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A propos de la bibliothèque : BIBLIOTHÈQUE JEAN BALESDENS


Ses coordonnées

Adresse:
3, rue de l'Eglise
80260 NAOURS
France

Site Internet : http://biblinor.canalblog.com/



Les coups de cœur de ses bibliothécaires

Elles sont drôles ces deux soeurs. Regardez la couverture et vous devinerez tout de suite le ton de cette bande dessinée. Elles sont comme mes filles ces deux-là ! Elles s'adorent et elles se disputent comme deux furies. Elles ont des visages très expressifs. La petite veut lire le journal de la grande... La grande veut des cheveux comme la petite... La petite veut prendre modèle sur la grande... La grande ne supporte plus la petite...la petite dort avec la grande...la grande console la petite. Deux portraits plein d'humour. Bref c'est comme à la maison... et c'est succulent ! Et puis ce que j'apprécie, c'est que même si les parents n'apparaissent que rarement - on voit leurs pieds ou leur ombre - on devine tout de même leur autorité. Il y a des règles à suivre, ils sont là pour le rappeler.

Vous avez plusieurs filles ? Mettez-leur cette BD entre les mains ! Vite ! Cachez-vous derrière leur porte et écoutez. Elles vont rire aux éclats...Ah ! Et n'oubliez pas de leur chiper après ! !


Sur la quatrième de couverture est écrit "un roman d'une profonde humanité empreint de violence et d'animalité". Oui c'est vrai. Violent, dur et parfois bestial. Mais ces passages sont nécessaires. Je le sentais bien à la lecture même si c'était parfois pénible. Certains personnages s'oublient en tant qu'êtres humains. La vie les a tellement broyés moralement qu'ils se jettent à corps perdu dans des comportements inouïs de violence contre eux-mêmes. Les deux personnages principaux, Léonard et Sammy sont des enfants sans parents par abandon ou par nécessité. Une nécessité qui a fait des ravages à la Réunion. On a fait croire à beaucoup de parents que leurs enfants seraient mieux en France. Sammy faisait partie de ceux-là. Ca l'a brisé pour la vie. Alors parfois pour supporter il raconte, il rêve, il s'envole...Léonard croisera sa vie quelques mois. Lui est blanc. A deux ils survivront mieux auprès de cette famille si dure. Mais tout cela laissera des traces. Et quelques années plus tard, Léonard voudra revoir celui dont il se sent si proche. Il se battra pour retourner à la vie. Voir en elle un espoir. Affronter le passé pour mieux vivre le présent. Construire. Ce livre est fort, difficile. Les émotions, les sensations, les sentiments, les pensées sont ici extrêmement bien dépeints. Il m'a retournée parfois mais il m'a aussi beaucoup émue. Il ne laisse vraiment pas indifférent...


  • Isabelle Ignaczak : Grand et Petit - Henri Meunier - Atelier du poisson soluble, Le Puy-en-Velay, France - 14/07/2012

Oh que je l'aime beaucoup ce livre. Il a une atmosphère particulière. Impression de lire un vieux cahier d'écolier ou un vieux livre qui a jauni. Des teintes sépias. Des détails dans les illustrations qui ouvrent notre imagination. Et puis l'histoire est singulière mais à la fois toute simple, toute belle, toute empreinte d'amour, de poésie et de sérénité. Ils sont différents mais proches. Ils changeront, évolueront, mais seront toujours attentifs à l'autre. La fin se pose simplement, délicatement et nous porte un peu plus loin.

Cet album est très beau.


  • Isabelle Ignaczak : La rêveuse d'Ostende - Eric-Emmanuel Schmitt - Albin Michel, Paris, France - 14/07/2012

J'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles.
Dans la première on oscille entre rêve et réalité. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Dans la deuxième on se rend compte qu'une imagination débordante peut complètement fausser la réalité et amener quelqu'un à commettre le pire et ce par erreur !
La troisième nous montre que bien souvent on se voit à travers le regard des autres. Un mot gentil et charmeur et les inhibitions sautent. Une critique et l'on se referme sur soi.
La quatrième nous brosse le portrait d'un homme acerbe qui a des idées préconçues. Pourtant un jour il se laissera tenter par une chose qu'il refusait de faire avant : lire un roman !
Enfin dans la cinquième nouvelle, plusieurs personnes brodent une histoire autour de cette femme qui attend tous les jours sur le quai d'une gare.
Eric-Emmanuel Schmitt, dans un style simple et précis a su exprimer les émotions, la vision des choses de ses personnages, leurs impressions bonnes ou mauvaises. Il les exprime tellement bien que parfois on s'identifie à ces personnes. On se dit "mais oui ! je réagirais comme ça moi aussi".
J'ai vraiment passé un très bon moment en lisant ce livre.


