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.. Les temps perdus

Couverture du livre Les temps perdus

Auteur : Juan Pablo Villalobos

Traducteur : Claude Bleton

Date de saisie : 23/02/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782330057992

GENCOD : 9782330057992

Sorti le : 03/02/2016

  • Les présentations des éditeurs : 23/02/2016

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Après une dure vie de labeur à vendre des tacos douteux dans le centre de Mexico, Teo coule une retraite pittoresque dans un vieil immeuble délabré qu'il partage avec une dizaine de congénères et une impressionnante légion de cafards. Indépendant et fantasque, il refuse obstinément d'intégrer le cercle de lecture du troisième âge initié par la sémillante Francesca, objet de tous ses fantasmes. Il n'a pourtant échappé à personne qu'il est probablement écrivain, puisqu'il passe son temps à noircir des carnets. Converti en ennemi public n° 1, il détient, fort heureusement, une arme imparable : la Théorie esthétique d'Adomo, véritable bijou multi-usage, paradigme vital tout aussi efficace pour chasser les vendeurs importuns et exterminer les blattidés hostiles que pour river le clou à des vieillards décatis obnubilés par leurs ateliers de macramé, de modelage en mie de pain ou d'analyses de haute volée sur La Recherche du temps perdu.
Entre querelles de voisinage hilarantes et pulsions érotiques déjantées, l'auteur embrasse trois quarts de siècle de l'histoire du Mexique avec révolution et contre-révolution, crimes d'État, corruption, assassinats, disparition et marginalité.
Une irrévérence affirmée, instructive et salutaire.

Juan Pablo Villalobos est né à Guadalajara, Mexique, en 1973 et vit à Barcelone. Ses premiers romans ont été traduits en quinze langues. La traduction anglaise de Dans le terrier du lapin blanc (Actes Sud, 2011) fut finaliste du First Book Award 2011 du journal The Guardian. Si nous vivions dans un endroit normal est paru en 2014.



  • La revue de presse Ariane Singer - Le Monde du 18 février 2016

Au-delà de la farce débridée, tempérée par le portrait d'un artiste de génie (le muraliste Manuel Gonzalez Serrano) mort dans la misère, ce roman interroge avec tact la place des marginaux dans un pays que secouent la violence et la terreur.


  • Les courts extraits de livres : 23/02/2016

À cette époque, chaque matin en sortant de mon appartement, le 3-C, je tombais sur ma voisine de palier du 3-D, qui s'était fourré dans la tête que j'écrivais un roman. Elle s'appelait Francesca et moi, excusez du peu, je n'écrivais pas du tout un roman. Ce prénom, il fallait le prononcer Franchesca pour faire un peu banlieue. Après nous être salués d'un haussement de sourcils, nous nous immobilisions devant la porte de l'ascenseur, qui divisait l'immeuble en deux et montait et descendait comme la braguette d'un pantalon. A cause de ce genre de comparaisons, Francesca racontait à tous les locataires que je lui faisais du plat. Et aussi parce que je l'appelais Francesca, qui n'était pas son vrai prénom, c'était celui que je lui avais attribué dans mon prétendu roman.
Il y avait des jours où l'ascenseur mettait des heures à arriver, comme s'il ignorait que les usagers étaient des vieillards, ou comme s'il croyait que nous avions encore tout le temps devant nous et non derrière. Ou comme s'il le savait et s'en battait l'oeil. Quand enfin les portes s'ouvraient, nous entrions tous les deux, on commençait de descendre et le rouge montait aux joues de Francesca, résultat d'un effet purement métaphorique. L'engin allait si lentement qu'il donnait l'impression d'être actionné par des mains espiègles qui ralentissaient exprès, pour accroître la chaleur et différer le moment de la consommation, la descente de la braguette. Les cafards, qui infestaient l'immeuble, profitaient du voyage et descendaient rendre visite aux collègues du hall d'entrée. J'utilisais mon temps libre dans l'ascenseur pour les écrabouiller. Dans les couloirs ou dans le hall, c'était plus facile que chez moi, mais plus dangereux. Je devais les écraser fermement, mais sans exagérer, sinon l'ascenseur risquait de s'effondrer. Je demandais à Francesca de ne pas bouger. Une fois, je lui avais écrasé un orteil et elle m'avait obligé à lui payer le taxi pour aller chez le podologue.
Dans le hall l'attendaient ses lèche-bottes de la société littéraire. Les pauvres, elle les obligeait à lire roman sur roman. Ils y passaient des heures, du lundi au dimanche. Ils avaient acheté au marché des petites lampes à piles qui se fixaient à la couverture du livre, à côté d'une loupe. Fabriquée en Chine. Ils en prenaient soin avec une tendresse indécente, à croire que c'était l'invention la plus importante depuis la poudre ou le maoïsme. Je me faufilais entre les chaises, disposées en rond, comme dans une thérapie de réinsertion ou une secte satanique, et quand j'arrivais à la porte et pressentais l'imminence de la rue, avec ses nids-de-poule et sa puanteur de friture, je leur criais en guise d'au revoir :
- Quand vous aurez fini le bouquin, passez-le-moi ! J'ai un pied qui boite à ma table !
Et Francesca me répondait, invariablement :
- Franchesca est un nom de pute italienne ! Vieux dégoûtant !


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