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.. Les belles de Halimunda

Couverture du livre Les belles de Halimunda

Auteur : Eka Kurniawan

Traducteur : Etienne Naveau

Date de saisie : 16/11/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Prix : 27.00 €

ISBN : 9782848052281

GENCOD : 9782848052281

Sorti le : 14/09/2017

  • Les présentations des éditeurs : 28/06/2017

Fondée par une princesse à la beauté fatale, Halimunda est une ville imaginaire de la côte sud de Java. Eka Kurniawan y déploie l'histoire d'une lignée de femmes marquée par une malédiction dont l'origine remonte à la fin de l'occupation néerlandaise.
Le livre s'ouvre au moment où Dewi Ayu, la prostituée la plus célèbre de la ville, sort de sa tombe vingt et un ans après sa mort. Couverte de son linceul, sa très longue chevelure flottant au vent, elle traverse Halimunda pour rentrer chez elle. Dans la véranda est assise une jeune fille d'une insoutenable laideur. Dewi Ayu comprend que son voeu a été exaucé : épouvantée par la succession de catastrophes qui s'étaient abattues sur ses trois filles aînées, aussi séduisantes que leur mère, sur leurs familles et sur la région entière, elle avait tout mis en oeuvre pour que la quatrième fût laide. La repoussante jeune femme reçoit pourtant la nuit les visites d'un mystérieux prince charmant.
L'identité du visiteur nocturne, et la raison pour laquelle Dewi Ayu est revenue parmi les vivants, seront élucidées à la faveur d'une époustouflante plongée dans le passé. La difficile conquête de l'indépendance, les massacres des communistes en 1965 et la dictature de Soeharto constituent la toile de fond de cette tragédie de la vengeance où destinées individuelles et collectives sont intimement liées.
Alternant réalisme historique et figures légendaires, convoquant à loisir spectres et esprits, passant de l'émotion la plus pure à un humour ravageur, de l'idylle romantique à la violence la plus crue, Eka Kurniawan impressionne par la diversité de ses registres. Et la maîtrise narrative avec laquelle il mène au pas de charge son lecteur éberlué vers le dénouement l'inscrit d'emblée parmi les grandes voix de la littérature mondiale.

EKA KURNIAWAN est né en 1975. Les Belles de Halimunda, son premier roman, est un coup de maître : traduit aujourd'hui dans plus de vingt-cinq langues, il a valu à son auteur une reconnaissance immédiate sur la scène internationale. Sabine Wespieser éditeur a déjà publié L'Homme-Tigre en 2015 (à paraître chez Folio en septembre 2017).



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 16 novembre 2017

Avec «Les Belles de Halimunda», son premier roman, Eka Kurniawan tresse, entre onirisme et vraisemblance, une extraordinaire épopée indonésienne...
Psyché et Eros inversé ? Pas du tout. Ici, pas de lampe à huile traîtresse ni d'Aphrodite furieuse. C'est un tout autre dénouement que nous prépare l'auteur, raccrochant cette damnation symbolique à une série de malheurs historiques bien réels, ceux-là - colonisation néerlandaise, invasion japonaise pendant la deuxième guerre mondiale, viols de femmes en série, dictature de Suharto, massacre des communistes au milieu des années 1960... Néanmoins, c'est bien le thème du désir qui est au centre de ces Belles... Le désir de beauté, individuel et collectif, et toutes les variations qui en découlent ici : fantasmes, tendresses, pulsions, convoitises, sauvageries, instincts bestiaux, fornications, frustrations, concupiscence. Tout cela se réfracte comme un arc-en-ciel bigarré dans les innombrables ramifications de cette épopée. Jusqu'à suggérer que la beauté elle-même peut parfois constituer un drame (le titre anglais est d'ailleurs Beauty Is a Wound, «la beauté est une blessure»).


  • Les courts extraits de livres : 28/06/2017

1

Un après-midi d'une fin de mois de mars, Dewi Ayu se leva de son tombeau, après être restée morte durant vingt et une années. Un jeune berger, réveillé de la sieste sous un frangipanier, pissa dans sa culotte, puis se mit à hurler. Ses quatre moutons coururent en tous sens entre les stèles de bois et de pierre, comme si un tigre avait bondi parmi eux. Tout ce tumulte était parti d'une vieille tombe anonyme, entourée d'une herbe qui montait à hauteur de genoux, mais dont chacun savait qu'elle était la tombe de Dewi Ayu. Elle était décédée à l'âge de cinquante-deux ans, et vivait maintenant à nouveau, vingt et un ans plus tard, si bien que personne ne savait quel âge lui donner.
Les habitants des villages voisins du cimetière se dirigèrent vers cette tombe aussitôt que le jeune berger les eut avertis. Ils s'attroupaient derrière les haies de cerisiers et de ricins, ainsi que dans la bananeraie, portant leurs enfants, brandissant des balais en fibres de cocotier, tout en enroulant leurs sarongs, souvent maculés par la boue des rizières. Nul d'entre eux n'osait s'approcher, se contentant d'écouter le vacarme venant du vieux tombeau, comme s'ils avaient entouré le vendeur de potions au marché, comme souvent le lundi. Ils avaient même quelque peu espéré un miracle plutôt que le simple tumulte provenant de la vieille tombe, du fait que la femme qui y était enterrée avait été une prostituée au service des Japonais durant la guerre et que les kyaz répétaient que les personnes souillées de péchés seraient tourmentées dans leur tombeau. Le tumulte était probablement causé par les anges qui la torturaient de leurs fouets. Aussi les villageois avaient-ils l'air de s'ennuyer, espérant quelque autre prodige.
Et ce prodige advint sous la forme la plus fantastique qui soit. Le vieux sépulcre chancela, se brisa, et la terre fut projetée, comme si elle était soufflée par en bas, provoquant une tempête et un léger tremblement de terre. La stèle et l'herbe se mirent à voler et, sous la pluie de terre qui formait comme un rideau, la silhouette d'une vieille femme se dressa, l'air renfrogné et emprunté, encore enveloppée de son linceul, comme si tous deux, la femme et le linceul, n'avaient été inhumés qu'une nuit durant. Les gens hystériques se mirent tous ensemble à pousser des cris, répercutés au loin par les flancs des collines, et à courir de manière plus désordonnée qu'un troupeau de moutons. Une femme jeta son bébé dans les buissons, tandis qu'un père de famille berçait dans ses bras un tronc de bananier. Deux hommes tombèrent dans un fossé, un autre s'évanouit au bord de la route, un autre enfin courut quinze kilomètres sans s'arrêter.
En observant tout cela, Dewi Ayu se contenta de tousser à plusieurs reprises, stupéfaite elle-même de se trouver au milieu des tombes. Elle avait défait les deux fils supérieurs de son linceul et dénoua encore les deux fils qui enserraient ses pieds pour pouvoir marcher librement. Ses cheveux avaient poussé d'une manière prodigieuse, si bien que, lorsqu'elle les dégagea du tissu de coton blanc qui les enveloppait, ils se mirent à flotter, cinglés par le vent du soir, et à balayer la terre, comme une mousse noire brillant dans une rivière. Son visage était d'un blanc étincelant, malgré sa peau ridée. De ses yeux bien vivants dans leurs orbites, elle scrutait les gens qui s'attroupaient derrière les fourrés, avant que la moitié d'entre eux ne s'enfuît et l'autre moitié ne s'évanouît. Elle grommelait, à l'adresse d'on ne sait qui, que les gens avaient mal agi en l'enterrant vivante.

(...)


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