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.. Revenir-devenir : Gulliver ou L'autre voyage

Couverture du livre Revenir-devenir : Gulliver ou L'autre voyage

Auteur : Jean Viviès

Date de saisie : 15/10/2016

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Rue d'Ulm, Paris, France

Collection : Offshore

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782728805556

GENCOD : 9782728805556

Sorti le : 12/09/2016

  • Les présentations des éditeurs : 10/11/2016

Classique inclassable, le récit célèbre de Jonathan Swift, Les Voyages de Gulliver (1726), parcourt les genres littéraires (récit de voyage, satire, conte philosophique) sans s'en laisser assigner aucun de manière homogène et stable. Depuis longtemps abondamment commenté, étudié et interprété, le texte a donné lieu à une immense bibliothèque critique.
Jean Viviès se propose ici de verser au volumineux dossier des interprétations de Gulliver une lecture, certes documentée à la lumière de la recherche anglo-américaine et française, passée et contemporaine, mais aussi une lecture délibérément orientée.
Il prend pour angle de réflexion la question bien moins souvent abordée des retours du voyageur, de son retour comme problème. Le texte-matrice des récits de voyage de la littérature occidentale, l'Odyssée d'Homère, est au fond l'histoire d'un retour : un retour à l'île d'où l'on est parti, un retour à l'origine, un retour à soi. Ce retour ouvre la réflexion sur l'identité et permet le geste narratif. Chez Swift, les retours des différents voyages, au nombre de quatre et qui scandent ainsi le texte en autant de parties, sont ces lieux du récit, en Angleterre d'où Gulliver, marin et médecin, est parti, et où se mesure à chaque fois l'écart entre Gulliver et lui-même.
Ce voyage de retour se révèle bien plus hasardeux que les tempêtes de n'importe quel récit de voyage. L'essai se propose ainsi d'éclairer cet autre voyage, un texte qui garde toujours sa part de singularité, comme l'énigmatique géant que les Lilliputiens découvrirent un jour échoué sur leur rivage.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et agrégé d'anglais, Jean Viviès est professeur de littérature britannique à l'université d'Aix-Marseille. Ses travaux portent sur la littérature du XVIIIe siècle, les récits de voyage et la traduction. Auteur de nombreux articles, il a notamment publié James Boswell. État de la Corse (1992) et Le Récit de voyage en Angleterre au XVIIIe siècle : de l'inventaire à l'invention (1999), traduit en anglais sous le titre English Travel Narratives in the Eighteenth Century : Exploring Genres (2002). Il est également l'auteur de plusieurs traductions. H a dirigé le laboratoire de recherche angliciste LERMA à l'université d'Aix-Marseille, où il coanime le séminaire «Britaix XVII-XVIII». Fondateur de la Société d'étude de la littérature de voyage du monde anglophone (SELVA), il est président d'honneur de la Société des anglicistes de l'enseignement supérieur (SAES).


  • Les courts extraits de livres : 10/11/2016

Extrait de l'introduction

Comment parler de Gulliver après tant d'autres ? Comment penser sérieusement que l'on peut encore proposer une lecture de ses Voyages" ? Et qui ne les connaîtrait pas déjà ? Oeuvre parmi les plus célèbres de la littérature européenne, à l'instar du Don Quichotte de Cervantès ou de la Divine Comédie de Dante, le récit de Jonathan Swift est en même temps le plus accessible et le plus difficile des livres de son auteur, à la fois conte pour enfants et récit philosophique au sens incertain et peut-être indécidable. Un livre pour enfants que Swift n'a du reste jamais songé à écrire, un Gulliver in Wonderland d'avant les jeux d'Alice chez Lewis Carroll, mais qui, sauf à s'en tenir aux nombreuses éditions abrégées ou aux adaptations cinématographiques sur lesquelles se fonde l'idée que s'en fait le grand public, bascule en finale du côté de la noirceur, de la satire la plus implacable de la condition humaine. Comment écrire sur les Voyages de Gulliver après tant d'éminents annotateurs, commentateurs et critiques, après tant d'exégètes perspicaces, anciens et récents ?
Écrire un essai sur Gulliver après George Orwell, qui en donna en 1946 une impressionnante lecture politique et littéraire ? Orwell y voyait l'un des six livres qu'il mettrait sur la liste de ceux qu'il faudrait absolument sauver de la destruction. Il en admira toujours profondément l'auteur, qu'il avait découvert, émerveillé, à la veille de ses 8 ans, même s'il se déclarera plus tard opposé à lui, politiquement et moralement. Son lumineux essai critique, pour et contre Swift, n'a rien perdu de sa pertinence et de son tranchant.
S'insinuer dans la cohorte des commentateurs après Jorge Luis Borges ? L'écrivain argentin, fin connaisseur de la littérature anglaise, n'est pas non plus sans présenter des points communs avec Swift. Les Voyages sont, comme les textes de Borges, en dialogue constant et conscient avec d'innombrables autres livres et autres écrits, avec une bibliothèque-monde. Voilà «un livre des plus livresques». En effet, l'auteur de ces étourdissants Voyages, le doyen de la cathédrale Saint-Patrick à Dublin, n'a vraiment rien d'un loup de mer. Ses embruns ont le goût de l'encre. Il tient bien plutôt du lettré plein d'esprit et d'intelligence, de l'intellectuel au sens que l'histoire contemporaine donnera à ce terme. Il est, comme nombre d'autres écrivains de sa génération, un intellectuel engagé, comme on le dira aussi beaucoup plus tard, au carrefour de la politique, de la religion, de l'histoire, de la littérature et de la presse périodique. Mais il connaîtra aussi l'amertume à l'approche d'une soixantaine rugissante, en raison des revers politiques d'une carrière au plus près du pouvoir, mais conduite dans l'ombre.
Mais justement, pourquoi ne pas relire Swift après Jorge Luis Borges, dont l'incessant jeu de pistes littéraire peut se faire ici, curieusement, un premier guide à travers l'une de ses nouvelles tardives, Le Rapport de Brodie (El informe de Brodie) (1970).
Borges donne à l'ensemble du recueil le titre de cette nouvelle, qui s'inspire manifestement du dernier voyage entrepris par Lemuel Gulliver. Le narrateur raconte avoir trouvé, dans le premier tome d'une édition britannique des Mille et une nuits publiée par Lane (Londres, 1839), un manuscrit dont il manque la première page. Ce manuscrit est signé et paraphé par un missionnaire écossais, David Brodie, qui prêcha le christianisme en Afrique et dans la forêt brésilienne. Le texte se présente comme la traduction de son rapport : il a rencontré un peuple de nature bestiale, les Yahous. Ces derniers, pour s'appeler, se lancent de la boue, dévorent crus les cadavres de leurs sorciers et de leurs rois pour s'approprier leurs vertus ; leur roi est mutilé une fois choisi, et ils sont insensibles à la douleur et au plaisir. Brodie doit son salut à son fusil et écrit son rapport (informe) depuis Glasgow :

J'ai relaté mon séjour parmi les Yahous, mais j'ai glissé sur son horreur fondamentale dont je ne suis pas entièrement affranchi et qui hante encore mon sommeil.


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