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.. Le Messie du Darfour

Couverture du livre Le Messie du Darfour

Auteur : Abdelaziz Baraka Sakin

Traducteur : Xavier Luffin

Date de saisie : 01/12/2016

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782843047794

GENCOD : 9782843047794

Sorti le : 18/08/2016

  • Les présentations des éditeurs : 19/09/2016

«C'était la seule à Nyala et sans doute même dans tout le Soudan à s'appeler Abderahman.» Avec son prénom d'homme et sa cicatrice à la joue, terrible signe de beauté, Abderahman est la fille de fortune de tante Kharifiyya, sans enfant et le coeur grand, qui l'a recueillie en lui demandant de ne plus jamais parler de la guerre. De la guerre, pourtant, Abderahman sait tout, absolument tout.
C'est un jour de marché qu'elle rencontre Shikiri, enrôlé de force dans l'armée avec son ami Ibrahim. Ni une, ni deux, Abderahman en fait joyeusement son mari. Et lui demande de l'aider à se venger des terribles milices janjawids en en tuant au moins dix.
Formidable épopée d'une amazone de circonstance dans un monde en plein chaos, le Messie du Darfour est une histoire d'aventure et de guerre, une histoire d'amitié et de vengeance qui donne la part belle à l'humour et à la magie du roman.

Abdelaziz Baraka Sakin est né en 1963 au Soudan, ses racines sont au Darfour et au Tchad voisins. Publiée en Égypte ou en Syrie, son oeuvre très appréciée des lecteurs soudanais circule clandestinement au Soudan. Quand il reçoit en 2009 le prestigieux prix Tayeb Salih, remis à la Foire du livre de Khartoum, tous ses livres sont aussitôt saisis et détruits par les autorités. Il s'exile alors en Autriche où il obtient l'asile politique. Le Messie du Darfour est son premier roman traduit en français.



  • La revue de presse Eglal Errera - Le Monde du 1er décembre 2016

Les faits qu'il relate sont d'une cruauté effroyable et leur lecture serait proprement insoutenable, n'étaient la vitalité et la singularité de ses personnages, la liberté, voire la légèreté du ton, d'une superbe et provocante désinvolture...
Avec pour cadre ce désert qui «s'insinue dans l'être comme le serpent des légendes», Le Messie du Darfour est une allégorie du vain combat contre les forces du mal. Il met en scène le duel à mort entre des janjawids et une de leur victime, une jeune fille de 17 ans dont la détermination à se venger est aussi féroce que la leur à massacrer. Au mal absolu, incarné par les janjawids, auxquels l'auteur n'accorde aucune once d'humanité, s'oppose la vitalité de celle qui, détruite de l'intérieur, va vers l'annihilation absolue...
Le Messie du Darfour a été censuré après avoir reçu en 2009 la plus importante distinction littéraire du Soudan. Abdelaziz Baraka Sakin a été arrêté, tous ses livres détruits. On lui a fait jurer de ne plus écrire. «J'ai juré, dit-il en riant encore, et j'ai pris l'avion pour Le Caire, puis pour Vienne.»


  • Les courts extraits de livres : 19/09/2016

Vole

Le détachement militaire chargé de cette mission ne comptait guère plus de soixante-six soldats, accompagnés d'un bataillon d'habiles charpentiers emmenés de force depuis Nyala, Kaas et Zalingei. Ce qui était largement suffisant pour contenir la révolte d'un soi-disant prophète - selon les termes utilisés par les officiers de la région qui en avaient livré une description, et quelques politiciens toujours enclins à trouver le mot juste - dont l'unique force se composait de quinze hommes et une femme, dépourvus d'armes. Celui qu'on appelait le soi-disant prophète aurait ressuscité quarante personnes le vendredi précédent, il aurait aussi donné vie à un joli corbeau, tout ce qu'il y a de plus vrai, à partir d'une simple plume à laquelle il aurait dit : «Vole» - et elle se serait envolée.
Celui qui avait décidé de la manière d'en finir avec cet homme était doté d'une imagination fertile, que tout le monde lui enviait, il était en outre connu pour son sang-froid et son étonnante détermination à tuer. Il avait pour mission de régler cette affaire le plus rapidement possible, surtout depuis que ceux qui épiaient le gouvernement sur Facebook, Twitter et les sites web partisans, comme Al-Rakouba et Sudan for Ail, étaient au courant. Sans compter que les Nations unies, qui fourrent toujours leur nez partout, que cela les regarde ou pas, envisageaient avec quelques États de nommer un émissaire spécial chargé de suivre de près cette étrange affaire de «prophète du Darfour» - pour reprendre les termes de la presse occidentale - et de rédiger un rapport à ce sujet. De fait, des groupes de gens avaient déclaré avoir totalement foi en lui, avant même de connaître les détails de son message, ils se rassemblaient désormais aux quatre coins du monde, formant une gigantesque caravane en route vers le Darfour. Autant leur couper l'herbe sous le pied et se débarrasser de lui par la même occasion. Cependant, il voulait le tuer d'une manière particulière, dont il pourrait se délecter, il voulait lui choisir une fin qui conviendrait à ses ambitions : puisqu'il prétendait, avec tant d'assurance, être le Messie, puisque tel était son message, qu'il n'était ni l'un de ses apôtres, ni l'un de ses disciples, qu'il n'était ni l'Antéchrist, ni le Mahdi, ni même le légendaire Barambajil, puisqu'il prétendait être le Messie en chair et en os, alors il méritait bien une crucifixion exemplaire, qui pousserait tout autre aspirant prophète - et ils étaient de plus en plus nombreux ces temps-ci - à tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de se déclarer publiquement.
Les charpentiers et apprentis charpentiers étaient occupés à fabriquer quinze croix à partir de branches d'acacia récemment coupées, bien vigoureuses et munies de leurs épines, des croix qu'ils essayaient de rendre les plus lourdes possible, en choisissant les arbres les plus solides, aux racines bien irriguées par les eaux des profondeurs. Ils les renforçaient encore avec d'autres branches, et ils y plantaient de gros clous en acier très pointus. On leur rappelait de temps à autre qu'ils seraient crucifiés sur ces mêmes croix si d'aventure elles n'étaient pas d'assez bonne facture, c'est pourquoi les charpentiers et apprentis charpentiers s'activaient, travaillant jour et nuit, il ne leur restait plus que trente heures devant eux. Les soldats eux ne s'en faisaient pas - peut-on vraiment redouter quelqu'un qui n'a pas d'armes, et qui dit qu'il bénira ses meurtriers ? Ils passaient leur temps à jouer aux cartes et à se disputer à propos du nom de l'inventeur de la kalachnikov.
(...)


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