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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Il reste la poussière

Couverture du livre Il reste la poussière

Auteur : Sandrine Collette

Date de saisie : 02/08/2016

Genre : Policiers

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Sueurs froides

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-207-13256-2

GENCOD : 9782207132562

Sorti le : 25/01/2016

La lecture de ce roman a été un grand moment et une rencontre avec un auteur hors du commun. L'histoire est simple : quatre frères dont les aînés sont de jumeaux adolescents au début de l'histoire, le second est mutique voire handicapé et le petit dernier 4 ans est le souffre douleur des grands. Ils vivent tous dans la steppe argentine sous l'autorité implacable de la mère. Ils élèvent des moutons dont ils tirent une maigre pitance malgré un travail de forçat. La mère, c'est sous ce vocable qu'elle est désignée tout au long du roman, leur donne les ordres pour la journée puis s'en retourne vaquer à ses occupations. Aucun amour, aucun geste tendre ne la lie à ses enfants. Elle est la seule à seule à s'autorise quelque distraction. Tous les samedis elle va à la ville acheter les quelques provisions nécessaires à leur survie puis se rend au bar où elle joue aux cartes avec acharnement. C'est au cours de l'une de ces parties que le destin de la famille va basculer. Une violence hors du commun lie cette famille et Raphaël le petit dernier subit les pires sévices de la part de ses frères qui le font vivre dans une terreur permanente. Malgré la solitude, le manque d'amour et la peur qui le taraude en permanence Raphaël va trouver la force et l'espoir dont il aura besoin pour se forger un avenir.
Le récit est celui d'une rédemption, un roman initiatique sur des sentiers inédits. Il questionne avec acuité les tréfonds de l'âme humaine et la possibilité d'émerger de l'enfer pour peu que l'on ait, comme Raphaël, l'âme bien trempée et une volonté farouche d'arriver. L'écriture est simple, sans fioriture mais précise comme un scalpel. L'auteur sait décrire avec majesté les paysages désolés et arides de la steppe, le manque d'eau, la poussière et le vent glacial qui balaie ces terres inhospitalières.
Ce roman est un véritable coup de coeur que je vous conseille de lire sans tarder.
Un auteur à suivre.


  • Les présentations des éditeurs : 16/03/2016

Une nature impitoyable,
une famille rongée par la haine,
et l'innocence d'un enfant.

Patagonie. Dans La steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l'un à l'autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d'épineux.
Cet enfant, c'est Rafaël, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l'a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d'une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafaël se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d'immenses domaines, l'espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafaël parviendra-t-il à desserrer l'étau de terreur et de violence qui l'enchaîne à cette famille ?

Depuis son premier roman, Des noeuds d'acier, Grand Prix de littérature policière, Sandrine Collette «confirme avec éclat qu'elle a tout d'une romancière accomplie». (François Busnel, L'Express.)



  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, avril 2016

Un huis clos angoissant sur fond de western argentin. Le monde sauvage de Sandrine Collette. Cette femme a un don. Le don de se fondre dans des terres inconnues et inhospitalières, et d'en faire émerger, comme par magie, les aspérités les plus rugueuses et les beautés les plus cachées...
Au-delà du suspense de ce roman noir psychologique, c'est bien le style, tout en longues phrases chaloupées, qui emporte. Sandrine Collette enfonce le clou, retourne sa plume dans la plaie. De la belle ouvrage.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 27 janvier 2016

L'auteure parvient à construire un roman des grands espaces tout en installant la sensation du huis clos. Elle décrit rigoureusement les pâturages secs et les relations familiales impossibles, les courses éperdues derrière un océan de brebis qu'il faut tondre et la cruauté d'une femme mutique.


  • Les courts extraits de livres : 16/03/2016

Huit ans plus tard

La mère

La mère chaque matin contemple cette steppe indigente quand elle ouvre les volets, arrêtant son geste le temps de repérer les chiens assis derrière la porte, qui couinent en attendant la gamelle. Un domaine de rien, qui vaut moins que son nom écrit sur un panneau de bois ; mais il lui appartient à elle, elle seule, et l'orgueil de posséder ces vastes étendues la console à demi de la vision désolée des terres brûlées par le vent et la sécheresse. Dans son ventre, la mère sent enfler cette fierté fatiguée, car tout le monde ne peut pas en dire autant ici, être propriétaire, et elle oublie que le domaine lui est venu de son homme, tout saligaud qu'il était. Quand certains soirs elle se rappelle qu'elle est issue, elle, d'une famille de crève-la-faim, sans fortune et sans terres, et que tout la destinait à s'épuiser à la tâche pour les autres, elle grommelle et rumine, trouve mille défauts à la steppe qu'on lui a laissée, que c'était bien le moins, pour toute la misère qu'on lui a faite pendant des années. Il n'y a pas de place pour la reconnaissance dans la vie de la mère : ce qu'elle a, elle le mérite. Et sans doute qu'elle aurait mérité mieux, si seulement elle était tombée sur un autre, mais là encore elle a joué de malchance avec son homme qui était comme on sait, et ces terres trop maigres dont se nourrissent à grand-peine ses bêtes, bovins, moutons et chevaux mêlés. Chaque hiver, crevant de faim et épuisés par les vents froids, les plus faibles meurent. Jamais elle ne donne de fourrage cependant, pour préserver la résistance du bétail, dit-elle - et en réalité, parce que les récoltes ne le permettent pas.
La mère parfois ne sait plus où donner de la tête dans son estancia, entre le maïs qui lève là où la terre veut bien y mettre du sien, le foin qui ne pousse pas assez vite et les bêtes qui se vendent mal. A San Léon, on murmure depuis des années qu'il faut arrêter les bovins - pour ceux qui en ont encore. Ils ne font plus le poids. Et puis quoi ? braille la mère. Depuis le temps qu'on courbe la tête. Mais elle aussi a ça dans le sang, une sorte de défaite honteuse, avec sa famille de tâcherons et de servantes, et même du côté de son homme, le grand-père a dû céder la place lorsque les céréaliers et les gros éleveurs ont investi la pampa, repoussant les gens comme eux un peu plus loin dans le pays. Avec le chemin de fer, ils ont reculé encore. Pourtant les marchés ne se sont jamais si bien portés, l'Europe est enfin accessible. Depuis le débarquement du premier bateau frigorifique en 1876, la viande argentine s'exporte jusqu'en France - cent dix jours en bateau, et à l'arrivée, la chair rouge sous la couche de graisse comme si elle avait été abattue la veille, un miracle.
(...)


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