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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Imaginer la pluie

Couverture du livre Imaginer la pluie

Auteur : Santiago Pajares

Traducteur : Claude Bleton

Date de saisie : 18/04/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres hispaniques

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782330075644

GENCOD : 9782330075644

Sorti le : 01/04/2017

  • Les présentations des éditeurs : 18/04/2017

Il n'a jamais connu que les dunes et le désert, et pour toute compagnie sa mère qui lui raconte un monde détruit par la folie des hommes. Ici point de rose à soigner, point de renard ou d'astéroïde à chérir. La nostalgie n'a pas cours, seul compte ce qui autorise la survie : un appentis pour s'abriter des tempêtes de sable ; quelques palmiers et un puits ; beaucoup de lézards - et de rares légumes.
Consciente que son petit prince devra un jour désirer autre chose, la mère fait de lui le dépositaire de ses souvenirs. Elle lui représente ce qui composait l'existence d'avant : le goût du café fumant, l'arôme des fleurs, la rosée du matin sur les fougères, les notes d'un piano - mais aussi la haine, la cupidité et la guerre. Elle sait qu'un jour il faudra partir, s'arracher à ce lieu familier mais précaire.
À la mort de sa mère, terrassé par le silence, le garçon entreprend un long voyage pour revenir vers les hommes.
Fable exquise sur le désert intérieur de chacun, composé d'épreuves, de solitudes et de mirages, Imaginer la pluie s'attache à l'inventaire de ce qui est réellement indispensable à notre bonheur.

Santiago Pajares, né à Madrid en 1979, est informaticien de formation. Il écrit et produit des séries sur le web. Il est l'auteur de quatre romans et de plusieurs courts métrages.



  • La revue de presse Ariane Singer - Le Monde du 13 avril 2017

D'une écriture fine, épurée à l'extrême, Pajares tisse un conte attachant sur l'apprentissage de la vie lorsque la violence des hommes semble la condamner d'avance. Un récit profond, inspiré de la tradition zen, sur le sens de l'amour et du courage individuel.


  • Les courts extraits de livres : 14/04/2017

1

Le sable. Le sable à perte de vue. Dans toutes les directions. Et au milieu de ce néant qui n'est que sable, un petit puits, deux palmiers, un potager minuscule et un appentis. Et moi sur le toit, essayant d'imaginer la pluie.
Je regarde les gouttelettes sur les pierres planes, croyant les voir tomber du ciel par milliers, par millions, et inonder le sable éternel qui, arrivé à saturation, crée des flaques, fait pousser le vert sans l'aide d'un être humain avec son seau et sa poulie, mouille mes cheveux et ma peau, glisse entre mes doigts sans que je m'en soucie.
Voilà ce que je fais. J'imagine la pluie.
Mère en a vu beaucoup, et souvent. Pour elle, c'était une chose normale, sans importance. Pour moi, c'était inconcevable, de trouver normal de voir tomber l'eau du ciel. Je veux dire... l'eau du ciel ! C'est beau de le penser. Ça fait mal de le penser.
Mais c'était avant que tout change. Disait mère.
Maintenant, on ne gaspille plus l'eau. Plus jamais. Maintenant, on ne pleure plus.
Je reste au soleil jusqu'à ce que je sente la graisse prête à bouillir sous ma peau. Juste avant que cela arrive, je saute de l'auvent et tombe dans l'ombre. Je m'étonne encore de voir comme le sable est frais quand il n'est pas en plein soleil. J'aimerais être pareil.
C'est la même chose tous les jours, l'un après l'autre. Mois après mois, année après année. Voir le soleil se lever et se coucher derrière les dunes.
J'ai cru qu'il en serait toujours ainsi. Je sais maintenant que j'avais tort.

2

Désert, c'est ainsi qu'on l'appelait, m'avait dit mère. Quel mot étrange. Je le répète souvent à haute voix, comme lorsque je parle tout seul. Pour ne pas oublier le son de ma propre voix qui résonne si différemment dans ma tête surchauffée... Désert.
Car lui donner un nom revient à le circonscrire. Comme si certaines choses n'étaient pas le désert. J'essaie d'imaginer d'autres lieux, mais c'est impossible. Parfois, les mots de mère n'ont pas de sens pour moi, ce qui ne les empêche pas d'être importants. Maintenant qu'elle n'est plus là, il ne me reste que ses mots.
Désert en est un. Elle le détestait, car elle avait connu d'autres choses, la pluie par exemple. Je crois que ces autres choses lui manquaient, comme elle me manque. Une chose ne peut vous manquer que si vous l'avez connue. Je ne peux pas détester le désert. Je n'ai rien connu d'autre.


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