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.. Dans son propre rôle

Couverture du livre Dans son propre rôle

Auteur : Fanny Chiarello

Date de saisie : 27/01/2015

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-8236-0405-4

GENCOD : 9782823604054

Sorti le : 08/01/2015

  • Les présentations des éditeurs : 07/05/2015

Une farandole silencieuse au clair de lune accueille Fennella pour son arrivée à Wannock Manor, cette vaste demeure aristocratique où elle débutera dès le lendemain matin, à six heures, comme domestique.
Pendant ce temps, Jeanette pleure rageusement sur le cadavre d'une mouche dans une suite du Grand Hôtel de Brighton, où elle est femme de chambre.
Deux scènes de la vie quotidienne, en Angleterre, en 1947. Deux existences que tout semble séparer, dans ce pays où les différences de classe sont encore un obstacle infranchissable entre les êtres.
Fennella a perdu la parole à la suite d'un traumatisme. Jeanette est une jeune veuve de guerre qui a perdu tout espoir dans la vie. Une lettre mal adressée et une passion commune pour l'opéra vont provoquer leur rencontre et bouleverser leurs destins.
Le cheminement intérieur de deux femmes en quête d'absolu et d'émancipation, c'est ce que raconte ce roman sombre comme le monde dans lequel elles semblent enfermées, et lumineux comme l'amour qui les pousse à s'en libérer.

Fanny Chiarello est née en 1974. Elle est l'auteur de plusieurs romans et recueils de poésie. Elle a publié deux romans aux Éditions de l'Olivier : L'éternité n'est pas si longue en 2010 et, en 2013, Une faiblesse de Carlotta Delmont. Elle vit à Lille.



  • La revue de presse Florence Bouchy - Le Monde du 8 janvier 2015

Comme dans le précédent roman de Fanny Chiarello, c'est le chant qui offre aux personnages une échappée, cristallisant leurs aspirations à l'absolu et laissant résonner en eux les notes de leur douleur. Mais si Une faiblesse de Carlotta Delmont (L'Olivier, 2013) s'interrogeait, en un dispositif assez virtuose et de ce fait un peu distancié, sur la disparition d'une cantatrice au lendemain de son triomphe dans Norma, Dans son propre rôle prend toute la mesure de son sujet et y puise la matière sensible d'un roman à la fois délicat, ambitieux et pleinement abouti. Ne cédant à aucune facilité, sans que la construction, pourtant fort habile, prenne le pas sur l'épaisseur romanesque des personnages, Fanny Chiarello réussit merveilleusement à brosser le portrait croisé de deux femmes qui, sans l'opéra, ne se seraient ­jamais rencontrées et n'auraient, surtout, jamais laissé s'ouvrir en elles la possibilité d'une réinvention de soi...
Loin de verser dans un lyrisme mimétique de son sujet, qu'elle ne pourrait sans doute que caricaturer, l'écriture de Fanny Chiarello est pourtant tout entière habitée par les voix de ses personnages, dont elle rend discrètement sensibles les inflexions, auxquelles s'accorde harmonieusement la propre tessiture de la voix narrative.


  • Les courts extraits de livres : 07/05/2015

Fennella laisse sa bicyclette à l'entrée du village. Chaque fois qu'elle y vient, les mains serrées sur le guidon, elle passe sans un regard pour la devanture du Blue Stream, plus attentive aux ornières de la chaussée qu'aux façades bordant la rue, de sorte qu'elle ne se remémore presque jamais les belles heures de l'établissement, fermé depuis trois ans déjà. Mais aujourd'hui elle s'arrête, approche, se penche, plonge son regard à travers la vitre grasse, le plus profondément possible dans les entrailles intactes de la taverne. Sous la poussière, les tables (deux par deux, plateau contre plateau, celle du dessus tendant au plafond ses pattes immobiles comme le ferait un cafard mort), les chaises empilées et le comptoir massif semblent plus sombres encore qu'à l'époque où les hommes du village y claquaient leurs pintes. Jimmy était de ceux-là, certains soirs. Il était si jeune, bien plus jeune que le Blue Stream. Lui non plus n'existe plus maintenant, et au point de l'espace-temps où son esprit est resté accroché pour toujours, les hommes continuent de quitter le Blue Stream en titubant, entonnant en choeur les chansons populaires qu'a jouées, un peu plus tôt dans la soirée, le petit orchestre local, ou se querellant à cause d'une femme ou d'une partie de cartes.
Fennella détourne le regard, reprend son chemin. L'image d'une chope vide abandonnée sur le bar auprès d'un chiffon flotte à la surface de sa mémoire immédiate puis sombre pour laisser place à une tristesse inattendue. Que penserait Jimmy s'il savait que le Blue Stream a fermé ses portes, que l'écho de ses fêtes et de ses fraternités s'est à jamais tassé, faisant une patine poisseuse sur le bois du mobilier, cette patine que donne le temps quand il est ainsi confiné ? Soudain il apparaît à Fennella que la fermeture du bar a clos une deuxième fois les paupières de Jimmy, qu'avec elle c'est une ère à part entière qui a basculé dans l'oubli, l'ère où personne n'aurait imaginé Wannock sans sa taverne, ni le monde sans Jimmy, l'ère d'une certaine innocence où chanter ne semblait pas déplacé. L'ère de la farandole, songe Fennella.

