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est allée très loin dans ses souvenirs

.. Le virtuose

Couverture du livre Le virtuose

Auteur : Hernan Rivera Letelier

Traducteur : Bertille Hausberg

Date de saisie : 20/03/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque hispano-américaine

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-86424-647-3

GENCOD : 9782864246473

Sorti le : 20/03/2008

Voici une histoire sur fond de football. Je n'aime pas trop ce sport mais j'ai beaucoup aimé ce livre. Vivre à Coya Sur est dur surtout lorsque l'on sait que la mine de Salpêtre qui vous fait vivre va fermer. Une histoire assez triste donc, pourtant ce livre est truffé de passages pleins d'humour. Des expressions très imagées, un style enlevé, familier, parfois très cru mais très drôle. Les personnages sont hauts en couleurs, très vivants. J'avais parfois l'impression de les avoir en face de moi, racontant leur histoire en agitant les bras.

Ce livre est aussi très émouvant. L'amitié y est omniprésente. L'attachement pour le lieu où l'on vit très fort. Et puis enfin, ce "virtuose" va tout au long de ce récit nous distiller des informations sur le foot. Nous faire ressentir sa passion pour ce sport.

«Et là, soudain, sans nous en rendre compte, près de la tombe du grand joueur du désert, on s'est mis à discuter avec ferveur de l'impact du football sur la vie d'un homme, sur sa façon d'être et d'affronter l'adversité. Et nous sommes tous tombés d'accord : sur la surface exiguë d'un terrain de foot, on pouvait voir ce que le genre humain avait de meilleur et de pire. Pendant ce bref affrontement de quatre-vingt-dix minutes, sur ce rectangle de pelouse ou de terre battue, ouvert ou fermé, dans les grandes villes comme dans les campagnes les plus reculées, on pouvait apprécier la noblesse, le courage, la loyauté d'un individu. Mais le pire pouvait également se manifester : la lâcheté, l'injustice, la vanité et la traîtrise.

On a également tous opiné du bonnet quand le virtuose nous a dit, avec un soupçon d'amertume dans sa voix caverneuse :

- Celui qui n'a jamais battu le meilleur goal de l'année ou feinté trois adversaires de suite avant d'inscrire le but de la victoire pendant le temps additionnel d'une finale de championnat ignore ce que c'est que le plaisir, la joie la plus débordante. Et personne ne se sent aussi vaincu et humilié que celui qui va chercher le ballon au fond des filets après avoir marqué contre son camp.

A la fin, on était tous du même avis : on ne peut pas savoir ce que représente l'angoisse de se sentir seul dans l'univers tant qu'on ne s'est pas trouvé dans la cage à attendre d'être fusillé par un penalty à la dernière minute de la partie.

Il y a eu ensuite un moment de silence. De profond silence. (...)»

Oui ce roman est un régal ! Je vous le conseille vivement si vous avez envie de passer un bon moment de lecture !


  • Les présentations des éditeurs : 20/02/2008

Les habitants de la mine de salpêtre Coya Sur sont confrontés à deux événements majeurs qui vont changer leur vie pour toujours : la fermeture définitive de la mine et le dernier match de foot contre Maria Elena, la mine voisine, leur rivale de toujours. Seul un miracle peut leur faire gagner cette rencontre ultime. C'est alors qu'apparaît dans le village écrasé de soleil, exhaussant toutes les prières, le Virtuose, jonglant de façon incroyable avec son ballon, qui laisse les habitants sans voix : le Messie du ballon est arrivé...
Hernán Rivera Letelier revient à l'imaginaire de la pampa et des mines avec cette histoire touchante et amusante, dans laquelle des personnages inoubliables jouent leur vie au nom de l'orgueil, de l'amitié, du courage. Et surtout, de l'amour.

Hernán Rivera Letelier est né à Talca, au Chili, en 1950, il a toujours vécu dans les déserts des mines de nitrate d'Atacama. Il y a long­temps travaillé comme ouvrier, il a fait des études secondaires à l'âge de vingt-cinq ans. Il a reçu pour ses deux premiers romans le prix du Conseil national du livre du Chili. Il est l'auteur de La Reine Isabel chantait des chansons d'amour, du Soulier rouge de Rosita Ouintana, de Mirage d'amour avec fanfare, des Trains vont au purgatoire et des Fleurs noires de Santa Maria.



  • La revue de presse - Le Monde du 24 avril 2008

Avec Le Virtuose, il reste fidèle à son territoire et aux gens qui l'habitent. C'est un roman joyeux porté par une farandole de personnages touchants : tous essayent de convaincre le virtuose de jouer dans leur équipe pour battre ces "enfoirés" de Maria Elena. Il y a Choche Maravilla, "le roi des tombeurs", California, "le dernier romantique du monde", Tony Robledo "exclusivement et depuis toujours amoureux de Marilina"... Il y a encore Farfan le Moko, "le reporter sportif le plus rapide de Coya Sur" : avec son micro - une boite en métal -, il commente les avant-matches, les parties et leurs après, dans un étrange langage baroque et délirant. Il est le porte-voix de Coya Sur et de ses habitants qui aiment tant la vie, les fêtes et les coucheries. Sur lui et ses comparses, Hernan Rivera Letelier pose un regard tendre et délicat.


