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.. Regards

Couverture du livre Regards

Auteur : William H. Gass

Traducteur : Marc Chénetier

Date de saisie : 19/06/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782749152523

GENCOD : 9782749152523

Sorti le : 20/04/2017

  • Les présentations des éditeurs : 04/05/2017

Après Le Tunnel, Sonates cartésiennes et Le Musée de l'Inhumanité, William Gass revient avec ce recueil composé de deux longs récits et de quatre nouvelles. Ici, le narrateur n'est autre que le célèbre piano du film Casablanca qui donne sans complexe sa version de l'histoire au cours d'une interview riche en révélations et en coups de griffe. Là, nous faisons connaissance avec le photographe d'une ville si désolée que même les voleurs ne la visitent plus et où il règne en maître sur sa boutique, sanctuaire d'images pâles et encadrées relatant une vie passée anonyme - jusqu'au jour où un client inattendu vient tout bouleverser. Nous croiserons aussi une chaise pliante se livrant à un étrange monologue dans l'échoppe d'un barbier...
Le diable, dit-on, gît dans les détails. Avec Regards, Gass démontre une fois de plus sa puissance d'évocation, toujours attentif au monde muet des objets et curieux des secrets de l'âme, usant de la langue comme d'un instrument incomparable, nous donnant à chaque fois l'impression d'entendre des notes derrière les mots.

«L'un des écrivains américains les plus importants du siècle.»
George Steiner

Dès son premier roman, La Chance d'Omensetter, en 1966, William H. Gass est reconnu comme l'un des écrivains les plus prometteurs depuis Faulkner. Il faudra attendre 1995 pour lire son deuxième opus, Le Tunnel. Après Le Musée de l'Inhumanité, Regards est son sixième ouvrage publié en France.



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 15 juin 2017

Avec six nouvelles réunies en recueil, l'auteur impose un univers où l'homme et les choses cohabitent tant bien que mal. Et le langage n'y peut pas grand-chose...
Consentir au désir de l'autre peut perdre, ou guérir. Regards nous laisse dans un univers désolé, avec pour seules armes des mots trompeurs ou salvateurs, qu'il manie en maître, mais dont il se garde bien de nous livrer le mode d'emploi.


  • La revue de presse Eric Chevillard - Le Monde du 4 mai 2017

Objets inanimés, peut-être avez-vous une âme, mais vous n'avez pas la parole. Et c'est regrettable, car parfois nous sommes un peu las d'entendre discourir nos semblables...
Cet immense écrivain américain, né en 1924, auteur notamment du Musée de l'inhumanité (Cherche-Midi, 2015), a l'oreille fine et une telle faculté d'empathie qu'il peut intercéder pour les choses et articuler dans notre langage leur plainte sourde et leurs confidences...
Il y a du Faulkner dans cet art d'ordonner tout un monde sur un lopin, et du Nabokov dans les éclats d'humour poétique que lancent les phrases en prenant leurs virages.


  • Les courts extraits de livres : 29/03/2017

-1-

Le fonds

Mr Lang ne l'avait pas bien pendue, même si son assistant, qui paraissait stupide mais ne l'était pas, marmonnait dans sa barbe, quand ses tâches le barbaient, «ah, il l'avait bien pendue, le Lang, ça oui, bien pendue.» Si Mr Lang parlait, et il parlait rarement, c'était pour s'en prendre aux volets métalliques de la boutique qui toujours rechignaient à adopter une position nouvelle - peu importait la précédente -, exigeaient qu'on les cajole, qu'on les flatte, qu'on les menace enfin. Et parfois il parlait aux tuyaux du chauffage, en se plaignant qu'ils cognent, en se plaignant de l'excès de chaleur qu'ils diffusaient dès qu'on avait dû les mettre en chauffe, de l'odeur que la vapeur faisait monter au nez au travers des couches de peinture qui leur donnaient un air d'aluminium. Ça va me faire gondoler mes images ! disait-il, plus tenté que jamais par un juron.
La boutique de Mr Lang se trouvait dans une partie de la ville à ce point morne et dénuée d'intérêt que les cambrioleurs n'y venaient jamais voir, pas même à la dérobée, chose que Mr Lang savait et appréciait sans doute mais, ces volets métalliques datant d'une époque antérieure, plus fréquentée, plus luxuriante, il se sentait tenu de les utiliser. On aurait pu deviner l'âge de Mr Lang rien qu'à ces menus détails : pour lui, les intrus éventuels étaient des «brigands», et il craignait de se faire «détrousser», expressions qui aujourd'hui ont perdu leur emploi. Les lattes des volets en question, à la vénitienne, de la largeur de la fenêtre, grinçaient en s'abaissant, ne tenaient plus très bien ensemble ni ne se chevauchaient plus comme elles avaient été conçues pour le faire dans une lointaine usine ; de ce fait, la lumière des réverbères - allumés pour éclairer une avenue déserte dont les vénérables vitrines prenaient un air menaçant même les après-midi où vous éblouissait le soleil - filtrait le soir dans la boutique où Mr Lang était parfois encore assis, bien après la fermeture, bien après avoir dit bonsoir à son idiot d'assistant d'un hochement de tête, dans l'obscurité, le regard fixé sur les épreuves, des épreuves qui couvraient les murs grêlés de la boutique, exposées là comme autant de choses mortes suspendues à un clou, comme abattues lors d'une chasse à un tout autre gibier : en ramassant des pommes tombées par terre, peut-être (même s'il vivait fort loin de la campagne) ou plutôt comme si un couple de grouses venait de se jeter dans le sac à pommes, ou encore comme si, alors qu'il ramassait des châtaignes de terre (il avait vendu sa voiture depuis plusieurs modèles), deux pigeons s'étaient glissés dans un panier en bois - peu probable - pendant qu'il triait des marrons d'Inde pour y trouver des plumes de dinde, ou qu'il tentait d'arracher des mûroises à leur roncier (sans porter, d'ailleurs, de manches en laine), faisant plutôt lever une compagnie de cailles - enfin bon, de beaux clichés pris par inadvertance, développés par erreur, encadrés avec fierté.
Assurément, Mr Lang avait ses préférées. C'étaient des images qu'il connaissait si intimement qu'elles étaient, enfin pas vraiment, comme gravées sur ses globes oculaires. La plus faible lumière lui permettait d'en distinguer les moindres nuances de gris : il s'imaginait souvent l'aspect de sa rue, là-dehors, comme un Atget - l'Atget documentaire. (...)


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