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.. D'après une histoire vraie

Couverture du livre D'après une histoire vraie

Auteur : Delphine de Vigan

Date de saisie : 30/01/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782709648523

GENCOD : 9782709648523

Sorti le : 26/08/2015

  • Les présentations des éditeurs : 04/11/2015

«Tu sais parfois, je me demande s'il n'y a pas quelqu'un qui prend possession de toi.»

Delphine de Vigan est notamment l'auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, et des Heures souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier. Elle faisait partie de la dernière sélection du Goncourt. Elle vit à Paris.

Prix RENAUDOT 2015



  • La revue de presse Juliette Rigondet - Le Magazine Littéraire, août 2015

Autofiction ou pur roman ? Parfait suspense. Dans son nouveau livre, Delphine de Vigan raconte comment une écrivaine passe peu à peu sous la coupe d'une femme rencontrée lors d'une soirée...
Pourtant, même si le titre s'affiche, tel un bandeau racoleur : D'après une histoire vraie, il est possible que «tout soit inventé»... Il est possible donc que Delphine de Vigan, tout en feignant de se livrer, se joue ici de ses lecteurs, ou plutôt de ce doute qui nous effleure irrépressiblement à la lecture de ce texte captivant...
Le roman prend, dans sa dernière partie, une allure de thriller hitchcockien rappelant aussi bien l'inquiétant personnage joué par Anthony Perkins dans Psychose que la prison dorée dans laquelle Ingrid Bergman est recluse, dans Les Enchaînés, parmi des assassins.


  • La revue de presse Benjamin Locoge - Paris-Match, novembre 2015

Evidemment, tout cela est inspiré de faits réels. Et tout n'est pas vrai...
Entre enquête sur la littérature et ambiance à la Stephen King, l'auteur s'amuse à déjouer les pièges que lui tendait son propre projet. Et arrive à signer un texte fort, posant de nombreuses questions sur la place de l'écriture dans la vie.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - L'Obs du 27 août 2015

Avec "D'après une histoire vraie", l'auteur de "Rien ne s'oppose à la nuit" réussit une horrifique confession en trompe-l'oeil...
Pour l'auteur de «No et moi», qui cite Jules Renard, «dès qu'une vérité dépasse cinq lignes, c'est du roman». En somme, se souvenir, c'est déjà se mentir. Et se raconter, fût-ce avec la plus grande sincérité, c'est toujours fabuler. Même si l'on ne partage pas ce sentiment, on ne peut qu'être épaté par l'art et la vigueur avec lesquels Delphine de Vigan fait prendre à sa théorie le risque du réel. Et impressionné par ce vrai-faux roman tout en abyme, en trompe-l'oeil, en suspens, où «Je» est un autre et dont l'auteur sort exsangue. Le lecteur, aussi.


  • La revue de presse Benjamin Locoge - Paris-Match, aiût 2015

Pour son nouveau roman, Delphine de Vigan ose une mise en abyme qui va dérouter le lecteur...
Entre enquête sur la littérature et ambiance à la Stephen King, l'auteur s'amuse à déjouer les pièges que lui tendait son propre projet. Et arrive à signer un texte fort, posant de nombreuses questions sur la place de l'écriture dans la vie.


  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 20 août 2015

Des citations de Stephen King, tirées de La Part des ténèbres et de Misery (Albin Michel, 1989 et 1990) ouvrent chacune des trois parties («Séduction», «Dépression», «Trahison») du roman, et l'influence de l'Américain se sent tout au long de ce roman à la fois risqué et réussi. Dans une atmosphère oppressante, Delphine de Vigan titille le goût de ses lecteurs pour le vrai et joue avec le flou entre réel et fiction. Menant une réflexion en acte, tout à fait convaincante, sur les pouvoirs de l'un et de l'autre.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 19 août 2015

L'auteur met en scène son double, secoué par le succès de son dernier roman et aux prises avec une amitié dangereuse. Une fiction qui donne le vertige...
Sont-ce les exergues des chapitres, empruntées à Stephen King, notamment à Misery, l'impeccable thriller dans lequel l'Américain met en scène un romancier retenu captif par une de ses lectrices, qui placent le lecteur en état d'alerte ? Non, c'est plus sûrement l'habileté avec laquelle Delphine de ­Vigan, l'auteur de Rien ne s'oppose à la nuit (2011), distille les indices d'un dysfonctionnement originel dans cette ­relation amicale qui révèle peu à peu sa vraie nature : la prise de pouvoir d'un individu sur un autre...
Delphine de Vigan confère à son opus un enjeu intellectuel et esthétique passionnant. Un enjeu incarné, et pleinement contemporain, tant il participe des interrogations que suscite l'avenir de la forme romanesque, son rapport à la narration, à l'imagination, au réel...


  • Les courts extraits de livres : 07/09/2015

Quelques mois après la parution de mon dernier roman, j'ai cessé d'écrire. Pendant presque trois années, je n'ai pas écrit une ligne. Les expressions figées doivent parfois s'entendre au pied de la lettre : je n'ai pas écrit une lettre administrative, pas un carton de remerciement, pas une carte postale de vacances, pas une liste de courses. Rien qui demande un quelconque effort de rédaction, qui obéisse à quelque préoccupation de forme. Pas une ligne, pas un mot. La vue d'un bloc, d'un carnet, d'une fiche bristol me donnait mal au coeur.
Peu à peu, le geste lui-même est devenu occasionnel, hésitant, ne s'exécutait plus sans appréhension. Le simple fait de tenir un stylo m'est apparu de plus en plus difficile.
Plus tard, j'ai été prise de panique dès que j'ouvrais un document Word.
Je cherchais la bonne position, l'orientation optimale de l'écran, j'étirais mes jambes sous la table. Et puis je restais là, immobile, des heures durant, les yeux rivés sur l'écran.
Plus tard encore, mes mains se sont mises à trembler dès que je les approchais du clavier.
J'ai refusé sans distinction toutes les propositions qui m'ont été adressées : articles, nouvelles de l'été, préfaces et autres participations à des ouvrages collectifs. Le simple mot écrire dans une lettre ou un message suffisait à me nouer l'estomac.
Écrire, je ne pouvais plus.
Écrire, c'était non.

