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.. Telluria

Couverture du livre Telluria

Auteur : Vladimir Sorokine

Traducteur : Anne Coldefy-Faucard

Date de saisie : 06/04/2017

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Exofictions

Prix : 22.50 €

ISBN : 9782330073145

GENCOD : 9782330073145

Sorti le : 01/02/2017

  • Les présentations des éditeurs : 26/02/2017

Après l'implosion de l'Europe, provoquée par les wahhabites et les talibans, et le démantèlement de la Russie par les séparatistes, un Nouveau Moyen Age s'est instauré sur un territoire immense qui va de l'Atlantique à l'Oural puis au Pacifique. Les réserves de gaz et de pétrole sont épuisées et les Chinois ont débarqué sur Mars. C'est une ère de grande confusion, le Temps des Troubles. De la Russie actuelle ne subsiste que la Moscovie, orthodoxe et communiste, alors que partout ailleurs ont surgi de petits royaumes, principautés, tels les États-Unis de l'Oural, la République stalinienne socialiste soviétique (devenue un parc à thèmes pour nostalgiques du stalinisme)... et Telllurie, dans l'Altaï, dont le président est un Français.
La nature, peuplée de centaures et autres créatures horrifiques de tout poil, semble elle-même avoir perdu tout repère. L'insécurité règne partout, avec son cortège d'horreurs, de viols, de massacres... Comme dans les Temps anciens, l'énergie de chacun pourrait se mobiliser dans une quête du Graal, de l'Absolu. Au lieu de cela, tous se dirigent vers la république de Tellurie pour y acquérir le tellure, ce métal plus fort que toutes les drogues car il est capable de procurer le Bonheur.
Puisant le grotesque à la source de Rabelais, Swift et Gogol, jouant de tous les registres langagiers, s'inscrivant enfin dans la tradition illustrée par le Nous de Zamiatine et le 1984 d'Orwell, Vladimir Sorokine développe une fantasy allégorique sur l'avenir de l'Europe et de la Russie. Roman d'avertissement, Telluria trace les effroyables contours d'un futur annoncé.

Né en 1955, Vladimir Sorokine est devenu, après l'implosion de l'URSS, l'une des figures de proue du postmodernisme. Vénéré par les uns, détesté par les autres, il fut même un temps la bête noire du pouvoir actuel, jusqu'à voir ses livres brûlés sur la place publique par les jeunesses poutiniennes. Ses détracteurs ne s'y sont pas trompés, tant ses romans tournent tous autour de la question du totalitarisme, du Lard bleu (L'Olivier, 1999) au Kremlin en sucre (L'Olivier, 2008), en passant par La Journée d'un opritchnik (L'Olivier, 2006). Mais aussi autour de la littérature, toujours "en allée", comme dans Roman (Verdier, 2010).



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 30 mars 2017

En un temps où pétrole et gaz ne sont plus qu'un luxe réservé aux puissants, où les véhicules, quand ils ne sont pas tirés par des animaux, carburent à la pulpe de pomme de terre, la drogue est reine. Au sommet de l'édifice, le tellure, la drogue des drogues, un métal dont on fait des clous, que des « charpentiers » experts vous enfoncent directement dans le cerveau. Cela ouvre toutes les portes et même, pour de rares élus, celles du « Futurum »...
On retrouve dans Telluria ce qu'on appréciait chez Sorokine, de la Glace et la Voie de Bro à la Journée d'un opritchnik, la combinaison entre un sens terrifiant de l'anticipation politique et une recherche de ce qui dans le futur pourrait faire de l'homme un être nouveau. Mais peut-on savoir si c'est pour le pire ou pour le meilleur  ?...
Telluria le confirme, ­Vladimir Sorokine fait partie des très grands.


  • La revue de presse Simon Krug - Les Inrocks, février 2017

Surréaliste, malade, délirant, le style de Sorokine pourfend avec humour l'utopie globalitaire, les nationalismes, le consumérisme, on assiste avec délectation à la fin du monde tel que nous le connaissons. Impossible à synthétiser, c'est Rabelais revu et corrigé par la Beat Generation, Tolstoï sous LSD, Pynchon biographe de Staline. Le style est baroque, opulent, d'une richesse formelle qui ne saurait en aucun cas prendre le pas sur la pertinence de la diatribe. Et tout comme Houellebecq l'eut opéré avec «Soumission», on s'interroge donc aussi sur les potentielles prédictions tacites de ces auteurs polémistes, artistes flamboyants d'un monde uniformisé jusqu'à la lie. Pour lecteurs avertis.


