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.. Arlington Park

Couverture du livre Arlington Park

Auteur : Rachel Cusk

Traducteur : Justine de Mazères

Date de saisie : 23/08/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-87929-574-9

GENCOD : 9782879295749

Sorti le : 23/08/2007

Jean-Christophe Millois - 25/10/07


Ce roman anglais serait-il l'adaptation littéraire de la série américaine «Desperate Housewives» ? Oui et non !
Oui, car le thème principal est identique : le sentiment de vacuité de l'existence chez les femmes au foyer. La femme s'ennuie (qu'elle travaille ou non à l'extérieur) et n'hésite pas à considérer son mari comme un tueur. Le mari a tué toutes ses envies et semble avoir gommé toutes ses aptitudes intellectuelles. Quant à la progéniture, elle est ici considérée comme un obstacle à l'épanouissement personnel. Laver, ranger, cuisiner, éduquer tel est le lot de la femme contemporaine. Il s'en faut de peu pour qu'elle aille voir ailleurs (Madame Bovary serait-elle donc toujours d'actualité ?) mais elle est devenue trop grosse pour séduire encore !
Autre point commun : l'histoire se déroule dans un quartier précis et très délimité d'une ville dont l'auteur «a sélectionné» quelques unes de ses habitantes.
Non, car on s'amuse beaucoup dans la série américaine (humour, rebondissements, ironie, etc.) or, dans ce roman, tout est sombre (même la couleur du ciel : le roman s'ouvre sur une pluie diluvienne qui démoralise la ville entière), la journée se déroule lentement (comme il est long ce roman de 292 pages !) sans aucune touche d'espoir ; chaque personnage féminin ajoutant sa dose de plaintes et de regrets.
La 4ème de couverture parle de «dynamiter les clichés sur la famille, le couple, la maternité» : au contraire, moi j'ai trouvé qu'une fois de plus, on nous rebattait les oreilles sur le quotidien ennuyeux et difficile de la femme mariée avec enfants. Qui oserait encore dire qu'il est nouveau de penser que le mariage (ou la vie de famille) est une cage doré ?
Rien ni personne n'empêche pourtant les mères de famille de réagir face à cette situation volontiers dévoreuse de personnalité. Allez, mesdames, prenons les armes, mais de grâce abandonnons les anti-dépresseurs.


  • Les présentations des éditeurs : 31/08/2007

Rachel Cusk raconte vingt quatre heures de la vie de ces femmes : on entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans des cabines d'essayage ; on pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées. Ce roman lyrique, drôle et sensible, dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C'est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde «barbare jusqu'à la moelle».
La découverte d'un talent exceptionnel de la jeune littérature britannique. Des «housewives» proches de Virginia Woolf et de Katherine Mansfield. Les femmes d'Arlington Park - une banlieue résidentielle en Angleterre - ont tout pour être heureuses : mari, enfants, maison, ami(e)s. Une existence confortable. Mais il n'en est rien. Derrière cette façade complètement artificielle, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly KeirLeigh : chacune a le sentiment d'être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.

Rachel Cusk, née en 1967, vit à Brighton. Elle est l'auteure de plusieurs romans dont "Saving Agnes" (1993), lauréat du Whitbread First Novel Award, et "In the Fold", qui lui a valu de figurer parmi les finalistes du Booker Prize en 2005.



  • La revue de presse Karine Papillaud - Le Point du 20 septembre 2007

Dans ce sixième roman - le premier publié en France -, Rachel Cusk maîtrise avec beaucoup de maturité une écriture proche de celle de Virginia Woolf. Comme «Mrs Dalloway», «Arlington Park» relate un moment suspendu dans la vie de chacune des héroïnes, un vertige de lucidité dans un quotidien qu'elles n'essaient pas de changer. Mais il y a aussi quelque chose d'un Philip Roth dans la violence avec laquelle Rachel Cusk malmène ses personnages, les accule et réussit à perturber son lecteur : persuadé de lire un roman féministe qui vilipende la famille, il finit par se demander si, finalement, la détresse des hommes ne serait pas le réel sujet de ces histoires de harpies silencieuses.


  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 13 septembre 2007

Toutes aiment et sont aimées. Pourtant, malheureuses, elles sont au bord de la crise de nerfs. Est-ce la famille, l'intendance de la vie, le couple, la difficulté d'être femme, ou tout cela ensemble, qui rend chacune si vulnérable au doute existentiel et à la mélancolie ? Quelque chose leur manque et c'est l'impression de se réaliser, nous raconte la romancière Rachel Cusk....
Très drôle, souvent cruelle, Rachel Cusk petit à petit met au jour les angoisses que fait monter l'avancée de la vie, les ressorts psychologiques non maîtrisés des êtres et les relations qu'ils dénaturent. Attentive, scrutatrice, analytique, elle capture des morceaux essentiels de la vie et du face-à-face humain. Elle dévoile qu'il y a dans la féminité une énergie en lutte serrée pour et contre la vie, une folie d'exister pour les autres sans s'oublier soi-même, et une harmonie d'ensemble presque irréalisable.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 12 septembre 2007

C'est à Virginia Woolf, figure tutélaire revendiquée de Rachel Cusk, qu'on pense en lisant Arlington Park, tant est saisissante la façon dont la jeune romancière fait exister le décor et sentir l'élasticité mystérieuse du temps. Tant est subtil, aussi, son art de s'insinuer dans les états d'âme changeants de ses personnages et, bien au-delà de l'aimable satire sociale, de capter chez chacune le désarroi, la solitude infinie, la folie qui rôde.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express du 31 aout 2007

Quand Rachel Cusk campe les desperate housewives de la bonne société britannique, ça déménage ! L'un des chocs de la rentrée...
Sur le thème de l'aliénation domestique et conjugale, Rachel Cusk a concocté un cocktail explosif de lucidité, d'humour féroce et de féminisme rageur. Résultat : Arlington Park est la meilleure surprise de cette rentrée littéraire...


