auteur : Valérie Zenatti

Date de saisie : 13/10/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 16.00 €

ISBN : 978-2-8236-0165-7

GENCOD : 9782823601657

Sorti le : 21/08/2014

  • Les présentations des éditeurs : 13/10/2015

«Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s'interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n'y arrive pas, malgré l'entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d'un air brûlant qu'elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même.»
Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l'accélération de l'Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.
L'écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières.

Valérie Zenatti est née à Nice en 1970. En 1983 elle part vivre avec sa famille en Israël. De retour en France en 1990, elle étudie la langue et littérature hébraïque, exerce différentes activités, dont le journalisme et l'enseignement. Elle publie des livres pour la jeunesse à l'École des loisirs (dont Quand j'étais soldate et Une bouteille dans la mer de Gaza, prix Tam-Tam 2005), traduit les oeuvres d'Aharon Appelfeld, et a publié trois ouvrages aux éditions de l'Olivier : En retard pour la guerre (2006), Les Âmes soeurs (2010) et Mensonges (2011).



  • La revue de presse Valérie Trierweiler - Paris-Match, juin 2015

Valérie Zenatti raconte l'épopée d'un jeune Juif de Constantine qui participe au débarquement en Provence. Un roman sensible sur le déracinement...
Ni Jacob ni sa famille, modeste, ne connaissent le sort réservé aux Juifs de l'autre côté de la Méditerranée. Aucun ne sait quel enfer est devenu cette terre, en guerre depuis cinq ans. Et c'est ainsi que part Jacob, dernier fils d'une fratrie de quatre garçons dont l'univers s'arrête à Constantine. D'abord envoyé en Provence pour le débarquement, le jeune homme échoue dans le froid des Vosges avec les tirailleurs maro­cains qui succèdent aux Algériens décimés. De cette injustice, de cette tristesse, de cet arrachement, Valérie Zenatti explore tous les champs de l'humanité...
« Jacob, Jacob » est certes une histoire personnelle liée à l'auteure, mais une vie qu'elle n'a pas connue, une vie qu'elle réinvente et restitue à la ­mémoire, dans un texte très littéraire qui n'a pourtant rien d'affecté. Les lecteurs ont fait leur choix. Les lecteurs ont eu raison. Comme toujours.


  • La revue de presse Sophie Joubert - L'Humanité du 6 novembre 2014

À travers l'itinéraire de son grand-oncle, juif d'Algérie tué au combat en 1944 dans la forêt des Vosges, Valérie Zenatti entrelace grande histoire et mémoire familiale, d'une guerre à l'autre...
Pour ancrer sa fiction dans le réel, Valérie Zenatti s'est rendue à Constantine pour respirer les lieux qu'a connus Jacob, « sentir sa présence sous ses pas ». Son écriture sensible et charnelle restitue les bruits et les odeurs, le goût du citron glacé sur la langue du jeune homme, les couleurs de la ville « ocre et blanche ». Elle fait corps avec lui quand il débarque en France et s'enfonce en terre inconnue, jusque dans une forêt des Vosges où l'irruption brutale de la mort marque la fin de l'innocence. Écrit d'un seul souffle, Jacob, Jacob salue la mémoire des anonymes emportés par le flot de l'histoire en mêlant l'intime et le collectif.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, octobre 2014

Valérie Zenatti restitue la communauté juive d'Algérie et ses morts pour la patrie. A la croisée du réel et de l'imaginaire...
A partir de ce visage et des souvenirs de sa grand-mère Madeleine, l'auteur d'Une bouteille dans la mer de Gaza brode une superbe tapisserie, ressuscitant, par la grâce de sa langue, au rythme des mélopées arabes, la vie d'une famille juive dans l'Algérie des années 1940 et les combats éprouvants des troupes menées par le général de Lattre de Tassigny.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 1er octobre 2014

Le secret de cette écriture sauvage, proche de celle de Laurent Mauvignier, vient d'un grand attachement à l'enfance. Si la romancière a trouvé le ton juste pour dire la cacophonie destructrice qui peut tonner dans une cervelle d'homme en guerre, c'est qu'elle écrit à hauteur d'enfant. Avec cette lucidité impulsive, ce regard à la fois immédiat et distant, cette sensibilité aux goûts, aux formes et aux couleurs des sentiments. Et cette rage dans un écrin d'innocence.


  • La revue de presse Catherine Simon - Le Monde du 4 septembre 2014

Plus que sur la mémoire collective, Jacob, Jacob s'est construit sur le socle des souvenirs ou objets de famille (une photo, une carte postale...). L'imagination et l'écriture ont fait le reste. Car, ici, le pays des origines, mille fois perdu et retrouvé, c'est la langue française, bousculée, magnifiée, qui se charge de l'inventer...
Un roman étonnant de force, de chaleur, de justesse.