Je sais aujourd'hui que différentes rumeurs ont circulé dans mon entourage, dans le milieu littéraire et sur les réseaux sociaux. Je sais qu'il a été dit que je n'écrirais plus, que j'étais parvenue au bout de quelque chose, que les feux de paille, ou de papier, toujours, finissent par s'éteindre. L'homme que j'aime s'est imaginé qu'à son contact j'avais perdu l'élan, ou bien la faille nourricière, et que par conséquent je ne tarderais pas à le quitter.
Lorsque des amis, des relations, et parfois même des journalistes se sont aventurés à me poser des questions sur ce silence, j'ai évoqué différents motifs ou empêchements parmi lesquels figuraient la fatigue, les déplacements à l'étranger, la pression liée au succès, ou même la fin d'un cycle littéraire. Je prétextais le manque de temps, la dispersion, l'agitation, et m'en tirais avec un sourire dont la feinte sérénité ne dupait personne.
Aujourd'hui, je sais que tout cela n'est que prétexte. Tout cela n'est rien.
Avec mes proches, il m'est sans doute arrivé d'évoquer la peur. Je ne me souviens pas d'avoir parlé de terreur, c'est pourtant de terreur qu'il était question. Maintenant je peux l'admettre : l'écriture qui m'occupait depuis si longtemps, qui avait si profondément transformé mon existence et m'était si précieuse, me terrorisait.


  • Le courrier des auteurs : 10/02/2016

Delphine de Vigan, si D'après une histoire vraie était une musique classique, quelle serait-elle ? (nous enverrons votre réponse au musicien Jean-François Zigel, producteur sur France Inter)
En quelques mots, je choisirais le concerto pour 4 pianos de Bach. Il convoque une période de ma vie à laquelle «D'après une histoire vraie» est secrètement rattaché. Il évoque pour moi une sorte d'élan vital, l'idée d'une force, d'un élan, qui rencontrerait des gouffres, des obstacles, mais finirait par l'emporter. Il est à la fois joyeux et profond, parfois plus mélancolique. C'est un mélange de simplicité et de complexité que je ne sais pas décrire, parce que je ne suis malheureusement pas musicienne.


  • Le courrier des auteurs : 07/09/2015

1) Vous faîtes entrer dans le livre «D'après une histoire vraie» des personnalités connues (écrivains, journalistes littéraires, éditeurs). C'est troublant, car on ne sait plus qui fait quoi. Est-ce un jeu délicieux pour une auteure. ?
Oui, dans doute... Et c'est un jeu dangereux. Car qui prétend savoir démêler le réel de la fiction ?

2) Vous avez un succès fou, vous entrez dans la vie des lecteurs, comme une sorte de tourbillon. Entre chaque sortie de roman, l'attente de vos lecteurs est immense. C'est unique, car vous appartenez au public. Êtes-vous «terrassée» par un sentiment de réelle responsabilité (on pense au vertige, mot cité plus haut). D'ailleurs avez-vous le vertige dans la vraie vie ?
C'est avant tout une grande joie d'être lue. Et attendue. Cette attente est un cadeau mais elle peut aussi être un piège, dans lequel on risque de s'enfermer soi-même (c'est l'un des thèmes du roman, d'ailleurs).
Il arrive un moment où il faut refaire le silence autour de soi, oublier tout ce qui a été dit et écrit, oublier les lecteurs, oublier la peur, et revenir à sa propre trajectoire. Oui, c'est parfois vertigineux. Peut-être parce que j'ai le vertige dans la vraie vie. Un jour où j'avais accompagné mes enfants à l'Accrobranche, je me suis retrouvée plaquée par une force invisible, à plat ventre sur une petite passerelle suspendue au-dessus du vide, incapable d'avancer ni reculer.

3) Vous-sentez-vous dépassée par votre destin d'écrivaine ? Parfois les écrivains disent qu'ils n'ont pas le choix : ils sont tenus d'écrire et d'épouser cette vocation profonde. Une force en vous vous impose-t-elle de don ?
Oui, il y a une force assez mystérieuse qui nous pousse à écrire, et surtout, à recommencer- livre après livre. C'est quelque chose d'impérieux et, sans doute, d'assez obsessionnel. Mais j'ai le sentiment qu'écrire est aussi un choix. J'aime à croire qu'il serait possible de vivre autrement.

4) Quand l'inspiration vous guide vers des propos inattendus, loin par exemple du «politiquement correct», avez-vous une marge de manoeuvre qui vous permet de négocier avec l'inspiration ? Restez-vous maître à bord ?
Je suis assez peu guidée par l'inspiration. Je parlerais plutôt d'élan, d'énergie. Pour le reste, c'est du travail, beaucoup de travail. Je ne sais pas ce que c'est que le «politiquement correct» en littérature. J'essaie de suivre mon chemin, de creuser ma tranchée.


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