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.. Le jour se lève et ce n'est pas le tien

Couverture du livre Le jour se lève et ce n'est pas le tien

Auteur : Frédéric Couderc

Date de saisie : 14/10/2016

Genre : Policiers

Editeur : Ed. Héloïse d'Ormesson, Paris, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782350873503

GENCOD : 9782350873503

Sorti le : 01/09/2016

  • Les présentations des éditeurs : 19/09/2016

New York, 2009. Pourquoi sa mère a-t-elle souhaité être enterrée au cimetière d'Union City ? Léonard Parker n'en a aucune idée. Pourtant il sent que l'heure est venue d'éclaircir le brouillard qui entoure ses origines. Commence alors une folle course-poursuite qui le mènera dans les arcanes du passé.

La Havane, 1959- Le destin réunit Dolores et Camilo, l'une est l'héritière d'une fortune liée au dictateur Batista, l'autre est un guérillero héroïque, compagnon de Fidel Castro. Des années après leur énigmatique disparition, un visage familier dans les rues de La Havane réveillera les fantômes de ces amants de la révolution.

Le jour se lève et ce n'est pas le tien se pose à la croisée des genres, entre quête identitaire et polar sentimental. S'inspirant de l'histoire cubaine, Frédéric Couderc signe un livre haletant, résolument cinématographique, où amour et pouvoir ne font pas bon ménage.

À PROPOS D'UN ÉTÉ BLANC ET NOIR
Captivant de bout en bout... Un scénario digne d'un grand film hollywoodien.
- Bernard Lehut, RTL

FRÉDÉRIC COUDERC vit entre Le Cap et Paris. Ancien grand reporter, il se consacre désormais à l'écriture et enseigne au Labo des histoires. Un été blanc et noir (2013), son cinquième roman, a reçu le prix du Roman populaire.


  • Les courts extraits de livres : 19/09/2016

NEW YORK, JANVIER 2009

Quelques heures avant d'enterrer sa mère, Léonard crut entendre le râle d'un animal à l'agonie. Il se redressa dans son lit, à l'affût, mais comprit assez vite que le vent de Manhattan lui jouait un mauvais tour. Nulle plainte, il ne s'agissait que de rafales. Incapable de se rendormir, il se leva lentement pour ne pas déranger Alice.
Il enfila un caleçon et descendit l'escalier. Au salon, il tourna un peu en rond, puis se posta à la vitre glacée du bow-window. La neige s'abattait sur Bedford Street comme si elle n'allait jamais s'arrêter. À l'horizon, il n'y avait plus ni bitume, ni voitures, ni arbres, ni bornes à incendie, juste un dénuement insondable qui donnait une impression de lévitation. Généralement, les New-Yorkais aiment voir leur ville tapissée de flocons. Ils la jugent alors propre, lisse, comme délivrée des figures angulaires, droites et rigides, qui forment son architecture. Face à tout ce blanc, Léonard avait plutôt en tête l'image d'un drap mortuaire.
«Maman est morte.» Il ne savait pas encore de quelle manière cette disparition l'affecterait. Il étouffait - cette souffrance l'empoignait, le désintégrait -, mais l'instant d'après il se persuadait que son décès était dans l'ordre des choses. De façon générale, il ne s'attardait jamais sur les moments d'angoisse. Il menait une vie sous contrôle. Il fallait «enterrer les morts et réparer les vivants».
Alice et lui avaient eu la chance d'acquérir une maison en plein coeur de Greenwich Village quand le marché était bas. La chambre se situait au premier, dans la pièce contiguë au bureau. Le second étage demeurait le domaine des garçons. Mais maintenant qu'ils étudiaient loin de New York, l'un à Berkeley, l'autre à Boston, ils vidaient les lieux lentement, vêtement après vêtement ; et Léonard mesurait chaque jour le vide qui s'installait dans son foyer. Il n'était absolument pas préparé à ce silence. Il lui suffisait de fermer les yeux pour revoir Luke et Tom bébés, puis gamins, puis ados. Il n'avait pas cessé d'être occupé ces vingt dernières années, jamais vraiment disponible entre le travail à l'hôpital et les colloques qui le menaient aux quatre coins du pays. Les week-ends, les vacances et les années s'étaient enchaînés. La maison semblait tellement plus grande depuis que ses fils s'inventaient d'autres territoires. Le temps avait filé si vite. Comme il aimerait entrer dans leur chambre, là, maintenant, se pencher sur leur oreiller, vérifier s'ils respiraient bien. Il n'avait pas bavardé baseball avec eux depuis des siècles. Qui des Yankees ou des Mets referait surface cette année ?
Il inspira profondément et peigna de la main sa chevelure emmêlée. Dehors, une voiture passa paisiblement au ralenti. Il eut le temps d'observer la silhouette féminine au volant. Une idée chassa l'autre... Comme le sillage de cette Volvo coiffée de poudreuse, sa mère ne laisserait pas de trace. Des amis seraient touchés par sa disparition, des voisins éprouveraient de la tristesse, ses enfants et sa femme auraient de la peine pendant quelques mois, cependant, à la longue, il serait seul à vraiment la regretter. Dora n'avait pas d'autre famille, de mari ou d'amant. Elle était une retraitée aimée, respectée, mais les gens accepteraient sans difficulté son départ. Elle deviendrait un souvenir vague, puis un néant. Dans son existence, quelle place allait occuper celle qui l'avait mis au monde ? Il se disait qu'une vie toute neuve commençait. Sans aucun lien avec le passé. Il n'était plus un fils, juste un père, un mari, un ami. Et puis, dans l'ordre des choses, le prochain sur la liste, c'était lui. Combien de temps lui restait-il ?
(...)


