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.. Sukkwan Island

Couverture du livre Sukkwan Island

Auteur : David Vann

Traducteur : Laura Derajinski

Date de saisie : 11/05/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Nature writing

Prix : 21.70 €

ISBN : 978-2-35178-030-5

GENCOD : 9782351780305

Sorti le : 05/01/2010

Ce livre plaira aux amateurs de suspens. Dès le début, l'atmosphère décrite par David Vann avec ces paysages écorchés et solitaires d'Alaska, font comprendre au lecteur qu'un drame va se nouer entre les deux personnages. Un père faible et dépressif en quête de rachat croit pouvoir se rapprocher de son fils en l'emmenant vivre plusieurs mois dans une cabane... Ce projet ne pouvait que mal se passer et les incidents s'accumuleront comme autant de présages funestes avant la catastrophe.


Un père décide de partir vivre un an coupé du monde en compagnie de son fils, jeune adolescent, avec lequel il souhaite renouer des liens. Mais les difficiles rapports humains, le travail harassant, l'hostilité de la nature, la folie progressive du père vont conduire cette relation vers une issue fatale.
On ne ressort pas indemne de la lecture de ce livre coup de poing !


  • Les présentations des éditeurs : 10/06/2010

Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal.
La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.
Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman qui nous entraîne au coeur des ténèbres de l'âme humaine, David Vann s'installe d'emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

Ce livre est l'un des premiers romans les plus marquants de mémoire récente.
Robert Olen Butler

David Vann est né en 1966 sur l'île Adak, en Alaska. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d'un catamaran avec lequel il s'apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire. Il vit aujourd'hui en Californie.



  • La revue de presse Dominique Fernandez - Le Nouvel Observateur du 14 octobre 2010

C'est beau comme du Stevenson ou du Kipling, avec une pointe de tragique à la russe...
Il y avait longtemps que je n'avais lu un livre aussi fort dans son dépouillement, aussi limpide dans son mystère, aussi étranger à toute mode, écrit avec une simplicité qui met à nu les âmes dans la blancheur polaire


  • La revue de presse Sylvie Granotier - Libération du 25 mars 2010

Son intrigue, apparemment simple - un père et un fils tentent de nouer une relation en jouant les Robinson sur une île d'Alaska -, démarre dans un climat de sourde angoisse qui ne prépare en rien à la brutale transgression d'un des tabous les plus forts de la littérature et de l'esprit humain. La fulgurante bascule du récit nous prend à la gorge et nous retient prisonniers parce qu'elle est tout sauf artificielle. Il s'agit bien de la chaîne commune qui relie génération après génération dans la mystérieuse continuité de l'espèce. Nous sommes tous concernés, étant tous des enfants, comme des enfants aussi, irrésistiblement attirés sur un terrain interdit, brûlant d'y attirer les autres pour partager notre incrédulité inquiète :
- T'as vu ça ?
Et ça marche. Je vous le garantis.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, mars 2010

Ce livre noir et obsédant est le premier roman d'un jeune auteur américain qui réussit à parler des relations familiales, de la fragilité des hommes menant droit au chaos et des illusions perdues. Déroutant, émouvant, Sukkwan Islandest aussi un livre sur la lâcheté et ses interminables conséquences : un thème où la littérature s'engage rarement.


  • La revue de presse Marine de Tilly - Le Point du 24 février 2010

Pas de hasard, non, mais bel et bien un premier roman incroyable de puissance et de maîtrise, à l'écriture éblouissante, au suspense terrible, mettant en scène le huis clos obsédant et toxique d'un père (Jim) et de son fils de 13 ans (Roy) dans une cabane perdue sur une île au large de l'Alaska, Sukkwan Island. Antihéros magnifique, mauvais père, mauvais mari, mauvais coucheur...
Que ce pauvre type au carrefour d'une vie ratée décide de jouer les Robinson sur une île glaciale est compréhensible, mais pourquoi imposer à son fils, dont il ne s'est jamais soucié, cette épreuve expiatoire aux limites de la survie ? Dès les premières pages, la tragédie se devine : mieux, on la respire, on l'espère. Elle sera implacable...
Comme Hemingway, qui voulait "écrire comme Cézanne peint", David Vann invente des phrases vraies, et, à ce petit jeu, encore, il côtoie l'excellence.


  • La revue de presse Jérôme Dupuis - L'Express du 20 janvier 2010

Sukkwan Island, de David Vann, raconte la virée d'un père et son fils qui quittent tout pour s'installer dans une cabane, perdue sur une île au large de l'Alaska. L'idée aurait de quoi réjouir n'importe quel garçon de 13 ans : partir vivre un an avec son père dans une cabane perdue, sur une île au large de l'Alaska. Plus d'école, plus de devoirs, une vie d'aventuriers comme deux trappeurs de Jack London. Le rêve...
Le final est suffocant. Non, à bien y réfléchir, aucun garçon de 13 ans ne devrait rêver de partir avec son père sur une île de l'Alaska...


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 21 janvier 2010

C'est un premier roman comme on en voit peu. Une histoire simple qui vous terrasse par sa force et sa violence. De quoi s'agit-il ? Un père et un fils qui se connaissent assez mal mais que sait-on de nos pères ? décident de partir ensemble, un an, sur une île sauvage du sud-est de l'Alaska...
Très vite, pourtant, ce qui pouvait ressembler à une belle aventure se transforme en quelque chose d'inquiétant. Leur organisation se révèle défaillante, voire périlleuse. Les premiers jours, alors que l'homme et le garçon sont sortis, un ours vandalise la cabane, détruit couchages et provisions. Un rêve s'écroule. La peur s'installe.