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2017

"Il est temps de secouer les murailles du Kremlin !" Zoran déambulait sous la table, tendu, frappant du poing la paume de sa main : "Il est temps ! Plus que temps !"
Goran fit un bond, se hissa péniblement sur le banc, s'y assit et, à son habitude, se mit à balancer ses jambes courtaudes dans leurs petites bottes usagées. Son visage - nez busqué, front bas -, encadré d'une barbe bien taillée, rayonnait de paisible assurance.
"Les secouer ? Non ! Les démolir, répliqua-t-il. Les murailles ? Non ! Toutes ces têtes pourries !
- Les aplatir comme des citrouilles. Des ci-trou-illes !"
Zoran abattit son poing menu contre un pied de la table.
"On les aplatira !"
Comme pour conforter son propos, Goran pointa un doigt qui parut transpercer la puanteur enfumée de l'entrepôt. Là, sur un commandement de ce minuscule index, eût-on dit, deux grands - un ahanement de tonnerre s'échappant de leurs entrailles - retirèrent du poêle brûlant un creuset de plomb fondu d'une centaine de seaux et le portèrent vers des moules. Leurs énormes pieds nus ébranlèrent le local. Dans un porte-verre, sur la table, cliqueta un verre vide de la taille d'un homme.
Zoran entreprit à son tour de grimper, malhabile, sur le banc trop haut pour lui, aidé par Goran, dont les jambes ne cessaient de ballotter. Puis il passa du banc sur la table, se redressa, s'approcha du bord et s'y posta, ses petites mains agrippées aux revers de son manteau court. Ses yeux bridés se braquèrent sur le creuset, la chaleur dégagée par le poêle était telle que les mèches roussâtres de ses cheveux se balançaient doucement.
Parvenus au niveau des moules, les grands inclinèrent le creuset. Avec force chuintements et grésillements, le plomb se déversa dans un large bac, crachant des tourbillons de fumée grise ; des ruisselets d'une blancheur étincelante s'échappèrent aussitôt par dizaines, par dizaines ils coulèrent, par dizaines dégoulinèrent dans les moules. À demi nus, en sueur, les grands, protégés par des tabliers de grosse toile, inclinaient régulièrement le creuset.
Le plomb coulait, se répandait dans les moules couleur de terre. Zoran et Goran regardaient, l'un planté au bord de la table, concentré, l'autre assis sur son banc, remuant ses jambes ballantes. Les muscles monstrueux des grands s'étaient gonflés sur leurs bras luisants de sueur. Les tourbillons de fumée montaient vers l'orifice pratiqué dans le plafond de l'entrepôt. "Pour le bien de notre cause sacrée !" songea Zoran. "La Terre Mère humide...", se remémora Goran.
Le creuset penchait encore et encore, à croire que cela n'en finirait jamais. Les petits yeux de Zoran se mouillèrent de larmes, mais il ne cilla pas, ne les essuya pas.
Enfin, la coulée de plomb se tarit. Les grands posèrent avec fracas le creuset sur le sol de pierre.
Zoran se frotta les yeux, Goran se mit à fumer la pipe.
"Vous êtes des as, camarades !" hurla Zoran de toutes ses forces dans l'espoir de couvrir le grondement du poêle.
Mais les grands ne l'entendirent pas. Écartant de leurs corps massifs la fumée nauséabonde de cette fonderie improvisée, ils se dirigèrent vers un coin de la pièce, se saisirent chacun d'un seau d'eau et burent avidement. Ils en vidèrent six à eux deux, puis ôtèrent leur tablier, enfilèrent des souquenilles et s'approchèrent de la table. Leurs silhouettes masquaient la forge. Leurs ombres s'abattirent sur Zoran et Goran.
"Vous-ê-tes-des-as !" répéta Zoran, dont les petits yeux brillaient de contentement.
Son visage rayonnait jusque dans l'ombre des grands.


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