  • Les courts extraits de livres : 20/02/2008

C'est un lundi d'octobre qu'ils ont surgi, à pied, au milieu de la rue vide. C'était l'heure de la sieste dans le désert. Pas un poil de brise ne passait dans l'air et un soleil d'enfer faisait fondre toute énergie à la surface de la terre.
L'homme et la femme avançaient en silence sous l'incan­descence du ciel.
Lui marchait devant, elle deux pas en arrière ; elle trimbalait une petite valise en bois à coins métalliques et lui avait sous le bras un ballon de foot, blanc, formé de macarons de cuir (on a tout de suite compris que c'était du matériel de pro).
Surpris, on est restés à les regarder.
L'homme portait une chemise tropicale, un pantalon trop large pour lui, des espadrilles, et tenait le ballon comme les gardiens de but dans les défilés d'ouverture du championnat. Il avait bien quarante ans et une de ses jambes arquées semblait le faire boitiller mais il marchait avec la prestance et le flegme d'un crack. A notre grande surprise, il avait aussi un petit bandeau autour du front. Derrière lui, petite et menue, beaucoup plus jeune, sa chevelure rousse flamboyant au soleil, la femme le suivait avec la docilité d'un animal domestique. Il avait le visage baigné de sueur, elle ne montrait pas une goutte de transpiration.
- Ces deux-là m'ont l'air de s'être perdus dans le désert, a dit l'un d'entre nous, peut-être Cocata Martinez, un employé de l'usine de pains de glace et d'esquimaux.
La rue Balmaceda où ils avaient fait leur apparition était la rue commerçante et l'entrée principale du campement (Coya Sur n'avait que six rues, toutes en terre battue). Mais ils n'étaient pas arrivés du côté du magasin d'alimentation par où on entrait en venant des autres salpêtrières, mais du côté de la Bibliothèque publique. Et il n'y avait là qu'une seule explication possible : ces deux âmes en peine avaient marché au soleil depuis la route panaméricaine distante de quelques kilomètres, à l'est.
L'homme et la femme passaient devant le terrain de palet quand ils ont été pris dans un tourbillon de sable intem­pestif, un de ces gigantesques tourbillons qui vous arrivent de n'importe où, beuglant, faisant violemment claquer portes et fenêtres, éparpillant les saletés accumulées sur les toits, enveloppant l'ennui oecuménique des après-midi du désert.
Ils ont juste eu le temps de s'arrêter et de fermer les yeux : la femme, les mains plaquées sur ses jupes sans lâcher la valise ; l'homme, le ballon sous le bras, jambes écartées en compas et tête baissée comme un joueur de foot recevant des instructions au moment d'entrer sur le terrain ou le frère Zacarias Angel priant dans la rue avant de prêcher le second avènement du Christ.
Quand le tourbillon est allé se perdre du côté de Rancho Huachipato (où, quelques secondes plus tôt, les quatre électriciens du campement étaient entrés discrètement et en file indienne, tels des revenants en plein midi), l'homme et la femme ont rouvert les yeux, craché du sable, épousseté leurs vêtements et poursuivi leur chemin.
A dire vrai, on aurait dit qu'ils n'allaient nulle part.
Une trentaine de mètres plus loin, attirés peut-être par le boléro de José Feliciano baillé par le juke-box - il venait s'ajouter à la canicule poisseuse de la sieste -, ils se sont arrêtés devant les portes de la pâtisserie Ibacache, juste en face de nous, et se sont affalés, éreintés, le dos contre la tiédeur des tôles ondulées de la façade. Jusque-là ils n'avaient pas échangé un seul mot mais la femme - elle n'arrêtait pas de mâcher du chewing-gum et de faire des bulles roses - semblait plus silencieuse et plus désemparée. Elle avait quasiment l'air de faire pénitence.
Nous, à l'ombre des canisses de l'auvent du Rancho Grande, on trompait la chaleur en mangeant les glaces apportées par Cocata Martínez tout en commentant les conséquences de la partie de foot de la veille (les Bouffe-terre nous avaient encore battus). Et, bien entendu, on conjecturait, on calculait et prédisait ce qui allait se passer au match retour, dimanche prochain. Pour nous, une chose était claire : ce jour-là, il fallait gagner par tous les moyens, même si on devait y laisser notre peau, car c'était notre dernière rencontre à domicile, la dernière fois qu'on allait jouer sur notre terrain. Autant dire, la dernière partie avant la fin du monde.


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