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 13 janvier 2009

L'apocalypse. Non pas la fin du monde. Mais l'apocalypse façon sournoise, insidieuse, qui se niche dans le crâne d'un homme, le broie, le ronge, jusqu'à le révéler au grand jour, égocentrique, lâche, jusqu'à lui faire perdre la plus minuscule miette de raison. Cette apocalypse-là s'intitule Sukkwan Island, nom d'un îlot perdu au large de l'Alaska. Ce roman-là n'est pas une descente en enfer. C'est l'enfer....
Un enfer tout à la fois insoutenable et captivant qui oblige à repenser la vie, à s'interroger sur les liens qui unissent - désunissent - un père et son fils....
Sukkwan Island, d'une noirceur maléfique, porte le trouble à l'incandescence. Magnifique.


  • La revue de presse Geneviève Welcomme - La Croix du 6 janvier 2010

C'est un livre qu'il vaut mieux commencer face à quelques heures de liberté, car son emprise rapide ne vous laissera aucune échappatoire. Un livre terrible, d'une force radioactive, un accélérateur du rythme cardiaque...
David Vann explore l'intimité père-fils avec la précision douloureuse d'un trépan. Du fils - qui a tôt compris qu'il endosserait le rôle du père, c'est-à-dire celui de l'adulte responsable - on perçoit l'immense solitude, le désespoir croissant de voir s'éloigner celui qui ne sera jamais ni son guide ni son soutien. Du père - absorbé par les remous d'une vie conduite dans l'égoïsme et l'immaturité -, on suit le désarroi moral, l'inexorable dépression. Les espaces grandioses, décrits avec l'amour que nombre d'écrivains américains ont pour leurs paysages naturels, sont paradoxalement le théâtre d'un funeste huis clos (l'auteur a d'ailleurs fait le choix d'une île). Ils tiennent leur place cependant comme si leur grandeur épuisante rappelait à l'homme sa vocation à toujours se dépasser. Ce roman tragique mené comme un récit d'aventures au suspense grave est aussi une formidable confession d'amour... qui viendrait trop tard.


  • Les courts extraits de livres : 10/06/2010

Au cours des deux jours suivants, sous la pluie, ils taillèrent des perches pour le premier toit et pour un deuxième, plus petit. Ils les scièrent à bonne longueur et les ébranchèrent à la hachette. Roy observait le visage grave et mal rasé de son père tandis qu'il s'affairait, la pluie froide gout tant du bout de son nez. Il semblait en cet instant aussi solide qu'une statue de pierre, ses pensées tout aussi immuables, et Roy ne pouvait rapprocher ce père de l'autre, qui pleurait et se désespérait et ne dégageait rien de rassurant. Roy avait de la mémoire, et pourtant il lui semblait que le père qui l'accompagnait à un moment précis de la journée était l'unique père qu'il pût avoir, et c'était comme si chacun de ces modèles successifs effaçait systématiquement les autres.


  • Le courrier des auteurs : 10/06/2010

1) Qui êtes-vous ?
Je suis la traductrice du roman Sukkwan Island de David Vann, jeune auteur américain originaire d'Alaska - un écrivain au style ciselé et bouleversant qu'il faut absolument découvrir !

2) Quelles sont, selon vous, les qualités demandées à un traducteur ou une traductrice ?
L'humilité avant tout !
Je pense qu'il faut aussi faire preuve d'une grande curiosité, chercher à mettre en doute ses certitudes et ne jamais se reposer sur ses acquis. Je pars du principe simple qu'il faut apprendre en permanence.
Et dans le top 3 des qualités, il y a bien sûr la rigueur et la patience.

3) Quel est le thème central du livre que vous venez de traduire ?
En premier lieu, il y a la relation père-fils, les tourments des liens filiaux, l'incompréhension et le silence.
Mais ce qui éclate au fil des pages avec une violence extrême, c'est un amour destructeur dont la folie semble la seule issue.
Dans les paysages grandioses de l'Alaska, la nature se fait miroir de l'amour, magnifique, à portée de main, mais fatale, indomptable et impénétrable.

Malgré tout, et de façon paradoxale, ce texte est un magnifique hymne à la vie.

4) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Alors que Roy et son père sont partis explorer leur île d'Alaska, le brouillard se lève au sommet de la montagne qu'ils arpentent. L'adolescent fatigue et lutte pour garder la cadence de son père : "Il savait que s'il le perdait de vue l'espace d'une minute, son père de l'entendrait pas crier, qu'il s'égarerait et ne retrouverait jamais le chemin de la cabane. Observant l'ombre noire qui bougeait devant lui, il prit conscience que c'était précisément l'impression qu'il avait depuis trop longtemps ; que son père était une forme immatérielle et que s'il détournait le regard un instant, s'il l'oubliait ou ne marchait pas à sa vitesse, s'il n'avait pas la volonté de l'avoir là, à ses côtés, alors son père disparaîtrait, comme si sa présence ne tenait qu'à la seule volonté de Roy."

Sans oublier ce passage qui bouleverse par sa puissance et sa portée métaphorique : le père, affaibli mais en quête de nourriture sur la plage, "retournait les pierres et, sans mal, comme il l'avait espéré, dénichait çà et là des colonies de bébés crabes trop petits pour lui échapper. Il les ramassait par poignées et, ne voyant pas comment les nettoyer de sa manière habituelle, les croquait en entier et les avalait, carapace, boyaux et tout le reste."

5) Si ce livre était une musique, laquelle serait-elle selon vous ?
Le ressac, le bruit des vagues. Un son profond, immuable, à la fois rassurant et obnubilant.


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