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.. Les heures souterraines

Couverture du livre Les heures souterraines

Auteur : Delphine de Vigan

Date de saisie : 17/10/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 17.00 €

ISBN : 978-2-7096-3040-5

GENCOD : 9782709630405

Sorti le : 26/08/2009

On ne sort pas indemne de la lecture de Les heures souterraines. Une fois le livre refermé, une sensation étrange vous submerge et une seule question vous vient à l'esprit : comment une vie peut-elle basculer sans choc apparent ?
Delphine de Vigan nous fait traverser le miroir et nous montre les cicatrices d'une société qui broie les êtres. Son écriture est fluide et délicate, à l'inverse de la vie des personnages, Mathilde et Thibault.
Ils ne se connaissent pas mais ont un point commun : ils luttent pour garder la tête hors de l'eau, mais seul contre tous, ils sont à bout de force...


  • Les présentations des éditeurs : 20/07/2010

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n'ait été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur.
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit.



  • La revue de presse Yves Simon - Paris-Match du 1er octobre 2009

Mathilde est un vaillant petit soldat de la modernité, «usé, claudicant, ridicule». Elle gagne, puis crève dans l'entreprise qui l'emploie et qui désormais l'étouffe. Thibault, le médecin, soigne, réconforte, il encaisse sans broncher les assauts des vieillesses esseulées et des laissés-pour-compte qui pourtant l'anéantissent. Quelle place reste-t-il pour soi quand tout blesse, quand tout met à genoux, alors que l'on rêve qu'un talent et qu'une utilité sociale soient reconnus ? Le roman de ­Delphine de Vigan nous raconte une chose simple : le ­différentiel entre l'empire invisible de ce que l'on est et ce qu'une société nous reconnaît. J'aime les écrivains qui ne se laissent pas happer par un happy end réconfortant, qui assument l'art d'une vie revêche ne faisant aucun cadeau, qui osent les aspérités, la difficulté d'aimer, de travailler, qui nous apprennent que vivre est un labeur de longue haleine, une foi, un pari entre l'inutile et le futile. «Les heures souterraines» est ce roman contemporain qui nous raconte le ciel, comme notre fébrilité à attendre tout de la terre.


  • La revue de presse Karine Papillaud - Le Point du 24 septembre 2009

Dans «Les heures souterraines», on peut se contenter de suivre le chemin d'un homme et d'une femme, suspendu à la possibilité de leur rencontre ; on peut y voir un roman psychologique et lire en miroir les effets du rejet professionnel et de l'abandon amoureux ; on peut aussi le considérer sous l'angle de la négation de l'individu et de la déshumanisation de la société moderne. Imposer son existence, être au monde enfin, voilà peut-être la question qui trame les romans de Delphine de Vigan, d'un livre à l'autre, tel que dans «No et moi», son précédent roman paru en 2007, un grand succès de librairie.


  • La revue de presse Robert Solé - Le Monde du 18 septembre 2009

Les chemins de ces deux blessés de la vie se croiseront-ils ? Delphine de Vigan passe de l'un à l'autre, dans un texte d'une grande justesse, où le trait n'est jamais forcé. Les Heures souterraines sont de la même veine que No et moi (JC Lattès, 2007), son précédent roman, qui avait obtenu le Prix des libraires : une manière légère de dire la profondeur de la détresse...
Dans ce Paris de haute solitude, en perpétuel mouvement, deux êtres en détresse, hantés par le même rêve, doivent-ils forcément tomber dans les bras l'un de l'autre ?


  • La revue de presseFrançois Busnel - L'Express du 17 septembre 2009

Elle s'est imposée, en trois romans et un recueil de nouvelles, comme l'une de nos meilleures plumes. Delphine de Vigan est un écrivain des ombres. Ses personnages voudraient aimer, n'y parviennent pas, renoncent trop facilement, se cognent contre les murs, se relèvent, avancent. Son écriture, blanche, dit la violence du quotidien, la glu du temps...
Delphine de Vigan raconte, à travers les destins de Mathilde et de Thibault, les points de départ, les failles, ces moments où tout chavire. Elle le fait admirablement, sans jamais tomber dans le pathos. Ce roman sensible et dérangeant est un peu triste. Triste, donc superbe.


  • La revue de presse Jean Contrucci - Le Nouvel Observateur du 3 septembre 2009

Comme dans «No et moi», Delphine de Vigan excelle à décrire, avec talent et sans pathos, la détresse humaine...
Dans «les Heures souterraines», on retrouve les qualités de «No et moi». Même tenue, même justesse de ton, même émotion exempte de pathos, même refus de l'excès dans la peinture de la détresse humaine, au profit d'une observation quasi entomologique des êtres, même analyse fraternelle de leurs états d'âme...
Elle peint à pleine pâte un monde sans pitié où la violence est d'autant plus vive qu'elle demeure invisible. Le combat semble perdu d'avance mais, pour la grandeur de l'individu, il est essentiel qu'il soit engagé. C'est le fonds de ce roman ardent.


  • Le courrier des auteurs : 20/07/2010

En quelques jours la vitrine a été recouverte de lettres et de messages, dessins d'enfants, mots griffonnés et affiches peintes à la main, hommages colorés et remerciements, un long patchwork de papier livré aux regards et soumis au vent. Libralire venait de fermer, un 31 mars, je m'en souviens. Une semaine plus tôt, la rumeur s'était propagée rue Saint-Maur, rue Jean-Pierre Timbaud, et puis au-delà. On se croisait, on se disait «Blandine arrête», «elle ferme» ou bien : «c'est fini». Blandine Vecten était gravement malade, elle avait tenu aussi longtemps que possible, chancelante et courageuse, elle était arrivée au bout.
Au sous-sol de la librairie où elle se réfugiait depuis plusieurs mois, je suis allée la voir, quelques jours avant le dernier jour, j'ai dit merci : merci pour les enfants qu'elle avait accueillis par classes entières pour leur raconter des histoires, merci pour les livres qu'ils pouvaient toucher, froisser et remettre à la mauvaise place, merci pour ce quartier qu'elle avait fait vivre avant même que le premier pionnier bobo en connaisse l'existence, merci pour les auteurs qu'elle m'avait donnés à lire, pour les soirées arrosées au vin de l'Anarchiste, merci pour son soutien de la toute première heure à mon travail d'écriture. J'avais un caillou dans la gorge et le reste ne pouvait pas se dire, ce sentiment d'injustice de la voir elle, si belle et imposante, devenue si fragile.
Blandine était une formidable libraire : passionnée, généreuse, excessive. Elle est morte l'été dernier (j'écris morte parce qu'elle appelait un chat un chat).
Libralire n'est pas devenu un bar, ni un restaurant, ni une boutique de vêtements. Libralire est restée Libralire, reprise par Béatrice, Fabrice et les autres, qui ont su en garder l'âme mais aussi s'en affranchir. Parfois, quand la lumière blanche filtre par la verrière, il me semble que cet endroit est habité. En tout cas aujourd'hui je suis sûre d'une chose : il est nécessaire.

Delphine de Vigan, juin 2009


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