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est allée très loin dans ses souvenirs

.. La mort de Danton

Couverture du livre La mort de Danton

Auteur : Georg Büchner

Traducteur : Bernard Chartreux | Eberhard Spreng | Jean-Pierre Vincent

Date de saisie : 03/05/2017

Genre : Théâtre

Editeur : Arche éditeur, Paris, France

Collection : Scène ouverte

Prix : 11.00 €

ISBN : 9782851819178

GENCOD : 9782851819178

Sorti le : 19/04/2017

  • Les présentations des éditeurs : 03/05/2017

Büchner a vu que la Révolution était un événement total, dépassant le champ politique pour emporter tout l'espace social dans une danse folle. Dans La Mort de Danton, il décrypte les passions de l'époque, l'ivresse du pouvoir, la sottise menaçante du peuple miséreux, le désespoir des condamnés, tous les organes vibrants de cette Révolution qui dévore ses propres enfants. Pour la première fois, le tiers état monte sur scène. Dans l'affrontement entre Danton et Robespierre, il retrace le chemin inéluctable menant l'un à la Terreur, l'autre à la corruption.

Georg Büchner (1813-1837) écrivain, révolutionnaire, médecin et scientifique de renom, est considéré comme un précurseur du réalisme européen. Malgré le peu d'écrits laissés (trois pièces de théâtre, une nouvelle et un tract), il trace une nouvelle esthétique, contre l'idéalisme de Goethe et de Schiller. Sous mandat d'arrêt pour ses articles satiriques, il écrit La Mort de Danton en exil à Strasbourg. Il traduit également Lucrèce Borgia et Marie Tudor de Victor Hugo et enseigne l'anatomie à la Faculté de médecine de Zurich. Il meurt à 23 ans du typhus, laissant son Woyzeck inachevé.


  • Les courts extraits de livres : 03/05/2017

Hérault de Séchelles, quelques dames à une table de jeu. Danton, Julie.
Un peu à l'écart, Danton sur un tabouret aux pieds de Julie.

DANTON. Vois la jolie dame, comme elle retourne habilement les cartes ! Oui vraiment, elle s'y entend, on dit qu'elle donne toujours du coeur à son mari et aux autres du carreau. Vous pourriez même nous rendre amoureux du mensonge.
JULIE. Crois-tu en moi ?
DANTON. Qu'est-ce que j'en sais ? Nous savons peu de choses les uns des autres. Nous sommes des bêtes à peau épaisse, nous tendons les mains l'un vers l'autre, mais c'est peine perdue, nous frottons seulement nos cuirs grossiers l'un contre l'autre. Nous sommes très seuls.
JULIE. Tu me connais, Danton.
DANTON. Oui, ce qu'on appelle connaître. Tu as des yeux foncés et des cheveux bouclés et un teint soigné et tu me dis toujours : Georges chéri. Mais - il désigne son front et ses yeux - là, là, qu'est-ce qui se cache derrière ? Va, nous avons des sens grossiers. Se connaître l'un l'autre ? Il faudrait que nous nous défoncions la boîte crânienne pour nous arracher l'un l'autre les pensées des fibres du cerveau.
UNE DAME, à Hérault. Qu'est-ce que vous fabriquez avec vos doigts ?
HÉRAULT. Rien !
LA DAME. Ne tordez pas votre pouce comme ça, c'est dégoûtant !
HÉRAULT. Regardez donc, la chose a une physionomie tout à fait particulière.
DANTON. Non, Julie, je t'aime comme la tombe.
JULIE, se détournant. Oh !
DANTON. Non, écoute ! Les gens disent que dans la tombe c'est le repos, et que tombe et repos sont une seule chose. Si c'est cela, dans ton giron, je suis déjà sous la terre. Ô douce tombe, tes lèvres sont les cloches des morts, ta voix est mon glas funèbre, ta poitrine mon tertre funéraire et ton coeur mon cercueil.
LA DAME. Perdu !
HÉRAULT. C'était une aventure amoureuse, elle coûte de l'argent comme toutes les autres.
LA DAME. Alors, vous avez fait vos déclarations d'amour comme un sourd-muet, avec les doigts.
HÉRAULT. Eh, pourquoi pas ? On peut même affirmer qu'elles seraient justement les plus faciles à comprendre. J'engageais une intrigue avec une reine de cartes, mes doigts étaient des princes changés en araignées, vous, Madame, vous étiez la fée ; mais cela tournait mal, la dame était toujours en couches, à chaque instant elle accouchait d'un valet. Je ne laisserais pas ma fille jouer à ça, les messieurs et les dames tombent les uns sur les autres de façon si indécente, et les valets arrivent tout de suite après.
Entrent Camille Desmoulins et Philippeau.
HÉRAULT. Philippeau, quel sombre regard ! As-tu fait un trou à ton bonnet rouge ? Saint Jacob faisait-il sa tête des mauvais jours ? A-t-il plu pendant le guillotinage ? Ou bien étais-tu mal placé et n'as-tu rien pu voir ?
CAMILLE. Tu parodies Socrate. Sais-tu au moins ce que cet homme divin demanda à Alcibiade, le trouvant un joui sombre et abattu : «As-tu perdu ton bouclier sur le champ de bataille ? As-tu été vaincu à la course ou au combat à l'épée ? Un autre a-t-il mieux chanté ou mieux joué de la lyre ?». Quels républicains classiques ! Compare un peu ça à notre romantisme de guillotine !
(...)


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