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Couverture du livre La première main

Auteur : Rosetta Loy

Traducteur : Françoise Brun

Date de saisie : 10/01/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Collection : Traits et portraits

Prix : 21.50 €

ISBN : 978-2-7152-2789-7

GENCOD : 9782715227897

Sorti le : 10/01/2008

Une autobiographie où les gestes et les odeurs se superposent aux années d'enfance et de création littéraire. Le texte, à l'image de Rosetta Loy, restitue en toute liberté les "choses enfouies" avec précision, intuition et délicatesse.


  • Les présentations des éditeurs : 25/01/2008

Il y en a trois, des mains. La première est la plus belle, elle a entrelacé ses doigts aux miens, chaude, forte. Une main à la Michel-Ange, aux ongles bien dessinés.
C'est une histoire uniquement de gestes où les paroles privées de sens sombrent dans le néant. Et le désir reste impossible à combler, enfantin et adulte à la fois comme s'ils appartenaient, ces gestes, à une petite fille mais aussi à son contraire. Une petite fille solitaire et qui a faim de gratifications, et une adulte ingénieuse, experte. Même les odeurs sont des vagues qui vont et viennent et portent en elles tendresse et ténèbres, les narines les suivent comme si elles marquaient une piste pour s'orienter dans cette forêt de silences.

L'amour est au centre de ce récit. Paris, Rome, Venise, les années se superposent, mais le regard de la petite fille est le même que celui de la femme qu'elle est devenue. Si aiguisé, si précis, si intuitif, si vrai.
Pour la première fois, Rosetta Loy, figure majeure de la littérature italienne contemporaine, publie en France un texte inédit dans sa langue maternelle. Elle peut enfin dire, en toute liberté, toutes les choses enfouies et les restituer dans l'éclat où elles lui sont apparues. Avec violence et nécessité, sans jamais tricher.
Rosetta Loy signe ici un grand livre en tressant sa vie intime avec celle de l'Italie.



  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express du 14 février 2008

C'est cette émotion retenue, ce vibrato discret, qui, sous la limpidité un peu froide de la phrase, donne tout son prix à son superbe récit autobiographique, intitulé La Première Main. La romancière couverte de prix littéraires, la grand-mère comblée y redevient la petite fille éperdue qu'elle fut dans les années 1930 et 1940, dernière-née d'une famille corsetée de la haute bourgeoisie romaine. On pense, avec ce livre des blessures d'enfance, qui donne après coup les clefs d'un univers romanesque, à Un pedigree, de Modiano (un écrivain que Rosetta Loy admire), en moins tragique.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 7 février 2008

Rosetta Loy, la grande romancière italienne livre ses souvenirs et les clés de son univers romanesque dans ce récit magnifique...
À l'appui de ses souvenirs, des photographies sans légende, comme on en trouve dans toutes les maisons de famille. Figés dans leurs beaux habits, des enfants et des adultes, qui sourient à jamais, et puis des maisons aimées, des paysages, des chiens devant une porte-fenêtre, un vieux fauteuil défoncé. Des photos encadrées par un texte à l'image de la romancière, élégant, sensible, intelligent. Et violent aussi lorsque la vie se cabre, rue et assène des coups qui laissent des cicatrices au corps et à l'âme...
Au détour du récit, Rosetta Loy s'autorise quelques incursions dans son futur de femme adulte, amoureuse. Ce sont les passages en italique, ou pudeur et sensualité s'épousent délicatement. Quand elle en parle aujourd'hui, c'est avec ce sourire espiègle de la gamine «rebelle qui voulait, avant tout, la liberté».


  • La revue de presse René de Ceccatty - Le Monde du 1er février 2008

Le "je" n'arrive, dans le dernier livre de Rosetta Loy, qu'au bout d'une dizaine de pages. Ce "je", du moins, qui est celui de la narratrice et de l'objet du livre, ce "je" dont Marguerite Yourcenar se défiait dans ses Souvenirs pieux et qu'elle désignait ainsi : "L'être que j'appelle moi." Une sorte de sagesse indienne, que l'on retrouve, autrement formulé, dans les Mémoires d'Hector Bianciotti : "Chacun naît bien avant sa naissance."...
Comme toujours, c'est dans la description de la guerre que la romancière est la plus présente, car le calme d'avant la tempête est comme figé dans ces images nostalgiques qui illustrent le récit. L'enfant qui n'a pas dix ans est surexcitée par la déclaration de la guerre, comme le boucher fasciste, dit-elle, qui a organisé à Ostie une manifestation populaire. Mais où se loge la réalité ? Dans les photographies, dans les souvenirs, dans l'analyse que l'on en fait ? Rosetta Loy refuse de répondre ou plutôt le fait à sa manière : dans un va-et-vient kaléidoscopique du temps et du ton, en entrecoupant son récit d'évocations plus récentes, de voyages en France, en ajustant l'objectif qui soudain s'élargit à l'infini sur le vol intemporel d'astronautes dans l'univers.