  • Isabelle Ignaczak : Fleur de neige - Régine Joséphine - Gecko jeunesse, Rouen, France - 14/07/2012

Fleur de Neige. Le titre est déjà très beau. Et la couverture... ce bleu. J'aime tant le bleu qu'elle ne pouvait que m'attirer. Et puis l'auteure. Régine Joséphine. Une belle écriture. Je sentais bien que j'allais l'aimer cet album. Beaucoup l'aimer. Et c'est ce qui est arrivé. Il est magnifique. Le texte et les images sont emplis de douceur, de délicatesse et de poésie. Je l'ai lu aux enfants de la lecture. C'est un livre qu'on a presque envie de chuchoter. L'histoire est très belle. Alors il faut la raconter de façon sensible et délicate. Les enfants ont beaucoup aimé aussi. Ils me l'ont dit. Ils aiment les jolis contes un peu magiques. Ils ont aimé ce peuple fantastique qui transforme les flocons en magnifiques étoiles, cet enfant qui a les mains trop tièdes.

Il ne faut jamais rejeter quelqu'un parce qu'il est différent. Sa différence justement peut être source d'autre chose. Elle peut faire naître quelque chose d'encore plus beau.

Qu'il est bon de se laisser envelopper par une belle histoire aussi joliment illustrée...


Cela m'arrive souvent... être surprise par le contenu d'un livre. M'attendre à autre chose. Celui-là ne déroge pas à la règle. Il m'a surprise très agréablement et chaleureusement. Je l'ai acheté pour la bibli et bien sûr j'ai regardé la première page et cette dernière a suffit à me donner envie de lire vite vite vite la suite. Un auteur et un vigneron qui vont échanger leur savoir. La première phrase m'a eue...

Si je comprends bien, pour faire un bouquin, tu veux venir bosser bénévolement dans mes vignes... c'est ça ?

La troisième aussi...

En échange, tu découvriras la bande-dessinée. Je t'amènerai des livres. On ira voir des auteurs... Et des vignerons.

L'ambiance donnée par les dessins (il y a dans certaines pages, dans les paysages, une très belle luminosité)... M'en fallait pas plus...

Et j'ai eu raison. Cette lecture a été un régal. Je me suis baladée au pays de travail bien fait, de la sensibilité et du goût. J'ai suivi une amitié avec ce que cela a de plus beau. Le partage, le don, le lien, le respect. Il y a eu aussi de bons repas, de bons verres, de bonnes lectures. L'un disait cépages et l'autre ses pages !

Ce livre donne envie de lire plein de BDs et de déguster du bon vin. Enfin d'apprendre. Et déguster hein pas boire...

Juste quelques mots encore. Avec Les ignorants vous allez ressentir de belles émotions. Vous allez prendre le temps de regarder. D'apprécier. De lire. Alors...


  • Isabelle Ignaczak : Le temps des miracles - Anne-Laure Bondoux - Bayard, Montrouge, France - 14/07/2012

Ce roman est bouleversant. Bouleversant de beauté, d'amour, de courage et surtout d'espoir. L'histoire de cet enfant, Blaise Fortune, est incroyable. Ils partent du Caucase avec celle qui veille sur lui, Gloria Bohème et ils vont traverser le pays pour ensuite aller en France. Paris, le Mont-Saint-Michel... Gloria lui raconte son histoire tous les soirs. Lui insuffle le courage de continuer. Lui apprend à ne jamais baisser les bras. Lui donne l'espoir. Lui donne comme un cadeau de la vie...

Tatata Monsieur Blaise...

Et Monsieur Blaise tiendra. Grandira. Par la taille, par le courage et la bravoure. Il travaillera. Il crèvera de faim. Il se cachera. Il croisera des personnes qu'il aimera. Il les quittera pour continuer sa route. Il sera triste mais il tiendra... grâce à l'espoir. Grâce à Gloria. Grâce à ce...

