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.. L'attrait du flou

Couverture du livre L'attrait du flou

Auteur : Martine Beugnet

Date de saisie : 11/07/2017

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Yellow now, Crisnée, Belgique

Collection : Côté cinéma. Motifs

Prix : 9.50 €

ISBN : 9782873404086

GENCOD : 9782873404086

Sorti le : 15/06/2017

  • Les présentations des éditeurs : 11/07/2017

Le flou, dans son acception commune, est d'abord le signe d'une déficience, un manque de définition. Aussi le langage cinématographique, dans ce qu'il a de plus convenu, nous a-t-il habitués à considérer le passage du flou au net comme une forme d'actualisation : simple ébauche, la forme floue ne «s'accomplirait» qu'en devenant nette.
Tout semble pourtant prédisposer l'image de cinéma au flou : captée et perçue dans la durée, soumise aux variations de la lumière et du mouvement, elle est aussi sujette à toutes sortes de métamorphoses optiques et chimiques qui déclinent à l'infini la palette du vague, du brumeux, du filé. Entre évanescence et opacité, le flou tantôt tire l'image vers l'immatériel (c'est pourquoi le fantôme hante volontiers les zones floues de l'image) ou vers la matière (vers le pictural). Il est sensation, translation de la vitesse ou des mouvements du corps à l'image, glissement de la vision vers le toucher. Mais il est aussi manifestation de l'image mentale, du rêve, de la réminiscence. Le flou inscrit enfin l'image de film dans un champ artistique ouvert : flou d'ensemble, il brouille la frontière entre cinéma et peinture ; flou d'apparition (de mise au point), il renvoie le cinéma à ses origines photographiques, argentiques - à l'émergence progressive de l'image sous l'effet du révélateur - et à l'orchestration du désir de voir.
Dans la mesure où elle exclut toutes les formes irréalisées de l'image floue, l'image nette n'en est-elle pas.au bout du compte, une version appauvrie ?

Martine Beugnet est professeur en études visuelles à l'université de Paris 7 Diderot. Elle a publié, entre autres ouvrages sur le cinéma, Claire Denis (Manchester University Press, 2004), Proust of the Movies (avec Marion Schmid, Ashgate, 2005), Cinema and Sensation : French Cinéma and the Art of Transgression (Edinburgh University Press, 2007 et 2012) et l'ouvrage collectif Indemnité Visions (avec Allan Cameron et Arild Fetveit, EUP, 2017). Elle dirige, avec Kriss Ravetto, la collection Studies in Film and Inter-mediality (EUP).


  • Les courts extraits de livres : 11/07/2017

PROLOGUE
vision myope

Du myope, toutefois, on envie le regard, sa mélancolie vagabonde, ce voir vaguement qui évoque la douceur triste, la tendresse.
Dominique Château

Imagine un oeil qui n'est assujetti ni aux lois de la perspective élaborées par l'homme, ni au parti pris qu'imposent les règles de la composition. Un oeil qui n'est pas conditionné par le nom des choses, mais pour lequel connaître chacun des objets qu'il rencontre est une aventure de la perception.

Stan Brakhage

Je suis astigmate. Privée de mes verres correctifs, j'ai du monde une vision brouillée, dédoublée, et imprécise à toute distance. Aller au cinéma sans lunettes est hors de question : si je suis sensible au flou de cinéma, à la beauté vague de ses apparitions et de ses arrière-plans chatoyants, c'est bien parce qu'au contraire du simple défaut de vision, c'est d'un flou signifiant qu'il s'agit. Cela ne m'empêche pas d'avoir un faible pour les personnages myopes, et comme le sort réservé aux femmes portant lunettes est, à l'écran, rarement enviable, ma préférence va à un personnage masculin : Harry Palmer, l'espion aux lunettes d'écaillé.
Gros plan sur un oeil entrouvert. Une sonnerie stridente résonne, irritante, interminable. Rapide zoom arrière : dans la pénombre, le visage d'un homme à moitié endormi. Il tend la main, la caméra suit le mouvement, une lampe s'allume. Abrupt changement d'échelle, contre-plongée : les plans qui suivent rendent palpable la désorientation du personnage. Il tâtonne les draps d'un geste ensommeillé, se redresse brusquement, regarde autour de lui d'un air égaré. En place du contrechamp qui permettrait de se situer, un panoramique complètement flou s'offre alors à nos yeux : des taches de couleur bleutées, des faisceaux et points de lumière qui se diffusent en traces claires et formes géométriques. On croirait une peinture abstraite ou la vision embuée d'un paysage urbain aperçu à travers une fenêtre un soir de pluie. La séquence ne dure que quelques précieuses secondes. L'homme se penche vers la table de nuit, se saisit de ses lunettes et les chausse. Un nouveau panoramique commence, mais le bref instant d'enchantement s'est dissipé; au mystérieux surgissement flou se substitue désormais la vision nette d'un intérieur exigu et banal.

Tourné en 1964, The Ipcress File (Sidney J. Furie) sort la même année que le quatrième des James Bond (Thunderball, Terence Young) mais s'affirme, dès les premières images, comme l'antithèse du film d'espion à la 007. Cynique, doté d'un esprit caustique à toute épreuve, Harry est également très myope. Le spectateur, qui fait, en matière d'introduction au personnage, l'expérience de la vision floue, connaît donc d'emblée le point de vulnérabilité et peut-être la douceur que démentent l'attitude sardonique et l'apparente froideur de son regard bleu. La déficience physique signale aussi ce qui fait sa force : Harry Palmer, espion bigleux, se laisse rarement tromper par les apparences.
Du gros plan sur l'ampoule allumée à l'empreinte du diaphragme qui laisse sa trace dans les formes géométriques lumineuses du plan flou, la technique s'affiche, et avec elle, une ambition formelle singulière. Cadrage scope, profondeur de champ et bascule optique, distorsion des perspectives : la myopie du personnage, et son ensommeillement, s'intègrent à la sensibilité baroque du film.
Dans la suite de la séquence, des objets tendent à occuper le devant de l'image, tandis que la figure humaine est reléguée au fond, hors de la zone de netteté. Ainsi le plan d'ensemble qui montre Harry quittant son lit est dominé par la présence (visuelle et sonore) du réveil qui apparaît net au tout premier plan, tandis que la silhouette du personnage, qui ouvre les rideaux d'un geste las, s'agite en contre-jour, dans un arrière-plan flou et cotonneux. Par un effet de transfert synesthétique, la vision floue évoque ainsi un engourdissement de tous les sens -l'espace incertain entre le sommeil et l'éveil.
(...)


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