  • La revue de presse Victoria Gairin - Le Point du 17 juillet 2014

Valérie Zenatti explore ici la mémoire algérienne. Ses adolescents partis se battre dans un pays qu'ils ne connaissaient que dans les livres, ses mères sans nouvelles prêtes à faire le tour des casernes à la recherche de leurs fils, le quotidien loin du front, entre deux langues (le français et l'arabe) et deux cultures (juive et musulmane), le deuil enfin, qui résonne différemment en chacun. Un hommage à toutes ces familles algériennes, dont la guerre allait précipiter le déracinement.


  • Les courts extraits de livres : 23/09/2014

Un désir confus et violent l'a mené là, au sommet de la montagne rocheuse, dans la poussière maculée de fientes d'oiseaux, parmi les cèdres et les cyprès noirs qui accrochent le regard, le retiennent une poignée de secondes avant de le libérer vers la plaine écrasée de soleil. À cette distance, les cascades paraissent immobiles, voiles mousseux peints dans l'unique but de souligner les saignées qui courent le long des gorges. En surplomb, les falaises accueillent dans leurs flancs des massifs de figues de Barbarie, puis s'élèvent dans une nudité totale : la roche a été brusquement coupée ici par une lame mystérieuse et s'étage en tranches brunes. Encore un mouvement du visage, et ses yeux distinguent le pont. Trait d'union solide suspendu entre deux pylônes de pierre blanche, il confère à la ville son caractère de forteresse, la reliant à l'hôpital et, un peu plus loin, à la gare, au monument aux morts et au cimetière.
Jacob jette un coup d'oeil à la montre reçue pour ses treize ans. Portée au poignet, elle lui donne une allure plus dégagée que les montres de gousset de ses aînés imposant la lenteur, un arrêt pour être sorties de la poche, alors que lui peut consulter la sienne d'un bref regard. Six ans que les aiguilles marquent le temps pour lui, la trotteuse est agaçante et fascinante, toujours trop pressée, accélérant le temps quand lui voudrait le retenir, Jacob rêve, souvent, il pense au premier jour où il a traversé le pont suspendu avec Abraham, ce n'était peut-être pas la première fois d'ailleurs, mais c'est le premier souvenir qu'il en a. Il s'était arrêté pour regarder en bas, son frère l'avait tiré par la manche, viens, c'est dangereux, ne te penche pas, mais il s'était senti absorbé par le vide sous lui, minuscule et puissant, il dominait la ville et les gorges, c'était grisant d'être au-dessus, lui qui d'ordinaire devait lever la tête s'il voulait voir autre chose que les genoux des adultes, les pieds des tables et les éclaboussures maculant les murs dans la rue ; il avait tendu les bras pour toucher le ciel, découvert la peur délicieuse qui étreignait tous ceux qui passaient sur le pont, si extraordinaire qu'il fallait quatre noms pour le désigner, le pont suspendu, le pont Sidi M'cid, le pont du Rhumel, la passerelle des vertiges.
Il frissonne, tourne le dos à la plaine qu'il lui a suffi de regarder pour la sentir sous ses pieds, hésite entre dévaler la pente ou marcher lentement en longeant l'hôpital, franchir le pont d'un pas délié, y marquer une pause, étirer le temps, faire entrer en lui chaque parcelle du paysage, même s'il sait qu'il ne pourra jamais le contenir tout entier. Il s'y est déjà essayé, il le fixe puis ferme les yeux, tente de se souvenir de ce qu'il a capturé mais un détail toujours lui échappe, et puis le paysage n'est jamais le même, quoi qu'on en pense, la lumière s'ingénie à peindre les pierres dans des teintes allant de l'argent au noir, et les jours où le ciel détrempé se remet à peine de l'orage, une lumière dorée éclabousse les falaises.


  • Le courrier des auteurs : 23/09/2014

1) Qui êtes-vous ? !
J'ai hâte de le découvrir un peu plus chaque jour.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'intensité et la brièveté d'une vie, et les traces qu'il en demeure.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Jacob, lui, aime se trouver entre ciel et terre sur le pont Sidi M'cid, là où le temps semble suspendu comme la passerelle, tandis qu'en bas les secondes s'écoulent dans le flot du fleuve, il se sent alors arrêté et en mouvement à la fois, dans un sentiment exaltant de joie et de terreur, immergé dans un temps sacré, c'est peut-être Dieu, le temps du monde, bien plus vaste que le sien."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
A la fois la Symphonie inachevée de Schubert, Louise chanté par Dean Martin et Layali Surour de Cheikh Raymond.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Ce que j'ai ressenti pendant l'écriture de ce livre : les mots peuvent (re)donner la vie et l'exalter, y compris dans la tragédie.


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