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.. Une chance minuscule

Couverture du livre Une chance minuscule

Auteur : Claudia Pineiro

Traducteur : Romain Magras

Date de saisie : 12/06/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782330075378

GENCOD : 9782330075378

Sorti le : 01/03/2017

  • Les présentations des éditeurs : 22/03/2017

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Marilé Lauría, trentenaire blonde aux yeux clairs, vit dans une banlieue huppée de Buenos Aires. Elle a épousé un chirurgien, habite une résidence cossue au perron garni de rosiers, et fréquente les parents qui, comme elle, confient leur progéniture au sélect collège privé de la ville. Jusqu'au drame qui rebat les cartes de cette existence morne et futile et fait basculer sa vie. La voilà condamnée à fuir comme une voleuse afin de délivrer de sa présence l'être qu'elle aime plus que tout au monde.
Quelque vingt ans plus tard, Mary Lohan, une quinquagénaire rousse aux yeux de jais qui réside à Boston, prend l'avion pour l'Argentine, où l'appelle une mission professionnelle. Au terme du voyage : une petite ville qu'elle ne connaît que trop bien, le souvenir cuisant d'une faute jugée impardonnable qui l'a poussée à tout abandonner et un homme qu'elle craint par-dessus tout de rencontrer.
Probablement aussi la chance majuscule de pouvoir enfin "réparer" la femme rompue.
Cette poignante comédie dramatique explore les liens du sang, la culpabilité et les épouvantables ou merveilleuses facéties du hasard.

Claudia Piñeiro est née en 1960 à Burzaco, dans la province de Buenos Aires. Elle est romancière, dramaturge et auteur de scénarios pour la télévision. Actes Sud a publié Les Veuves du jeudi (2009), récompensé par le prix Clarin, Elena et le roi détrôné (2011), Bétibou, (2013) et k toi en 2015.


  • Les courts extraits de livres : 22/03/2017

J'aurais dû dire non, que ce n'était pas possible, que je ne pouvais pas voyager. Dire n'importe quoi. Mais je n'avais rien dit. Mille et une fois, j'avais cherché à m'expliquer pourquoi j'avais quand même accepté, alors que j'aurais dû dire non. L'abîme nous attire. Et, parfois, sans même que nous soyons conscients de son attraction. Il y a certaines personnes qu'il attire comme un aimant. Celles qui peuvent se pencher, regarder dans le vide et se sentir capables de sauter. Je suis de celles-là. Capable de me précipiter dans le vide, de tomber, pour devenir libre, en fin de compte. Même s'il s'agit d'une liberté inutile, d'une liberté sans lendemain. Libre, mais seulement le temps que durera cette chute.
Alors, si j'avais accepté, ce n'était peut-être pas parce que je n'avais pas su dire non ; peut-être était-ce, au fond, parce que je l'avais voulu. Quelque part au fin fond de moi, dans cette zone intime où je n'ai plus la possibilité de répondre de moi-même, je l'avais voulu. Peut-être même avais-je attendu pendant tout ce temps que cette occasion se présente. Mon abîme à moi. Dix-neuf ans. Même plus, presque vingt. À attendre que quelque chose ou quelqu'un, qu'une force à laquelle je ne pourrais m'opposer, qu'une circonstance irrémédiable et inéluctable m'oblige à revenir. Et pas ma simple décision personnelle, car je n'aurais pas été capable de la prendre. Le destin ou le hasard, mais pas moi. Revenir. Revenir, mais pas simplement dans mon pays, l'Argentine, pas simplement dans la ville où je vivais, Temperley, mais au collège Saint-Peter. Revenir comme dans un jeu de matriochkas qui me renvoie dans ce microcosme : un collège anglais du sud de la conurbation du Grand Buenos Aires, un collège que j'ai aimé aussi fort que je l'ai détesté.
Le collège Saint-Peter. Il m'est encore pénible d'en prononcer le nom, voire même de seulement y penser. Je sais que la personne qui compte pour moi n'y est sans doute plus. Mais il reste peut-être encore là-bas des gens que je connais ou qui me connaissent. Et qui le connaissent. Qui savent des choses sur nous de l'époque où je vivais encore dans ce quartier. Même si certains changements physiques et interventions sur mon corps m'apportent maintenant une relative tranquillité. J'ai la conviction de pouvoir passer inaperçue. Il y a de cela environ cinq ans, je suis tombée sur Caria Zabala - une maman du collège qui appartenait au cercle de mes amis les plus intimes de cette époque-là, à cet endroit où je me vois forcée de revenir - et elle ne m'a pas reconnue. C'était dans un de ces grands magasins, nous attendions toutes les deux notre tour à la caisse, côte à côte. Elle m'a regardée et, dans un très mauvais anglais, elle m'a posé une question sur le prix d'un vêtement que je tenais. Je suis restée muette, incapable de répondre. Caria a attendu quelques secondes mais, devant mon mutisme, sa seule réaction a été de poser la même question à la personne qui se trouvait derrière moi. J'ai alors compris ce que mon intuition me suggérait déjà : que celle que j'avais été n'existait plus, que celle qui faisait la queue ce jour-là dans un grand magasin de Boston n'était jamais allée à Temperley, qu'elle ne connaissait pas le collège Saint-Peter, qu'elle ne pouvait pas être démasquée par Caria Zabala ni par personne, pour la simple raison qu'elle était désormais devenue quelqu'un d'autre.
(...)


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