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Couverture du livre La traîne-sauvage

Auteur : Rosine Crémieux | Pierre Sullivan

Date de saisie : 01/06/2015

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Signes et balises, Paris

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782954516325

GENCOD : 9782954516325

Sorti le : 05/11/2014

  • Les présentations des éditeurs : 05/07/2015

"Je venais d'être confrontée à des lettres de ma mère, son écriture, sa quête désespérée pour me retrouver, sa correspondance avec les parents de mes camarades de captivité. Toutes ces souffrances, je les avais imposées à mes parents ! Au moment même où la télévision voulait nous transformer, nous les rescapées de la Luire, en héros de la Résistance, je trouvais cela profondément injuste. Renvoyée là encore à une honte incompréhensible mais tenace, je voulais au moins l'exprimer à quelqu'un qui pourrait l'entendre. À ce moment-là, je m'en souviens, nous étions place de l'Odéon.
Et vous m'avez dit : 'Pourquoi ne pas aller au-delà, pourquoi ne pas écrire cela ?"'

Rosine Crémieux

"Je ne savais pas, avant d'entreprendre ce périple, devoir et pouvoir témoigner de la vérité humaine."

Pierre Sullivan

Rosine Crémieux, résistante dans le maquis du Vercors, fut déportée à Ravensbrück. Elle exerça comme psychanalyste pendant de longues années. Elle est décédée en 2012.

Pierre Sullivan, Québécois, est venu en France dans les années 1970. Il est psychanalyste à Paris.


  • Les courts extraits de livres : 05/07/2015

Extrait du prologue

En 1994, le Vercors célébrait le cinquantenaire de sa libération. Les infirmières survivantes de la grotte de la Luire étaient conviées à participer à une émission de télévision et nous étions très émues de nous retrouver sur les lieux. Ensemble nous avions vécu un massacre, puis notre déportation à Ravensbrück.
Le lendemain de l'émission, nous gravissions le sentier menant à la grotte et nous échangions nos souvenirs lorsque j'ai ressenti la douleur du poids des brancards sur mes épaules. J'ai alors pensé à ces patients qui racontent avec détachement leurs traumatismes et soudain se sentent soulagés de pouvoir enfin se laisser envahir par leurs émotions.
A mon retour du Vercors, j'ai éprouvé le désir de récupérer ce moment de ma vie pour l'inscrire, comme eux, dans la continuité de mon histoire. Désir tempéré par une réticence à revenir sur une telle expérience...
Il m'était certes assez facile d'évoquer certains souvenirs intenses, car tout un chacun aurait pu réagir comme moi : l'humiliation d'avoir été repoussée par un SS, vociférant que je n'en étais pas digne lorsque j'ai voulu caresser son cheval ; ou, à l'inverse, mon émotion devant le geste rare de sympathie d'un soldat allemand. Mais peu à peu, après ce voyage, j'ai pris conscience que ces souvenirs, faciles à partager, ne servent qu'à baliser ma réflexion. Ils m'évitent les écueils d'un cheminement trop pénible en moi-même.
Secrètement, je repensais toujours avec honte à ce petit morceau de pain dérobé à une prisonnière hongroise. Et le souvenir de ce vol me taraudait. C'est avec difficulté et très tardivement que j'avais pu le mentionner à mes enfants. Peut-être maintenant pourrais-je tenter de m'en libérer ?
Dans un premier temps, j'ai pensé avoir recours à ma connaissance de la psychanalyse. Les articles de Freud sur la guerre ("Réflexions sur la guerre et la mort", 1915, "Éphémère destinée", 1915, "Pourquoi la guerre ?", 1932), traitant de la mort, de l'héroïsme, de la violence à l'origine du droit, me frappent par leur pertinence mais m'aident peu à comprendre une expérience dont Freud ne pouvait avoir qu'une intuition. J'ai ressenti la même insatisfaction en relisant des travaux plus récents. L'intégration d'un tel traumatisme social et individuel peut-elle se faire en le reliant seulement à des références personnelles et familiales ? Mon analyse m'a aidée à me reconnecter avec la vie et à surmonter les moments de dépression qui m'envahissaient. Pourtant, ce fragment de mon existence restait toujours enfermé dans un placard comme un cadavre honteux.