Tatata Monsieur Blaise...

Ce livre est magnifique. Ne passez pas à côté. Ce serait dommage.

"Personne ne peut parvenir à vivre sans la chaleur humaine".


La grand-mère de Jade c'est un doux moment plein de tendresse et d'amour. C'est un livre sur les relations entre une grand-mère et sa petite fille qui la prendra chez elle pour lui éviter la maison de retraite. En vivant ensemble, elles vont se découvrir, s'enrichir l'une et l'autre. Jade sera bousculée et étonnée par cette grand-mère.

Ce livre est aussi un livre sur les relations entre une mère et ses filles beaucoup plus distantes. Elles ne connaissaient pas leur mère. La connaîtront-elles un jour ?

Enfin à travers ces pages, c'est surtout une belle histoire entre une femme simple de la campagne et la littérature que vous allez vivre. Une histoire secrète qui a duré de longues années. Alors cela va donner des passages sur la lecture magnifiques, touchants et émouvants. Un régal !

Ce roman, vous y entrez avec bonheur et vous en ressortez sereine mais également...surprise. Oui la fin est surprenante. Elle fait réfléchir aussi. Ne pas passer à côté des choses essentielles pour ne pas avoir de regrets. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi je dis cela. Vous comprendrez aussi pourquoi parfois à la lecture de ce récit, on pourrait se dire que c'est trop beau et trop facile... mais... non.

Mais chut... ne pas trop en dire. Dégustez ce livre. Il parle des livres, des femmes, de la vieillesse, de l'amour, de la vie... que des sujets passionnants non ?


Ce livre est arrivé dans mes mains de façon inattendue. Je ne l'ai pas choisi, il s'est imposé. Et c'est une belle surprise. J'ai lu la quatrième, qui m'a intriguée. Original ce livre. Il doit être original. Voilà ce que je me suis dit. Je l'ai ouvert et j'y ai trouvé des textes courts dans lesquels j'ai pioché. Et là, révélation. Une très belle écriture. Des textes surprenants. Étranges. Pleins de poésie et à la fois philosophiques. Un peu fantasques. Un texte peut vous faire sourire. Un autre vous intriguer. Un autre encore vous interpeller. En tout cas tous font réfléchir. Quel régal ! Vous vous retrouvez dans un pays imaginaire, Baldéa. Avec des personnages imaginaires et c'est...oui un régal ! J'ai aimé le texte s'appelant Les larmes. Celui où l'on parle du fait d'offrir des fleurs. Et puis il y a les nuages, les chats qui volent...Je les ai aimés tous en fait. Beaucoup. Dans leur différence. Dans leur réflexion. Dans leur sourire. Vous raconter plus est difficile. Il est singulier ce livre. Alors...découvrez-le !


  • Isabelle Ignaczak : La route - Cormac McCarthy - Ed. de l'Olivier, Paris, France - 14/07/2012

Voici un livre que j'ai lu parce qu'un ami m'a dit que je ne pouvais pas passer à côté, et ensuite parce que les critiques que j'ai lues à son sujet étaient élogieuses et présentaient ce roman comme hors du commun.

Hors du commun il l'est vraiment. Ils sont seuls, le père et le fils. L'apocalypse a eu lieu et autour d'eux des cendres, rendant le paysage gris. Parfois des villes, des maisons pillées. Ils cherchent de la nourriture ; parfois, par chance, ils en trouvent. Ils se cachent, se terrent parce que les gens qui ont survécu ne sont pas tous gentils. Ceux-là ont sombré dans la barbarie pour survivre. Ils souffrent du froid. Ils traversent des lieux où ils voient toutes ces choses qui sont bien inutiles maintenant. Ils survivent en sachant que de toute façon la mort les rattrapera. Et pourtant, il y a beaucoup d'amour entre ces pages sombres. L'amour que cet homme et ce petit se portent. Un amour qui les aidera à tenir malgré la peur et l'angoisse. Un amour qui fera qu'eux ne sombreront jamais dans l'horreur. Se fixant des limites à ne pas dépasser. Et ils se parlent. Peu mais ils se parlent. Le père le veut, lui dit. Il faut que tu me parles. Pour faire sortir les sentiments. L'angoisse. Mais il y a aussi l'espoir. Le petit se dit que peut-être ailleurs il y a d'autres gentils comme eux. D'autres enfants. Quelque chose les porte, les emmène chaque jour un peu plus loin. Ne pas s'arrêter. Continuer à marcher sur la route.