  • Les courts extraits de livres : 25/01/2008

Partons de la petite fille devant la maison de Mirabello dans une petite voiture de tôle. Rouge ? Il me semble qu'elle était rouge.
Avec elle il y a Gina, mais sur la photo on ne la voit pas. Sur une autre oui, elle a un tablier blanc et elle sourit.
Ou partons d'avant encore, de ce coup de revolver qui explose entre les murs des bureaux de la via Flaminia et qui se répercute d'une pièce à l'autre, rebondit sur les tables où se dressent comme des joncs les lampes d'opaline verte. Celui qui a tiré est un monsieur de quarante-deux ans, grand, très maigre, impeccable dans son costume gris à col dur. Chemises toujours rigoureusement blanches, et toujours en soie. Une alopécie dévastatrice, due sans doute à une volonté de ne jamais lâcher prise, même dans les moments les plus difficiles, lui a emporté tous ses cheveux à vingt-trois ans. Il ne s'est pas laissé gagner par l'effroi et s'est fait confectionner une perruque, deux même, on ne sait jamais, auxquelles avec le temps il ajoutera des fils blancs. Et il arrive même à faire de l'ironie à propos de ce postiche blond sur sa tête.
Mais pour le moment il est amoureux, et comme pour toutes les passions de sa vie, cette fois encore les obstacles qui pourraient le voir perdre n'existent pas. Cela fait des années que la jeune fille brune aux traits gracieux et au corps avec «toutes les courbes là où il faut» a enflammé ses sens. Ses sens, et aussi son coeur : orpheline, pauvre et toujours diligente au travail. Et douée, oui, très douée pour recopier les lettres dans une calligraphie élégante ou aligner les chiffres en colonnes et reporter en bas la somme exacte. Avant Elle, il n'y avait que des hommes au bureau, jamais on n'avait vu un visage féminin arriver le matin, tout sourire, frais du vent dehors, cheveux gonflés rassemblés en chignon souple sur la nuque tandis qu'Elle accroche son manteau dans l'entrée. Objet immédiat de désir pour tous les employés.
Un ou deux ans plus tard, Mlle De Pediis viendra la seconder ; mais elle ne sera jamais, en comparaison, qu'une de ces toiles peintes en fond de scène.
À l'explosion de ce coup de pistolet toutes les portes se sont ouvertes et ils sont tous arrivés en courant, ingénieurs, comptables, appariteurs : À l'aide, à l'aide... (Hilfe, Hilfe s'écrie Paulinchen les bras en l'air poursuivie par des langues de feu.) La balle, heureusement, est allée se ficher dans la couronne de stuc autour de la lampe du plafond. Lui, il n'a pas perdu son calme. Il voulait seulement, a-t-il dit, vérifier l'efficacité de ce Smith & Wesson qui fume encore dans sa main. Mais elle n'y est pas, Elle, avec les ingénieurs, les comptables, les appariteurs, Mlle De Pediis abasourdie. Elle a quitté Rome depuis plus d'un mois pour s'installer en secret à Turin chez une cousine du futur époux, en attendant de bientôt porter son nom. Un nom prestigieux qui s'étale en lettres capitales un peu partout en Italie : sur des ponts, des routes et des structures de béton armé commandés par le nouvel Etat fasciste. Et aussi sur les échafaudages des nouveaux immeubles en construction sur la via Flaminia et le Lungotevere.
Le pistolet est une acquisition toute récente, et apprendre à s'en servir ne serait pas superflu car il existe un précédent fiancé. Un Méridional jeune et fougueux, peu disposé à abandonner la place. Durant la longue période où Lui, il retardait le moment de se déclarer, à cause de sa mère dont les origines remontent à Palamède le Croisé et qui est contraire à toute mésalliance, ce fiancé-là et la jolie jeune fille brune ont rêvé longuement à un avenir de transports conjugaux. Mais à présent que la mère bien-aimée, après des mois d'une affreuse maladie, est enterrée dans la chapelle de famille sous la protection d'un ange de marbre blanc, Lui, une fois passé le temps strict du deuil, a ouvert son coeur à la jeune fille «toute en courbes douces là où il faut». Qui a peut-être perdu la grâce éblouie de ses dix-huit ans, quand elle arrivait tout essoufflée pour accrocher son manteau dans l'entrée, mais qui a pleinement conscience de sa séduction. Un coeur puissant, riche, le charisme de la réussite. Et Elle, elle n'a pas pu résister.


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