  • Le courrier des auteurs : 14/09/2016

1) Qui êtes-vous ? !
Sans doute me suis-je enferré un peu trop longtemps dans le roman historique, rassuré par l'exercice somme toute assez classique. La parution d'Un été blanc et noir m'a redonné des couleurs. En Afrique du sud, j'ai enfin trouvé le Cap. Entre La Havane et New York Le jour se lève et ce n'est pas le tien concentre mes obsessions : passion amoureuse, prédestination, filiation, voyage, lutte sans merci entre coeurs purs et coeurs féroces.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Au fil du fils, nous suivons Leonard, brillant gynéco à New York, relié de façon mystérieuse à Camilo Cienfuegos, victime d'un crime parfait signé des frères Castro. Entre fiction et réalité, hier et aujourd'hui, le lecteur est plongé dans la révolution cubaine. À la croisée des genres, j'espère offrir un livre haletant fait de mille petits détails.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Plutôt une scène : «Alice avait brusquement fui la salle. Leonard l'avait retrouvée dans la rue, où elle semblait l'attendre. Il s'était avancé tout doucement sur Houston Street. Les accords mélancoliques des violons jouaient encore dans sa tête. Il faisait chaud, mais il avançait en frissonnant, éperdu de timidité dans les pas de cette jolie fille qui allait lui échapper. Le devinant derrière elle, Alice se retourna. Leonard retenait son souffle, mais il planait, pas tout à fait lui-même. Il lui prit soudain la main droite et s'avança pour l'embrasser. Elle se sentit si bien contre sa poitrine, sa voix l'imprégnant d'une paix absolue, que ce fut assez.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le Trio pour piano et cordes n°2 en mi bémol majeur, Op. 100 D929 de Schubert. La bande-son amoureuse de cette rencontre.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'idée fragile qu'Alice et Leonard vivent comme Camilo. Avec droiture et attention aux autres.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Choix d'une musique pour commencer, et lecture des passages de la veille pour retrouver le rythme.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
À l'écoute des bruits du monde.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Il y avait un étang près de chez moi. Un dimanche d'adolescence, je me souviens d'avoir subtilisé une bouteille de Pastis pour boire en pleine nature, un état second me paraissant indispensable pour inventer une histoire (je pense désormais exactement le contraire).

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
La Blonde au coin de la rue, David Goodis, mort jeune, oublié, noyé dans la tristesse et dans l'alcool.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Au sacrifice comme Goodis. Ou à la joie...


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