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.. L'attrait de l'oubli

Couverture du livre L'attrait de l'oubli

Auteur : Jacques Aumont

Date de saisie : 17/03/2017

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Yellow now, Crisnée, Belgique

Collection : Côté cinéma. Motifs

Prix : 9.50 €

ISBN : 9782873403966

GENCOD : 9782873403966

Sorti le : 22/03/2017

  • Les présentations des éditeurs : 17/03/2017

Le cinéma a été l'invention d'un siècle obsédé par la découverte et la maîtrise du monde visible et connaissable. De là à penser qu'il était une machine à enregistrer et à garder mémoire, il n'y avait qu'un pas, presque toujours franchi. Dans l'esprit collectif, c'est entendu : le cinéma, c'est la mémoire des choses passées (définition, par ailleurs, de l'Histoire).
Dans ce bref essai, on teste l'hypothèse contraire : et si le cinéma, au fond, était plutôt une grande machine à oublier ? Déguiser la réalité en la laissant envahir par des puissances d'image ; lui donner une forme lacunaire, qui en laisse de côté définitivement des pans entiers ; affronter la mémoire collective en la remodelant et en la vouant au grand récit, c'est-à-dire à la déformation ; jouer avec le temps à ses limites. Ce n'est peut-être pas un hasard si tant de films ont repris et varié le scénario de l'amnésie.
«Seule la main qui efface peut écrire le mot juste» : l'écrivain et linguiste Bertil Malmberg avait trouvé la formule frappante, que Godard a reprise et qui convient si bien au cinéma. C'est parce qu'il est instrument d'oubli qu'il peut, finalement, jouer vraiment son rôle de mémoire des choses du monde et des événements passés - tout simplement parce que la mémoire n'est pas un trésor qu'on accumule sans fin, mais un processus, interminable.

Jacques Aumont est universitaire retraité (Paris-3, EHESS) et critique ; il enseigne actuellement aux Beaux-Arts de Paris. Il a publié une vingtaine d'ouvrages sur l'image et le cinéma, dont L'Œil interminable (1989, 2007), Amnésies. Fictions du cinéma d'après Jean-Luc Godard (1999), Matière d'images (2005,2009), Que reste-t-il du cinéma ? (2012), Limites de la fiction (2014) et, aux Éditions Yellow Now, Vampyr de Carl Th. Dreyer (1993) et L'Attrait de la lumière (2010).


  • Les courts extraits de livres : 17/03/2017

ÉTRANGETÉS DE LA MÉMOIRE ET DE L'OUBLI

«J'ai une mémoire admirable :
j'oublie tout, c'est d'un commode !»

à quoi pense le héros du petit film de Chris Marker, Chat écoutant de la musique ? pense-t-il à quelque chose ? Se contente-t-il de ronronner ? A-t-il souvenir que Mozart était déjà là hier, avant-hier ? Un chat d'ailleurs a-t-il de la mémoire, une mémoire autre que l'instinct qui le fait chasser ou dormir sur les pull-overs ? Un chat peut-il oublier ? L'oubli n'est-il pas le privilège des hommes -mangeurs de lotos ou buveurs de Léthé, savants cosinus, dénégateurs, étourneaux, j'en passe et j'en oublie ?
L'oubli fait peur, parce que nous le saisissons d'abord comme un vide et comme une perte, comme l'envers ou l'absence de la mémoire : or la mémoire, si elle n'est pas l'intelligence, en est le fondement voire la clef. De plus, la mémoire - comme la fiction- est une puissance de choix, de tri dans la surabondance de l'«information». Oublier, ce serait perdre ses clefs ; ce serait perdre la capacité de faire le tri : on conçoit que cette conception ordinaire inquiète.
Bien sûr, nous savons aussi que l'oubli, ce n'est pas si simple, pas seulement un trou de mémoire ou un écran dans les souvenirs ; l'oubli a une fonction vitale : «La nature a inventé un mécanisme pour canaliser notre attention dans la direction de l'avenir, pour la détourner du passé [...], pour lui amener tout au plus, sous forme de "souvenirs", telle ou telle simplification de l'expérience antérieure, destinée à compléter l'expérience du moment.» Le chat plongeant dans la musique comme on se vautre dans la mousse a choisi de ne traiter qu'une seule information (son confort) ; c'est peu : aussi bien n'a-t-il rien besoin d'oublier. Mais pour nous, humains, qui savons penser ou sentir deux choses à la fois, il faut cet outil qui émonde le superflu, et nous laisse face au coeur sensible et pensable de l'expérience.
Le cinéma n'est pas le cerveau. Le cinéma n'est pas non plus une mémoire. L'enregistrement sur une pellicule ou par digits ne vaut pour mémoire qu'en vertu d'une conception très rudimentaire qui a oublié, justement, l'essentielle vertu hiérarchisante de la mémoire humaine. Lorsque Godard profère que «le cinéma, ce n'est pas une reproduction de la réalité, c'est un oubli de la réalité», il ne dit au fond rien d'autre : l'image de la réalité que nous donne un film est d'abord une mise à distance de la réalité, comme toute image est une mise à distance, un artefact qui peut tenir lieu de certains aspects de la réalité, mais par là même en abandonne d'autres. Choisir c'est oublier, et nous ne trouverons rien d'autre à la fin de cette enquête, sinon ceci (qui est la suite du discours de Godard) : «Mais si on enregistre cet oubli, on peut alors se souvenir, et peut-être parvenir au réel.
(...)


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