"Il faut que tu portes le feu.
Je ne sais pas comment faire.
Si, tu sais.
Il existe pour de vrai le feu ?
Oui, pour de vrai.
Où est-il ?
Je ne sais pas où il est.
Si tu le sais. Il est au fond de toi. Il y a toujours été. Je le vois."

Oui ce livre est hors du commun, inhabituel. Pas du tout mon genre de lecture en temps normal. Mais pourtant je ne regrette pas de l'avoir lu. Il est porteur d'un message. Je ne saurais pas vous dire lequel ! Oui je sais, c'est surprenant. Un livre à découvrir assurément.


J'ai un gros coup de coeur pour ce livre. Pourtant son thème n'est pas facile : la mort. Quoi de plus triste et inquiétant ! Mais cela est abordé de façon tellement surprenante et douce que je suis subjuguée. La mort que l'on craint tous va nous paraître avec cet album comme quelqu'un qui peut être une amie. Ce n'est pas parce qu'elle existe qu'il faut la craindre. Ce n'est pas parce qu'elle est une fin en soi qu'il faut y penser tous les jours. Elle est là, il faut l'accepter. Alors autant le faire avec sérénité.

Ah ! c'est dur à expliquer. Lisez-le vous comprendrez. Ce livre est destiné aux enfants mais je le conseille aussi et peut-être même surtout aux adultes. Il pourra apaiser certaines craintes.


Quand j'ai vu cet album dans ma librairie préférée, je savais qu'il allait me toucher profondément. Son titre était parlant. Et puis l'auteur, Roxane Marie Galliez a une écriture à laquelle je suis très sensible. A cela sont venues s'ajouter les illustrations de Sandrine Lhomme qui ont fini de me convaincre de la beauté de ce livre. Oui il est beau, émouvant, il dit l'essentiel avec simplicité. Oui, il est tellement bien que je vais aujourd'hui en parler et le montrer à une personne qui je suis sûre l'appréciera dans le cadre de son travail. Cette personne est psychothérapeute et il est pour moi évident de lui faire découvrir cet album. C'est un sujet sensible pour moi, le corps, ce que l'on fait de lui, l'image qu'il renvoie et ce livre est parfait pour aider les autres à comprendre que parfois le corps est le reflet d'une souffrance.

J'aime beaucoup Le poids d'un chagrin. Beaucoup ! Il faut le absolument le lire !


Avec ce livre, on entre tout de suite dans le vif du sujet. Le narrateur, un ado qui envoie son manuscrit à une maison d'édition, va nous expliquer pourquoi avant, il détestait lire et pourquoi maintenant, il adore. Il ajoute même que l'amour de la lecture lui a donné aussi l'envie d'écrire. Donc voilà pourquoi il nous raconte son histoire.

Le soir où ses parents lui apprennent qu'ils vont divorcer, Etienne, le narrateur ne se sent pas bien du tout. Alors pour oublier son chagrin il va se mettre à lire, un livre qui traînait sur le bureau. Des nouvelles de Salinger.

Tout en racontant son histoire, il fait des commentaires sur sa façon d'écrire. Le choix de la première phrase, du premier dialogue, des prénoms, le et puis la fin.

Alors il va découvrir la lecture. Il va sauter d'un livre à un autre. Ses choix seront éclectiques : Salinger donc, il a aimé les nouvelles qu'il a lues en une seule fois alors il lira L'attrappe-coeur, Le Da Vinci Code, Orgueils et préjugés de Jane Austen, Shakespeare, Cooper, Beigbeder...Il analysera les styles, les genres, les auteurs, bref il nous raconte ses premières découvertes littéraires "libres". Personne ne l'oblige à lire, il choisit tout seul !

Mais ce ne seront pas ses seules premières découvertes ! Il y a aussi les émois du premier amour et de la première fois où...oh vous avez compris je pense !