  • Le courrier des auteurs : 05/07/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Anne-Laure Brisac, éditrice. J'ai fondé en 2013 les éditions Signes et balises, qui publient des témoignages littéraires. J'avais lu La Traîne-sauvage, de Rosine Crémieux et Pierre Sullivan, quand le livre avait paru chez Flammarion en 1999. Cette conversation entre Rosine Crémieux, résistante dans le Vercors à 16 ans, prisonnière des nazis, déportée, puis devenue psychanalyste après son retour des camps, avec Pierre Sullivan, de vingt ans son cadet, québécois installé en France depuis quarante ans, psychanalyste lui aussi, m'avait fait un vrai choc. J'avais même écrit une longue lettre à Rosine Crémieux suite à ma lecture ! (chose que je ne fais jamais). Par delà le thème de ce livre - autour du souvenir de l'expérience concentrationnaire de Rosine et de la façon dont elle avait aménagé sa vie ensuite -, ils avaient tous deux inventé une forme, extrêmement originale, et qui rendait le propos encore plus émouvant, plus fort, car leur échange était dépourvu du moindre pathos, tout en laissant l'émotion affleurer à chaque page. Quand j'ai appris, il y a quelques mois, que ce livre était épuisé, j'ai souhaité le republier. Il entrait parfaitement dans la ligne éditoriale que je me suis fixée. Rosine Crémieux était décédée depuis quelques mois : j'ai contacté ses filles, ainsi que Pierre Sullivan. Ils étaient heureux que ce texte revive. Et Pierre Sullivan a écrit un beau texte pour la seconde vie de La Traîne-sauvage, «Démêler la mort de l'avenir» - ces mots sont tirés d'un poème du Québécois Gaston Miron.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Comment évoquer l'expérience de la déportation, après celle de la Résistance ? Le pire que puisse éprouver un être humain - dégradation, humiliation, souffrance, bestialité - et aussi le meilleur : la fraternité, l'espoir, la lutte pour une cause juste. Mais à la différence de récits comme ceux - admirables - de Primo Levi ou de Charlotte Delbo, ce livre ne dit pas tant de choses que cela de la vie dans le camp, ce n'est pas une analyse historique, sociologique ou politique. Il se projette plutôt dans l'après : comment vivre avec cela, et comment transmettre la mémoire de cette expérience à ceux qui viendront ensuite ?
C'est aussi un livre sur l'amitié, raison de plus pour l'éditer, selon moi. Car on se rend compte qu'au fil des mois d'écriture à quatre mains s'est créée une amitié sincère et unique entre les deux auteurs, l'un devenant le dépositaire de l'expérience quasi secrète de l'autre. Et j'avais envie de montrer que l'écriture peut générer cela aussi.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Je ne savais pas, avant d'entreprendre ce périple, devoir et pouvoir témoigner de la vérité humaine.» (Pierre Sullivan)
«Aujourd'hui j'ai envie que cette expérience ne reste pas figée en photos ou en documents. Il faut qu'elle féconde.» (Rosine Crémieux)

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le chant des partisans

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leur faire partager ce que je trouve puissant dans ce livre : la fraternité, la joie, l'énergie et le désir de vivre. Et aussi la contemplation des belles choses - paysages ou peinture, dont les deux auteurs sont friands.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Pierre Sullivan raconte dans le livre comment il s'est écrit : avec Rosine Crémieux ils se voyaient une fois par mois et Rosine évoquait ses souvenirs. Puis l'un écrivait, envoyait ses pages à l'autre par fax (c'était avant internet !), l'autre lisait, reprenait, corrigeait, réagissait, et le texte repartait dans l'autre sens. Cela a duré plusieurs années. On sent à la lecture du livre que ce n'était pas toujours facile, que c'était parfois douloureux, ou même tendu, entre les deux auteurs.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Je parle à la place des auteurs et je me dis qu'ils seraient d'accord avec cette réponse : en écoutant les autres.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Là encore je parle à la place des auteurs - surtout de Rosine Crémieux. L'écriture, c'est d'abord celle des autres : lire, lire et lire encore, des romans, des récits. Puis, un documentaire sur le Vercors, 50 années après la prise du maquis par les Allemands en 1944, et des bribes de récit qui peu à peu se sont formées, pour donner lieu à cette conversation à deux, à ce «voyage» (c'est le dernier mot du livre) dans les souvenirs, et sur les lieux mêmes de l'histoire.


  • Le courrier des auteurs : 05/07/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Rosine Crémieux, résistante dans le Vercors à 16 ans - prisonnière des nazis - déportée - psychanalyste ; Pierre Sullivan, québécois, psychanalyste.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Comment évoquer l'expérience de la déportation, après celle de la Résistance ? Le pire que puis éprouver un être humain - dégradation, humiliation, souffrance, bestialité - après la fraternité, l'espoir, la lutte pour une cause juste.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Je ne savais pas, avant d'entreprendre ce périple, devoir et pouvoir témoigner de la vérité humaine.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le chant des partisans

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La fraternité, la joie de vivre

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
L'écriture à quatre mains : l'échange

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En écoutant les autres.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
L'écriture des autres, d'abord : lire, lire et lire encore, des romans, des récits.


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