Les graviers crissaient comme de la neige sous ses semelles, cette nuit-là (la première nuit), et la lune découpait sur le chemin la forme des branchages qui lui faisaient une inquiétante tonnelle. La lumière blanche hachurait les ténèbres qui régnaient sur les étendues de pelouse jusqu'à l'orée d'un bois voisin. Dans ce cliquetis argenté, le parc se révélait plus vaste qu'un terrain de golf et son gris bleuté annonçait une herbe fraîche et charnue, bien nourrie, coupée comme au ciseau et, dans le monde diurne, d'un vert intense. De la lisière sombre se détachèrent des formes et la jeune femme suspendit son pas, crispa les doigts sur la poignée de sa valise et retint son souffle. Le silence était total, toute la maison devait être assoupie car on ne voyait aucune lumière sourdre d'aucune fenêtre ni d'aucun soupirail, au point qu'elle envisageait de dormir à même le sol pour ne pas devoir réveiller l'intendante ou le majordome.


  • Le courrier des auteurs : 07/05/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Jamais tout à fait la même ; je suis en chantier, dans des carnets ou des fichiers Word. Je suis, avant tout, mon intuition.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Il est tissé de plusieurs fils thématiques. Il y est question de cette machine à broyer qu'est la société, dont la guerre et la domesticité accentuent encore les injustices. Il y est question de marcher vers la lumière dans un monde très sombre, quitte à inventer la lumière. Il y est question de trouver sa place parmi les autres, dans son propre rôle.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Il faut bien des voix pour tisser le tapage du monde, et parmi ces voix toutes uniques, les plus ténues sont les plus précieuses". Chaque jour je me rends un peu mieux compte de sa portée politique.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
"Oft denk' ich, sie sind nur ausgegangen" des Kindertotenlieder de Gustav Mahler, interprété par Kathleen Ferrier et le Wiener Philharmoniker sous la direction de Bruno Walter.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La plus grande générosité envers ses lecteurs dont un auteur puisse faire preuve est à mes yeux de ne pas penser à eux en écrivant, afin de leur proposer le travail le plus honnête possible. C'est un contrat que je suis prête à signer avec eux.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Je travaille à mon bureau, près de la fenêtre, en écoutant des musiques instrumentales (classique, jazz, musique contemporaine ou expérimentale) à faible volume ; quand je me relis à voix haute, j'éteins la musique. Mes chats, Joe et Sam, alternent sur mes genoux ; celui qui n'y est pas attend que j'aille me faire un thé pour prendre la place de l'autre. J'écris entre six et huit heures par jour sans forcer.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je ne parlerais pas d'inspiration mais d'aspiration : quelque chose me happe (une musique, une idée, une image, une sensation), et ne me régurgite qu'une fois mon texte fini - parfois c'est un haïku, parfois c'est un roman. Et ça me prend n'importe où, n'importe quand : dans mon sommeil, à vélo, sous la douche, en courant... D'ailleurs, dès que je ne suis pas en train d'écrire, la moindre petite chose que je vois me pousse vers mon carnet.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Je crois qu'elle était dans ma vie avant même que je ne sois consciente de moi-même. J'ai eu un ami imaginaire au CP mais je ne suis pas sûre qu'il ait été mon premier personnage. Bien avant lui déjà je devinais des présences dans les motifs du liège ou des feuilles mortes, dans la purée ou les nuages, j'y pressentais des histoires et des questions qui n'attendaient que d'être exprimées.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Je me rappelle certains des premiers livres que j'ai eu plaisir à lire, mais mon premier choc littéraire, à savoir le premier livre que j'ai lu avec la conscience d'avoir entre les mains le travail d'un auteur (avec ses choix esthétiques, narratifs, etc.) devait être un roman de Truman Capote, peut-être Breakfast at Tiffany's.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Les enfants ont des doudous. Quand ils ont passé l'âge, il leur reste les livres. Sans les écrivains, les adultes cacheraient des vieux morceaux de couverture dans leur sac pour aller travailler.


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