Un très chouette livre à faire lire aux ados. L'écriture est simple, drôle...cool quoi !

"Je songe parfois aux critiques littéraires, qui lisent pour avoir lu. Comme sur la liste de l'école en début d'année, lorsqu'ils ont lu un livre, ils en ont un de moins à lire. Ils ne lisent pas pour oublier ce qu'ils ont lu, ce qui est le meilleur moyen de se souvenir de ce qui vous a touché, mais pour décider de ce qu'ils vont en dire. Avec ou sans crayon dans la main, ils élaborent leur commentaire. L'ennui doit sembler normal : lire est leur métier. Mais surtout, à tant lire, à tant chercher à débusquer l'insolite, le singulier, l'exceptionnel, comment trouvent-ils les mots pour transmettre l'envie de lire à des lecteurs qui n'ont ni la même exigence, ni la même ambition, ni la même unité de mesure ?"


  • Isabelle Ignaczak : Le parapluie vert - Dong-Jae Yun - Didier Jeunesse, Paris, France - 14/07/2012

Il pleut et Yéong qui va à l'école est protégée par son parapluie vert. Ce parapluie, elle ira le donner à un mendiant dont tout le monde se moque. Il est assis par terre, contre un mur, sous la pluie, immobile. Après l'école Yéong reviendra le voir. Il n'est plus là. Il a laissé le parapluie appuyé contre le mur.

Cet album est comme une parenthèse. L'histoire est toute simple... mais en est-ce vraiment une ? Ce serait plutôt un moment de vie. La générosité de cette petite fille est touchante.

Les illustrations sont très belles, tout en douceur, avec ce parapluie comme tache de couleur.

Oui, comme une jolie parenthèse...


  • Isabelle Ignaczak : La consolante - Anna Gavalda - Dilettante, Paris, France - 14/07/2012

Lorsque j'ai commencé les premières lignes de ce livre, j'ai été déconcertée. Son écriture est surprenante. Bien différente de celle d'Ensemble c'est tout. Il m'a fallu deux ou trois pages pour m'adapter mais ensuite, c'était parti. J'irai même jusqu'à dire qu'il me plaisait. On passe d'un texte qui se lit comme une succession de notes à une écriture plus romancée, plus sensible. Charles, le narrateur, énumère ses souvenirs et parfois se laisse gagner par les émotions. Enumérer comme pour se protéger de ces sentiments qui sont là et qui ne demandent qu'à s'exprimer. Froideur du texte comme pour se préserver de la douleur. D'ailleurs plus on avance plus le haché laisse la place à une écriture fluide et émue. Et plus ces petites notes ne sont là que pour nous indiquer des gestes entre de longues discussions ou pensées.

Anouk m'a bouleversée. Elle en a consolé du monde...

Quant à Charles je l'ai trouvé troublant, aussi bien dans sa gaieté que sa tristesse.

Et enfin Kate, un vrai bonheur à elle toute seule, cette personne pourtant elle aussi un peu abîmée par la vie.

Oh oui ils m'ont beaucoup plu tous ces personnages. Ils sont attachants, beaux dans leur caractère, leur amour, leur douleur, leur joie et leur peine.

Et puis quand Charles passe ce pont menant à la maison de Kate, un peu bohème, faite de bric et de broc, avec ses pots en terre partout, des enfants qui courent, ses animaux et son odeur de feu de bois et de gâteaux au chocolat, et bien le charme opère. L'esprit des lieux. Parfois on peut dire de certains passages qu'ils sont un peu trop romancés et idylliques, oui on peut, mais ce n'est pas grave, je prends, je saute à pieds joints dedans parce que ça fait du bien et que c'est du bonheur en pages !

L'amour est omniprésent dans cette histoire.

Enfin deux ou trois petites choses sont délicieuses. Je me suis demandée si Anna Gavalda n'était pas venue dans mon village pour observer la vie des gens. Et puis il y a ces petites piques ironiques à l'encontre de ce que moi aussi je déteste alors... régal ! Certains membres de la famille valent le détour et la description d'une certaine maison est très drôle ! Des petits plus que j'ai bien aimés.

Madame Gavalda, votre écriture est pleine de charme et j'ai beaucoup aimé votre livre ! Beaucoup ! J'en aurais bien repris quelques pages. Juste par gourmandise.


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