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 31 aout 2007

C'est en tout cas une voix attachante - et drôle - de cette rentrée. Nouvelle qui plus est, puisque cette romancière est traduite en français pour la première fois. Talentueuse enfin : à 40 ans, cette Anglaise de Brighton est l'auteur de plusieurs romans - dont In The Fold, qui lui a valu de figurer parmi les finalistes du Booker Prize en 2005. Elle a par ailleurs été sélectionnée en 2003 par la revue Granta comme l'une des meilleures plumes outre-Manche...
Frustrations, mesquineries, jalousies, doutes persistants, guerres picrocholines : c'est "le point noir de la cible", la part sombre de ce désolant quatuor, que Rachel Cusk entreprend de mettre au jour. Ce serait un sujet facile si l'on n'était pris d'emblée par la minutie des portraits, l'image qui fait mouche, l'humour et la justesse de l'analyse psychologique...
Rachel Cusk excelle dans la peinture des émotions sourdes et violentes, ces sentiments incandescents "provenant d'un passé géologique tels de la lave" et "se solidifiant en une matière grisâtre dans les secondes où ils trouvent le repos"...
Mais l'ensemble reste délibérément léger avec seulement, au détour d'une phrase, une réflexion qui ouvre sur des abysses d'inquiétude ou de perplexité.


  • Les courts extraits de livres : 03/01/2008

Toute la nuit la pluie tomba sur Arlington Park.
Les nuages arrivèrent de l'ouest : des nuages pareils a de sombres cathédrales, des nuages pareils à des machines, des nuages pareils à des bourgeons noirs fleurissant dans le ciel aride illuminé d'étoiles. Ils arrivèrent sur la campagne anglaise, plongée dans son sommeil agité. Ils arrivèrent sur les collines basses et populeuses où des éparpillements de lumières palpitaient dans l'obscurité. À minuit, ils atteignirent la ville qui scintillait vaillamment dans son bassin provincial. Discrètement, ils s'épanouirent telle une seconde ville aérienne, s'épaississant, s'étendant, dressant leurs monuments sauvages, leurs tours, leurs monstrueux palais de nuages inhabités.
À Arlington Park, les gens dormaient. Çà et là les maisons laissaient apparaître un carré orange de lumière. Les voitures se traînaient le long des rues désertes. Un chat sauta d'un mur et se coula parmi les ombres. En silence, les nuages emplirent le ciel. Le vent se leva. Il secoua légèrement les branches des arbres et, dans le parc sombre et vide, les balançoires s'agitèrent un peu d'avant en arrière. Une poignée de feuilles mortes bruissa sur un trottoir. En ville il y avait encore des gens dans les rues, mais à Arlington Park, ils étaient dans leurs lits, déjà abandonnés au lendemain.
Il n'y avait personne pour voir la pluie arriver, excepté un couple qui se dépêchait de rentrer d'une soirée dans les avenues silencieuses.
«Je n'aime pas ça, dit l'homme, jetant un coup d'oeil au ciel. Voilà la pluie.»
La femme laissa échapper un petit rire exaspéré.
«Tu es expert en tout ce soir, non ?» dit-elle.
Ils entrèrent chez eux. La lumière orange apparut un instant dans l'encadrement de leur porte et s'éteignit.
Dans Arlington Rise, où les réverbères formaient un tunnel de lumière crue et où la route commençait sa descente dans la ville, le vent soulevait des déchets égarés et les faisait tourbillonner. Plus bas, le ciel noir pesait sur les vitrines obscures. Une rafale irascible fit cogner les enseignes contre les vitrines. De là, on pouvait voir la ville, étendue en dessous dans la demi-splendeur de la nuit. Un brouillard brun la surplombait. Dans l'entassement de son centre, des grues, des immeubles de bureaux et les minuscules flèches illuminées de la cathédrale émergeaient de la brume. Des lumières rouges et jaunes bougeaient à intervalles réguliers comme si elles appartenaient à un mécanisme compliqué. Tout autour, où les banlieues se déployaient au nord et à l'est, de brillants champs de lumière ondulaient au-dessus du paysage obscurci.
Au centre de la ville les pubs et les restaurants étaient fer­més, mais les gens faisaient la queue devant des boîtes de nuit. Quand la pluie se mit à tomber quelques filles crièrent et se protégèrent la tête avec leurs sacs. Les garçons firent entendre des rires gênés. Ils courbèrent les épaules et glissèrent leurs mains dans leurs poches. Les gouttes tombaient de l'obscurité insondable et scintillaient dans la lumière orange. Elles tombaient sur l'auvent du Luna et vrillaient dans les rayons des réverbères. Elles tombaient dans la fontaine mélancolique et souillée du square, où des hommes en T-shirt étaient assis, canettes de bière à la main, et où des garçons encapuchonnés décrivaient des cercles gracieux dans la pénombre sur leurs planches à roulettes. Des gens s'agglutinaient sous les porches, il y avait des filles en talons hauts qui hurlaient, des garçons à la chevelure sculptée, des hommes mûrs portant furtivement des choses dans des sacs en plastique. Une femme en imperméable moulant tictaquait d'un pas pressé sur le trottoir, portable collé à l'oreille. Un des hommes près de la fontaine ôta son T-shirt et frotta son torse frigorifié sous la pluie tandis que les autres l'acclamaient. Les véhicules se déplaçaient lentement sous l'averse. Une voiture pleine d'hommes klaxonna les filles dans la queue et ses occupants poussèrent des cris au passage par les vitres baissées.


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